Le Blogue des thés | Camellia Sinensis

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Les thés japonais 2011 enfin dans nos pots!

6 juillet 2011

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Quelques exemples des analyses de radiation fournies par nos producteurs.

Au cours des dernières années nous avons toujours eu les nouvelles récoltes en boutique au début du mois de juin. Cette année, les belles feuilles fraiches se sont fait attendre! D’abord,  le Japon a eu un printemps plus froid que les années précédentes, ce qui a retardé de plus de 15 jours la plupart des récoltes.

Également, suite aux terribles évènements survenus au  Japon en mars dernier, nous avons établi un protocole pour les récoltes 2011 afin de nous assurer que les thés ne soient pas affectés par les radiations. En voici les grandes lignes :

* Obtention de certificats d’analyse de terrain provenant de nos producteurs de thé;
* Obtention de certificats d’analyse des feuilles fraiches et/ou des infusions;
* Analyse par une firme indépendante québécoise de nos importations du Japon une fois parvenues à notre entrepôt.

Les résultats de cette démarche? Nous avons reçus plus d’une dizaine de certificats d’analyse de radiations de la part de nos producteurs de thé. Aucun de ceux-ci ne démontrait des taux de radiations supérieurs aux normes acceptables au Canada (1000 bq/kg). En fait, les taux sont extrêmement bas, se situant d’indétectables  (la majorité) à 136 bq/kg. Il n’y a donc pas d’inquiétude à boire les thés japonais que nous avons importés pour notre sélection 2011.

Les thés japonais ont également été analysés par un spécialiste en radioactivité, avant d’être expédiés dans nos boutiques. Nous avons le plaisir de vous annoncer qu’une grande variété est maintenant disponible : Sencha Haruno, Sencha Ashikubo, Sencha Nagashima, Sencha Isagawa, Kamairicha, Sencha Fukamushi Aji, Sencha Tuyuhikari, Sencha Tsukigase, Genmaicha, Genmaicha (sencha-matcha), Guricha, et Gyokuro Hokuen. De quoi satisfaire quelques palais assoiffés!

Plusieurs autres variétés seront également disponibles dans les prochaines semaines. Soyez assurés que nous serons à l’affut de ce dossier tant et aussi longtemps que la situation ne sera pas revenue totalement à la normale au Japon.

Sur ce, bonne dégustation et je vous recommande mon dernier coup de cœur, le Sencha Tuyuhikari issu d’un nouveau cultivar (Tuyuhikari). Il s’agit d’un bel exemple d’un sencha de grande classe aux accents de verdure fraiche et aux notes florales persistantes.

Hugo Américi  / Responsable des importations de thé de Taiwan & du Japon.
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M. Deschamps, physicien en radioprotection, procédant à l’analyse d’un arrivage du Japon.

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Le projet de rencontre Himalaya-Japon : deuxième partie – Thé de printemps 2011 (Inde)

29 juin 2011

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Lire la première partie

Notre projet d’échange entre producteurs de thé japonais, népalais et indiens a été un grand succès, bien au delà de mes attentes.

Une fois établis à Fikkal, nous avons passé une partie de la nuit à visiter les installations de la grande usine de la coopérative Nepal Small Tea Farmers alors que les feuilles fraîches, récoltées la veille, flétrissaient dans les auges. Dès le petit matin, les feuilles sont passées par l’étape du roulage et ont subi ensuite le reste du processus de transformation. Depuis le début, les questions se succèdent et l’on entend les gribouillages incessants de nos visiteurs qui notent les moindres détails des opérations. Enthousiasme inspirant et contagieux!

La petite usine, située à seulement 15 minutes en voiture, a été construite dans le but d’expérimenter la production de thé vert. Il s’agit d’un petit bâtiment construit en 1999 et équipé avec des machines légères, de conception japonaise, développées pour produire des thés népalais de haute qualité pour le marché spécialisé. Voilà qui concorde tout à fait avec le type d’installation dont Monsieur Iwata a l’habitude; nous avons donc passé la plus grande partie de notre temps dans cette petite usine qui peut produire du thé vert, blanc, noir et wulong.

