Le Blogue des thés | Camellia Sinensis

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Producteur du mois : M. Zeng

6 février 2019

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Zeng, Xiao Long, producteur de thé Dancong, Guangdong, Chine

Chaque mois, l’équipe du Camellia Sinensis vous fait découvrir un de ses producteurs vedette en vous partageant leur histoire et leur rencontre.

Ce mois-ci, il s’agit de M. Zeng Xiao Long, producteur de thé Dancong dans le Guangdong, en Chine. Jasmin, importateur dans le Guangdong, a fait la rencontre de M. Zeng par l’entremise de M. Zheng, un ami scientifique et consultant en transformation de thé Dancong à Chaozhou. En 2017, pendant la visite de Jasmin à Chaozhou, M. Zheng l’a invité à venir le rencontrer dans la fabrique de thé de M. Zeng où il travaillait justement à titre de consultant. Sur place, Jasmin découvre avec surprise un terroir pratiquement sauvage, où l’on cultive des thés d’une qualité incontestable dans des jardins magnifiques. Nourris d’un intérêt commun pour le bon thé, Jasmin et M. Zeng se lient rapidement d’amitié. Depuis cette première rencontre, les wulong de M. Zeng sont en vente dans nos boutiques.

Quand et comment avez-vous fait vos débuts dans le monde du thé?
D’aussi loin que remonte ma mémoire, je me souviens avoir bu du thé. Même jeune enfant, le thé faisait partie de notre quotidien. Ce n’est toutefois qu’en 2011, deux ans après la vente de ma première usine, qu’un ami m’a proposé de me lancer dans la production de thés Dancong. J’ai accepté. L’idée de départ était d’investir dans l’industrie agricole en faisant l’acquisition d’une montagne et créer des jardins de thés cultivés sans pesticide aucun. À titre officiel, je suis responsable du marketing de l’entreprise.

Il faut savoir aussi que dans la région de Chaozhou-Shantou, on boit du thé style Gong Fu depuis des centaines d’années. Le peuple Chaoshan est le plus grand groupe de consommateurs de thé en Chine et il est coutume chez nous de boire le thé dès l’enfance. Tous ont appris à faire du thé durant leur adolescence. Chez nous, la passion et la compréhension du thé est presque une seconde nature.

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Parlez-nous un peu de vos jardins.
Le jardin de thé appartient à la compagnie dont je suis l’un des gestionnaires. En tant que tel, il s’étend sur une superficie de près de 5000 mu (333 hectares), mais en réalité, la portion plantation ne couvre qu’un millier de mu environ. Le reste est laissé à l’état de forêt sauvage pour créer une ceinture protectrice autour des jardins et les isoler du monde extérieur.

Combien de travailleurs employez-vous et quelles quantités de thés produisez-vous par année?
Trente travailleurs demeurent dans les plantations tout au long de l’année pour assurer la production et la gestion des jardins. Durant la période de cueillette, un grand nombre de travailleurs temporaires sont recrutés pour prêter main-forte. Généralement plus de cent personnes. La production 2018 était de plus de 10 000 kg.

Quels aspects de votre travail préférez-vous?
J’aime boire du thé et je n’aime pas travailler. (Rires) Vous qui venez jusqu’ici boire du thé est mon aspect préféré.

Qui sont les principaux acheteurs de vos thés? Clients locaux ou internationaux?
Actuellement, la vente de thé se déroule principalement en Chine continentale. Nous avons des distributeurs dans les principales grandes villes. Le marché international est centralisé à Hong Kong et couvre l’Asie du Sud-Est avec un seul client à l’étranger, vous.

Percevez-vous des changements depuis vos débuts dans l’industrie?
Je crois que l’industrie du thé accorde de plus en plus d’attention à la consommation d’expérience, en particulier la consommation de thé haut de gamme. Auparavant, on achetait le thé sur place ou par un intermédiaire et on le buvait à la maison. C’est tout. Maintenant, les clients viennent jusqu’ici boire le thé, voir le jardin et visiter la montagne. Les jardins, les studios et les salons de thé qui interagissent avec les consommateurs vont probablement devenir les principaux canaux de vente du thé haut de gamme dans l’avenir.