Les conditions climatiques et le type de théiers utilisé ici, des clones de souche Darjeeling, donnent un matériel végétal bien différent de celui utilisé au Japon avec les mêmes machines. Nous espérions donc améliorer le processus de transformation du thé vert grâce à la longue expérience générationnelle de Monsieur Iwata et les profondes connaissances scientifiques de Monsieur Takeda. En même temps, Monsieur Iwata tente de produire du thé noir au Japon depuis plus de 10 ans, il avait donc beaucoup de questions pour notre expert indien, JP, à savoir comment la transformation peut être améliorée. C’était impressionnant de voir combien chacun était humble devant leurs problématiques et combien ils se montraient généreux de partager le plus d’information possible en échange.

Pendant quelques jours, nous avons fait du thé noir le matin et du thé vert l’après midi. Tout le temps que nous avions entre les deux était consacré à la dégustation et à l’analyse des thés que nous avions faits et les échantillons que nous avions apportés avec nous. Il était question, entre autre, de l’ajustement et de l’entretien des machines ainsi que des technicités à propos de la plantation. Bien sûr, nous buvions aussi des litres de thés! Malgré que nous soyons intensément concentrés à la transformation du thé, l’atmosphère de travail restait serein et joyeux. Afin de casser le rythme, nous nous étions imposé la « règle des 15 minutes » : toutes les 2 ou 3 heures, nous devions parler d’autre chose que de thé. Cela a probablement grandement aidé à la qualité de l’atmosphère.

Monsieur Takeda, notre créateur de plante, avait apporté avec lui 15 théiers issus d’un clone qu’il a personnellement développé, appelé Okumidori. C’est le résultat d’une hybridation entre les cultivars Yabukita et Shizu Zai 16; il a été conçu pour résister au froid et aux conditions climatiques difficiles. Il a pensé que cette plante fonctionnerait bien ici et qu’elle donnerait éventuellement de bonnes feuilles pour le thé vert. Des théiers traditionnels japonais de type Yabukita avaient déjà été utilisés dans le cadre de ce projet, mais ils avaient tous péri. Les nouveaux théiers de Monsieur Takeda étaient donc les bienvenus! Nous en avons tous planté un et je suis déjà impatient de revenir voir leur progression lors de ma prochaine visite…

Laissant le Népal derrière nous, nous avons pris la route vers les plaines de Dooars, une région productrice de thé moins connu en Inde. Monsieur Takeda avait demandé une visite dans une usine CTC pour prendre quelques images pour les archives de la télévision japonaise. Nous avons donc organisé un rendez-vous à la plantation de Leech River… À suivre!
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Kevin,
votre envoyé spécial au Népal.

Traduction : François Alexis Roy
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Les grandes rencontres sont-elles des hasards ?…

16 juin 2011

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François et Jasmin, « heureux partenaires de Camellia Sinensis », Anne et moi tenons à vous remercier pour cette magnifique aventure que vous nous avez permis de vivre en Chine ce printemps… Quelle belle idée vous avez eu de créer cette opportunité en offrant ce lot à la grande guignolée de Radio-Canada. Visiter la Chine c’est une chose, mais avoir la chance d’être reçu à déjeuner, à dîner et à souper chez des producteurs de thé, d’avoir le temps d’établir des contacts humains et de partager des fous rires tout en trinquant les yeux dans les yeux avec des êtres aussi charmants que vos amis, c’est tout à fait unique et psychédélique, pour reprendre une des expressions favorites de Jasmin…

L’amour de votre métier et la passion qui vous habite sont tout à fait remarquables. Voyez-vous chers amis, c’est ça qui a été extraordinaire, jamais Anne et moi n’avons ressenti le moindrement que votre travail était pour vous un irritant empreint d’une quelconque lourdeur, tout se passait dans l’amour et dans l’humour… Vous nous l’aviez dit, la Chine est faite de contrastes. Vous nous aviez avertis, en Chine il faut se laisser glisser et surtout ne pas tenter de tout contrôler, autrement dit, en Chine comme les Chinois… Anne et moi serions portés d’ajouter, en Chine comme François et Jasmin les deux grands complices de chez Camellia Sinensis, grands explorateurs et dignes représentants d’une nouvelle génération d’hommes d’affaires québécois…