Quel est votre thé préféré?
Bien que je boive parfois du thé PuEr, mon préféré reste le Yuan Wei Dancong.

Entrepreneuriat : le parcours de notre fondateur

5 février 2019

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Pour Hugo, le succès de l’entrepreneuriat réside dans l’équilibre entre une bonne planification, un focus sur ses objectifs… et une dose de chance!

Entrevue avec le fondateur derrière la Maison de thé Camellia Sinensis, à propos de son expérience sur le démarrage d’entreprise.

Raconte-nous les débuts du projet. As-tu toujours voulu fonder une entreprise?

H : D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu la fibre entrepreneuriale. J’adorais gérer ma petite business, que ce soit en commençant dès 10 ans à passer les journaux ou en demandant plus de responsabilités lorsque je travaillais dans un dépanneur à l’âge de 16 ans. Je m’intéressais à la manière dont étaient faites les choses, comment les systèmes étaient construits… Aux études, j’avais aussi une grande curiosité envers les affaires. Ça faisait déjà un moment que j’avais en tête de lancer un projet de café, puis un concept de café-bar, quand je suis parti voyager en Europe à l’âge de 23 ans. Mon plan était de prendre 3 mois à analyser ce qui se passait dans les bars et les cafés européens. À Prague, j’ai pris le goût du thé en visitant plusieurs endroits inspirés du service à « l’asiatique » , avec une touche “baba cool” propre à eux. En montant mon plan d’affaires, j’ai réalisé que nous n’avions pas d’endroit semblable à Montréal. C’est alors que j’ai eu le déclic : c’est plutôt un salon de thé que je devais ouvrir!

As-tu rencontré des épreuves lors du démarrage de l’entreprise?

H : J’avais malheureusement mal évalué le budget nécessaire pour démarrer l’entreprise, ce qui m’a forcé à devoir travailler 112h par semaine pendant la première année. C’était aussi difficile de faire comprendre aux amis, à la famille et surtout à la banque, le potentiel du concept que j’avais en tête.

Que conseillerais-tu à quelqu’un qui souhaiterait se lancer en affaires?

H : Je leur conseillerais d’abord de bien s’entourer, de voir autour d’eux qui peut les aider à réaliser certaines tâches, de faire confiance et de déléguer. Que ce soit un ami ou une organisation comme le SAJE, il y a certainement autour de vous des gens qui peuvent d’une manière ou d’une autre vous donner un coup de main.
Ensuite, je recommanderais fortement de se consacrer sur une seule chose à la fois. Lancer une entreprise demande énormément d’énergie et de temps ; il est judicieux d’évaluer les différentes sphères de sa vie afin de voir si c’est le bon moment.

Hugo, on célébrait en novembre dernier les 20 ans de Camellia Sinensis. Selon toi, qu’est-ce qui fait que l’entreprise connaisse un succès grandissant année après année?

H : Selon mon expérience, le succès de l’entreprise provient d’un équilibre entre trois éléments.

1. Une planification réaliste, parce qu’on peut bien tenter de tout planifier, mais ça peut aussi nous empêcher de voir certaines opportunités se présenter. Pour moi, planifier sur 3 ou 5 ans, ça n’a pas réellement de sens. Je préfère planifier les projets de l’année et suivre le rythme de l’entreprise. On peut lui en imposer un, mais elle a son propre rythme et il faut savoir le respecter.

2. Un focus sur nos objectifs, notre mission et notre clientèle. On ne pourra jamais plaire à tout le monde, et selon nous, il vaut mieux se concentrer sur nos forces réelles et sur ce qu’on fait de mieux.