Ha! J’oubliais, il y eut aussi des paysages, des villes, des campagnes, des autobus, des taxis, des restaurants, des petits bars, une gigantesque discothèque, une soirée karaoké, des hôtels, du soleil, un peu de pluie, de la bière, du vin et surtout, surtout de magnifiques plantations de théiers…

Nous sommes revenus de ce voyage habités d’humanité, conquis par votre grande ouverture et bien sûr, fous de thé…

Merci pour votre très grande générosité,

André et Anne
Gagnants du lot pour un voyage en Chine accompagné des importateurs-dégustateurs de la Maison de thé Camellia Sinensis à la grande guignolée de Radio-Canada
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Temomicha: il faut avoir la main! – Thés de printemps 2011 (Japon)

2 juin 2011

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Notre première aventure japonaise 2011 commence avec l’apprentissage du temomicha, une technique de confection artisanale. Elle consiste à travailler, pétrir et rouler les feuilles de thés à la main. Moi et Hugo avons eu la chance et le privilège d’être invités chez Monsieur Miyano pour un cours intensif sur cette technique qu’il exerce depuis 12 ans. Il faut dire que cette tradition n’est pratiquée que par une minorité de producteurs qui tentent de la faire perdurer et qu’elle est peu connue des japonais eux-mêmes.

Arrivés chez monsieur Miyano, de brève salutations à la famille, une tasse de thé et hop! … nous avons déjà la main à la feuille. Cela se passe sur une table en bois, chauffée au gaz, sur laquelle on a déposé et huilé un papier. C’est sur cette table que nous roulons les feuilles à la main pendant plusieurs heures. Les feuilles que nous utilisons ont été cueillies au début de mai, passées à la vapeur environ 30 secondes et immédiatement congelées pour une utilisation future. Avec une gestuelle variée, le roulage commence en douceur et devient ensuite plus rigoureux pour finalement donner de fines aiguilles très longues. Ce roulage à la main sur table chauffante a pour effet de rendre manifeste les arômes et le goût umami propre à ce type de thé. La transformation se termine simplement par un petit séchage. Il faut être en forme car le processus se fait dans une chambre close où la chaleur de la table et les constants mouvements de roulage font augmenter la température corporelle assez rapidement! Tout ça à un rythme continu pendant 6 heures!

Les temomichas de compétition peuvent atteindre des prix exorbitants. Le thé du gagnant du concours de l’an dernier a atteint 12 000$ le kilo! Monsieur Miyano a bien voulu nous vendre son thé avant qu’il ne l’envoie à la compétition. Vous aurez donc la chance d’y goûter à un prix un peu plus accessible. Pour ce qui est de nos thés à moi et Hugo… et bien, on est pas mal satisfaits du résultat. Les aiguilles de thé n’atteignent pas les 8 centimètres de celles de M. Miyano, mais sont quand même très gouteuses. Mission accomplie!

Nicolas Fontaine,
Japon
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Découverte de nouveaux Liu Bao – Thés de printemps 2011 (Chine)

30 mai 2011

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Dernière partie de notre voyage : la province du Guangxi, où nous allons rencontrer un producteur de Liu Bao, ce fameux thé vieilli que nous avons déjà en petite quantité à notre carte. La découverte de cette fabrique a été un ravissement pour moi et François. Des produits d’une grande qualité plus impressionnant les uns que les autres, une fabrique centenaire dans un endroit des plus reculés, des galettes de thés vieillis à perte de vue… le paradis, quoi! Bien que la plupart de leurs galettes soient quand même jeunes puisque les vieilles galettes ont été vendues il y a déjà plusieurs années quand l’engouement pour les thés vieillis a grimpé en flèche, la qualité du thé que nous avons pu goûter était très prometteuse. En plus, le prix de ces galettes est très compétitif en comparaison à ce qu’on retrouve sur le marché des Pu Er aujourd’hui. À vous de découvrir ces thés qu’on nomme thé noir ici en Chine et qu’on dit avoir de grands bénéfices pour la digestion.