3. Et finalement, on ne peut selon moi nier la chance! Après tout, l’idée de Camellia Sinensis m’est venue suite à une rencontre totalement imprévue. C’est en prenant mon courage à deux mains pour demander à une pragoise qui se trouvait près d’un théâtre à Prague d’aller prendre un verre, que j’ai fait la découverte d’un salon de thé caché qu’elle m’a présenté. Ça a été un déclic total pour moi. Sans cette rencontre, qui sait ce que serait devenue mon aventure! L’ouverture et la spontanéité sont des ingrédients clés pour tomber sur de belles occasions.

À la tête de Camellia Sinensis se retrouvent 4 associés. Quel est votre secret?

H : Ce qui nous a gardé ensemble aussi longtemps, outre le fait qu’on s’entende très bien à la base, c’est une vision similaire sur l’équilibre entre la vie et le travail. Nos valeurs fondamentales sont les mêmes. Le partenariat s’est formé de manière très naturelle, et s’est transformé en symbiose avec l’évolution de Camellia Sinensis. Au début, nous réalisions toutes les tâches ensemble. C’est en discutant avec un prof des HEC, Claude Chapdelaine, que nous avons réalisé qu’il fallait plutôt créer une structure et adopter des rôles différents. Ça tombait bien, comme nous avions chacun nos forces et que nous ne voulions pas les mêmes postes. C’est à ce moment que François s’est dédié au marketing et à la publicité, que Jasmin a pris le rôle de gestionnaire des opérations et que Kevin est éventuellement venu compléter l’équipe avec son expertise sur le territoire indien, en 2004.

Que souhaites-tu pour les 20 prochaines années chez Camellia Sinensis?

Conquérir le monde, ça ne me parle pas. Je préfère prendre part au groupe d’entrepreneurs qui font évoluer le changement de mentalité par rapport aux affaires et à la répartition des richesses. Le succès peut être mesuré de différentes manières, et pour nous, ça restera toujours de maintenir l’équilibre vie-travail.
Je profite aussi de l’occasion pour remercier sincèrement nos clients. Sans leur confiance et leur encouragement, Camellia Sinensis n’aurait jamais pu connaître ce succès. Merci à vous!

Da Hong Pao : thé légendaire

30 janvier 2019

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Cultivé dans la région des monts Wuyi (Fujian), le Da Hong Pao est considéré par de nombreux amateurs comme un des thés les plus prestigieux de Chine. Sa réputation est telle qu’il n’est pas rare de voir certains millésimes se vendre à des prix exorbitants. Comme la plupart des grands thés chinois, le Da Hong Pao trouve son origine dans le mythe. La légende raconte que durant la dynastie des Ming, un personnage de haut rang affligé d’une maladie rare (certains parlent de la mère de l’empereur, d’autres de l’empereur lui-même) aurait été guéri grâce à une infusion de feuilles de thé provenant d’arbustes poussant à même le roc au cœur des monts Wuyi. Reconnaissant, l’empereur fait couvrir de toges rouges les théiers d’où viennent les feuilles miraculeuses. Le nom Da Hong Pao signifie « grande toge rouge » et fait référence à ce tissu dont on recouvre cérémonieusement les six théiers datant de la Dynastie des Song encore vivants dans le parc de Wuyishan. Aujourd’hui, ces théiers sont protégés en qualité de patrimoine culturel important et leur exploitation est interdite. En 2002, on a vendu pour la dernière fois une récolte de 20g prélevée sur ces arbustes, octroyée à un acheteur privé pour la modique somme de 180 000 yuans (35 000 $).