Josiane Monette
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Visite des jardins du Lu An Gua Pian – Thés de printemps 2011 (Chine)

24 mai 2011

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Le jour suivant, c’est au tour des jardins du Lu An Gua Pian de nous impressionner. Malgré qu’ils soient situés non loin de la région productrice du Huo Shan Huang Ya, les conditions climatiques ne semblent pas avoir affecté autant cette plantation. Les jardins, entourés de forêts de bambous, sont naturellement d’une grande beauté. Plusieurs cueilleuses étaient à l’oeuvre sous le grand soleil du printemps. Nous n’avons pas eu la chance de goûter au Lu An Gua Pian puisque M. Deng, le producteur, nous disait que le type de grade que nous recherchons n’était pas encore prêt. Il faut dire que les cueillettes ont été retardées d’environ dix jours à plusieurs endroits cette année. Nous avons tout de même pu voir une partie de la transformation qui se fait de façon assez artisanale, en utilisant une sorte de petit balai de bambou pour faire la dessiccation et le roulage en cuve. Pour vous montrer un exemple de la gentillesse du peuple chinois envers leurs visiteurs : après une journée complète à parcourir les jardins, le conducteur de M. Cheng est venu nous reconduire à Hefei, qui se trouve à environ 2 heures de route, pour que nous puissions prendre notre avion le lendemain matin sans problème, vers notre prochaine destination : Changsha.

Josiane Monette
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Une bonne année pour Taïwan! – Thés de printemps 2011 (Taïwan)

16 mai 2011

taiwan

Ni Hao,

Bonne nouvelle pour les amateurs de thé taiwanais: c’est une merveilleuse année. Une température un petit peu plus froide qu’à l’habitude a fait en sorte que le rythme de croissance des théiers fut légèrement ralenti, nous donnant ainsi des thés aux feuilles très aromatiques. Petit coup de cœur pour le thé du jardin de Monsieur Nen Yu à Shan Linhsi. C’est un tout nouveau jardin perché à 1600 mètres d’altitude avec une plantation toute jeune de 5 ans qui nous fournit notre Shan Linhsi cette année. De tous les jardins visités à Taiwan, c’est celui qui m’a le plus emballé, non seulement par la qualité de son thé, mais également par tout ce qui l’entoure: la gentillesse et l’accueil de Monsieur Nen Yu, le paysage à couper le souffle ainsi que l’air pur de ces jardins en haute altitude. Vous aurez la chance de goûter à ce petit bijou très bientôt.

Bonne dégustation,

Nicolas Fontaine

à Taipei, Taïwan
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Le fin et frais Lan Xiang – Thés de printemps 2011 (Chine)

12 mai 2011

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Cueilleuses dans le jardin du Lan Xiang

Après un trajet on ne peut plus rustique dans les montagnes d’environ 4 heures en autobus, nous arrivons à Jing Xian, une ville assez reculée de la province d’Anhui. Nous y avons rendez-vous avec Madame Li, notre traductrice, pour notre visite au pays du Lan Xiang. Thé d’une belle finesse et aux notes de légumes bouillis; encore une fois le Lan Xiang risque de plaire et de continuer à faire sa place pour une deuxième année consécutive à notre carte. L’année dernière, ce thé s’était démarqué par ses notes à la fois légèrement grillées et très fraîches. Cette année, les notes aromatiques dénotent encore une belle fraîcheur, mais le côté grillé est moins présent. Il reste à voir comment il évoluera au cours de l’année.

Sans avoir la certification biologique, la visite du jardin nous montre bien que les méthodes utilisées pour produire ce thé sont très naturelles. Aussi, le nombre d’acheteurs chinois présents tout au long de la journée nous suggère que le Lan Xiang est un thé connu et bien apprécié par les gens du pays.