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Sur le marché d’aujourd’hui

La légende toutefois n’est pas seule à gonfler l’importance à ce thé. Le terroir entier présente des conditions géographiques et climatiques idéales pour la culture du thé, avec un sol rocheux riche en minéraux et une irrigation naturelle par les ruisseaux de montagnes glissant entre les gorges de calcaire. Désirant profiter du prestige d’un tel nom, mais coincés par l’impossibilité de cultiver les théiers originaux eux-mêmes, les fermiers de la région tentent de récupérer l’appellation en transplantant des boutures de ces théiers ailleurs dans le parc. La culture de ces boutures s’avère difficile, les résultats plutôt décevants. Pour garder le nom vivant, on transpose lentement sa signification depuis la descendance des arbres vers le style de thé qu’il produit : un wulong foncé et torréfié au goût riche et complexe. Rapidement, la demande du marché amène les producteurs à nommer Da Hong Pao différents crus de Wuyi produits dans ce style. En 2007, Le Centre de Recherche essaie d’officialiser l’appellation en exigeant que sa production vienne du cultivar Qi Dan mais la pression du marché est trop forte et la réalité voit plutôt le nom désigner un assemblage de cultivars dont chaque producteur garde jalousement sa recette. S’il se trouve autant de variétés de Da Hong Pao aujourd’hui qu’il se trouve de producteurs pour en proposer, il n’en reste pas moins que la qualité du thé lui-même varie grandement de l’un à l’autre en fonction de l’emplacement des jardins, de la richesse du sol, de la finesse de la cueillette et de l’habileté de la transformation.

M. Wu Yong Peng

Le Da Hong Pao que nous avons choisi cette année vient de M. Wu Yong Peng. Sa recette est un habile mélange de 6 différents cultivars (Rou Gui, Huang Guan yin, Qi Lan, Mei Zhan, Shui Xian et Bai Rui Xiang). Les théiers, dont la moyenne d’âge est de 15 ans, poussent dans des jardins sur les flancs de montagnes avoisinants le Parc National des Monts Wuyi. Cette légère délocalisation, loin de diminuer la qualité du thé, permet d’offrir à très bon prix un lot exceptionnel en évitant le contingentement des marchés spéculatifs. Pour produire son Da Hong Pao, M. Wu torréfie deux fois chacun des cultivars en lots distincts, puis assemble le tout pour une troisième et dernière ronde de torréfaction. Une triple torréfaction est considérée « légère » dans l’univers des thés de Wuyi (où l’on peut aisément trouver des lots cuits six à huit fois sur charbon de bois) et est idéale pour bien déceler derrière les notes de noisettes et sucres caramélisés toute la complexité aromatique qu’offre le terroir. À chaque infusion, le thé révèle de nouvelles nuances dans la dégustation : notes d’épices (cannelle, muscade), de cerises confites et de réglisse, un léger parfum floral et une finale chaudement minérale (calcaire, silex) typique des thés de Wuyi.

Tea Studio : Entrevue avec la chef des opérations

21 janvier 2019

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Le Tea Studio, notre fabrique expérimentale en Inde, est maintenant officiellement ouverte depuis près d’un an. En octobre 2018, nos quatre dégustateurs partaient à l’aventure pour quelques semaines, alors qu’ils allaient mettre la main à la pâte, rencontrer toute l’équipe et accueillir deux partenaires chinois pour optimiser la production.

Lors de ce voyage, François s’est également entretenu avec Muskan Khanna, chef des opérations du Tea Studio à propos de son métier et de son équipe entièrement féminine. Toute l’équipe est d’accord pour affirmer que le projet ne serait pas le même sans sa passion et son dévouement.

F : Quand as-tu commencé à développer un intérêt envers le thé?

M : J’ai vraiment commencé à m’intéresser à l’industrie du thé il y a environ 3 ans, lorsque nous débutions tout juste les discussions autour de ce projet. Je trouvais le concept différent, novateur et j’avais envie de m’impliquer. J’en ai fait part à mon père Hindi, l’un des associés du projet, et j’ai eu la chance de devenir chef des opérations. C’est alors que j’ai commencé à apprendre sur l’industrie et à visiter plusieurs fabriques afin de comprendre les processus.

F : Quel genre de parcours avais-tu avant de rejoindre le Tea Studio?

M : En fait, mes études sont en médias et publicité (Birmingham University, Royaume-Uni) et c’est dans ce domaine que j’ai travaillé pendant plusieurs années. C’est un monde totalement différent! Mon père m’a énormément aidé à apprendre mon métier et je suis très heureuse de faire partie de l’équipe.

F : À quoi ressemblent tes journées au Tea Studio?