Josiane Monette
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Le bateau pour le Tai Ping Hou Kui – Thés de printemps 2011 (Chine)

10 mai 2011

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Vendredi, dernière journée avec Anne et André, les gagnants du lot de la grande guignolée. Quoi de mieux qu’un petit tour en bateau pour une visite du Tai Ping Hou Kui? À notre grande surprise, ce qu’on croyait être des acheteurs de thé et des touristes embarquent par dizaines avec nous sur le bateau, ce qui déçoit un peu François qui est habitué d’être seul à se rendre dans ce coin de paradis. J’ai rarement vu autant de gens sur un même bateau! En arrivant au jardin du Tai Ping Hou Kui, on réalise, en parlant avec M. Ye – le producteur – que les gens sur le bateau sont tous des cueilleurs et des cueilleuses qui arrivent au village pour le début des récoltes au grand bonheur de François.

M. Ye est un homme de terrain, un paysan typé avec des mains qui nous le prouvent bien. La simplicité de ces hommes de passion est belle à voir. On goûte à un Tai Ping Hou Kui de premier grade tout juste transformé. J’ai pu voir le grand travail que ce thé exige. C’est une chose d’entendre François nous en parler, mais c’en est une autre de voir en personne le travail derrière ce beau grand thé. Les feuilles sont vraiment magnifiques. Belles, grandes et au goût délicat et délicieux. La finesse de ses arômes aux notes légèrement grillées fait de ce thé un excellent élixir du dimanche qu’on savoure avec attention et plaisir. Les prix sont chers, mais justifiés. François décide d’en acheter moins (5kg), mais de maintenir la qualité, parce que le Tai Ping Hou Kui est tout d’abord un thé artisanal destiné à offrir en cadeau et l’énorme travail que la transformation de ses hauts grades exige fait de lui un thé précieux aux qualités bien connues. Après une balade dans les jardins où la vue est stupéfiante, nous entamons le retour sur un bateau où nous sommes les seuls passagers. De retour à Tunxi, nous accompagnons Anne et André à l’aéroport et notre belle équipe se transforme en duo.

Josiane Monette

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Huang Shan, montagnes sacrées – Thés de printemps 2011 (Chine)

5 mai 2011

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Le temps manque pour vous envoyer des nouvelles, le travail coule à flot ici et les journées sont bien remplies. Plus que quelques jours avant que vous puissiez goûter aux thés verts chinois 2011; plusieurs de nos thés sont déjà en route et nous sommes fort contents de la qualité. Les prix sont parfois un peu plus élevés pour certains d’entre eux,  mais François travaille fort pour garder ces prix respectables considérant les baisses de production un peu partout dues au manque de pluie et au froid qui a persisté trop longtemps à plusieurs endroits. Je peux vous affirmer qu’on est vraiment chanceux d’avoir les thés qu’on a à si bas prix puisque même les Chinois n’ont souvent pas d’aussi bons prix dans leur propre pays. Heureusement, les producteurs voient notre partenariat comme un moyen de promouvoir leurs produits en Amérique et d’éventuellement les amener vers une renommée internationale.

Jasmin a continué son chemin avec James, son traducteur, pendant que nous nous sommes mis en route vers Tunxi, une belle petite ville dans les Huang Shan où le Huang Shan Mao Feng et M. Xie nous attendaient. Dégustation, visite de beaux jardins entourés des montagnes sacrées et visite de la fabrique. Un thé fidèle à son nom et à ses notes végétales délicates qui font de lui un des dix plus grands thés de Chine.

Le jour suivant, congé pour visiter le cœur des montagnes sacrées des Huang Shan, site très visité par les touristes chinois. On réussi quand même à savourer un moment de belle contemplation dans un endroit plus tranquille pour se préparer un bon Long Jing Shi Feng en zhong en haut du Lion Peak (sommet du Lion). Beaucoup d’escaliers à monter dans cette chaîne de montagnes, mais l’effort en valait grandement la peine.

Josiane Monette

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