M : J’arrive normalement à la fabrique vers 9h et je passe un moment dans mon bureau à répondre à mes courriels et à m’atteler à certaines tâches administratives. Je descends par la suite sur le plancher et, bien souvent, j’y passe le reste de la journée!

F : Vous avez accueilli deux de nos producteurs chinois récemment. Comment ça s’est passé?

M : J’ai adoré! Ça m’a permis d’apprendre une tonne de nouvelles techniques pour améliorer la qualité de la production dans la fabrique.

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F : Il est plutôt hors du commun pour une femme de gérer une fabrique de thé. Raconte-nous ton point de vue sur ceci.

M : En effet, ce n’est pas quelque chose d’habituel et surtout en Inde! Au début, les gens avaient du mal à comprendre ma réalité et c’était un peu difficile à expliquer autour de moi. Ça m’a pris un moment pour trouver une balance entre ma vie personnelle et mon travail – c’est tout un défi! Mais je suis profondément passionnée par ce que je fais. J’ai aussi la chance d’avoir une belle liberté au Tea Studio, comme mon père m’accorde une totale confiance. Comme il me dit souvent : “C’est toi la boss de la fabrique!”.

F : Qu’en est-il du reste de l’équipe?

M : Le Tea Studio comporte une équipe entièrement féminine qui sont devenues des amies. Sur le plancher, il y a toujours une belle énergie et on partage de nombreux fous rires.

Camellia Sinensis a 20 ans : une rétrospective

11 novembre 2018

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Le 16 novembre 2018 marquera les 20 ans de Camellia Sinensis. Si vous avez suivi notre album rétrospective sur Facebook, vous aurez certainement remarqué une belle évolution depuis nos débuts – tant au niveau du décor que de nos coupes de cheveux ;)

Une approche asiatique du thé à Montréal

C’est en 1998 qu’Hugo Américi ouvre sur la rue Émery le premier salon de thé Camellia Sinensis, à Montréal (Québec). Après avoir longtemps jonglé avec l’idée d’un café-bar, il laisse finalement tomber le projet en faveur d’une entreprise axée sur une approche asiatique du thé, un concept fascinant qu’il a en rencontré l’année précédente dans les salons de Dobra Cajovna à Prague. Cette première version du Camellia Sinensis offre aux clients une cinquantaine de thés accompagnés de gâteaux, le tout servi dans une ambiance feutrée.

Curieux à propos de notre histoire? Lisez-en plus ici.

Une équipe passionnée et complémentaire

Cette même année, deux étudiants de l’UQAM, Jasmin Desharnais et François Marchand, entrent au service de la maison. Tous deux deviendront rapidement copropriétaires de l’entreprise qui fleurit et cherche à s’agrandir. Un quatrième joueur, Kevin Gascoyne, fait son entrée en venant présenter au salon sa compagnie d’importation de thés indiens (Kyela Teas). Ils ont maintenant chacun leur rôle dans l’entreprise : Jasmin s’occupe des ressources humaines et des opérations et voyage dans l’Ouest et l’Est de la Chine, François est responsable du marketing, du contenu et des technologies en plus de voyager en Chine centrale, Kevin donne les conférences internationales, s’occupe des ressources humaines à Montréal, chapeaute le Tea Studio et voyage en Inde au Népal et au Sri Lanka, alors qu’Hugo chapeaute la vision globale de l’entreprise, s’occupe de l’administration et de la distribution et responsable des achats au Japon et à Taiwan. Ceci nous donne l’avantage de cultiver autant une connaissance globale sur l’industrie du thé, qu’une expertise précise dans chacun des terroirs.

Notre soif de connaissances nous a poussé à ouvrir des boutiques et salon à Montréal et à Québec, à publier divers ouvrages, à lancer une École de thé, à créer le premier bar à chai du Québec et à lancer une fabrique expérimentale en Inde (Tea Studio).

Saviez-vous que….

  • Camellia Sinensis aurait pu porter le nom de “La théière fumante” (fiou!) ;
  • Durant les 5 premières années, les clients venaient surtout pour les chichas, les pipes à eau au tabac égyptien aromatisé ;
  • Camellia Sinensis était au départ un salon de thé. C’est suite à un mois de vacances qu’Hugo est revenu avec l’idée d’ouvrir une boutique ;
  • C’est en 2003 que nos dégustateurs ont fait leur premier voyage en Chine, durant la crise du SRAS ;
  • Camellia Sinensis possède aussi deux écoles de thé : une à Montréal, et une à Québec ;
  • L’entreprise compte maintenant une cinquantaine d’employés dévoués, en boutique, au salon, en entrepôt et dans l’administration ;
  • Camellia Sinensis offre plus de 200 thés différents, qui varient chaque année ;
  • Il y a plus de 500 restaurants dans le monde qui proposent nos thés, dont quelques étoilés Michelin! ;
  • 10 000 passionnés ont été reçus dans le cadre des ateliers de thé ;
  • 12 500 échantillons de thé ont été dégustés par les 4 propriétaires au cours des derniers 20 ans ;
  • 700 000 clients ont été servis au salon de thé de Montréal depuis l’ouverture ;
  • 32 000 kg de thé en importations privées chaque année ;

Nouvel amateur de thé? Découvrez nos assortiments – une excellente manière de découvrir ce qui vous plaît.

Passionné à la recherche de nouveautés? Inscrivez-vous à l’infolettre et suivez notre page Facebook pour être au courant des nouveaux arrivages.

Portrait d’équipe : Kevin Gascoyne, expert-dégustateur

2 janvier 2018

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Connaissez-vous les quatre experts dégustateurs derrière l’entreprise?
Ce mois-ci, nous vous présentons Kevin Gascoyne, co-propriétaire de Camellia Sinensis depuis 2004.

Kevin, raconte-nous tes débuts dans l’entreprise.

Étant le doyen de l’équipe, j’ai eu beaucoup de vécu avec le thé et d’autres entreprises avant de rejoindre Camellia. J’étais invité à une émission de télévision locale et l’équipe cherchait un second invité qui dirigeait une maison de thé. J’ai donc proposé d’aller visiter ce nouvel endroit qu’était Camellia Sinensis. En arrivant, j’ai découvert 3 gars très cools qui dirigeaient le petit salon de thé le plus bohème, éclectique et excitant que j’avais jamais vu. Nous sommes rapidement devenus de bons amis.

Quel est ton rôle au sein du Camellia?

En plus de la dégustation, de l’approvisionnement et de l’achat depuis 1993, je gère également les ressources humaines ici à Montréal. Je m’occupe également de la formation du personnel, des relations publiques, des projets internationaux et des conférences. J’adore être en boutique, alors je saute derrière le comptoir pour discuter avec les clients quand je le peux.

Ton moment fort de l’année?

Le Darjeeling Singell DJ 19 est probablement mon thé préféré cette année. Un exemple exquis de théiers chinois originaux plantés dans le terroir de l’Himalaya dans les années 1860. Cette combinaison magique fait la réputation de la région depuis ce temps.

Ta plus récente découverte?

Je ne suis pas connu pour mon amour des thés verts. J’ai toutefois adoré redécouvrir le spectaculaire Anji Bai Cha de cette année.

Pour quoi es-tu le plus reconnu chez Camellia?

Probablement mon enthousiasme obsessionnel pour le thé, mes blagues de “papa” et pour boire de grandes quantités de nos profits ;)

Portrait d’équipe : François Marchand, expert-dégustateur

3 décembre 2017

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Chez Camellia Sinensis, ce qui importe autant sinon plus que la qualité de nos thés et objets, c’est notre équipe. Connaissez-vous les quatre experts dégustateurs derrière l’entreprise?

Ce mois-ci, nous vous présentons François Marchand, co-propriétaire de Camellia Sinensis depuis 2000.

François, raconte-nous tes débuts dans l’entreprise…

Dès l’ouverture du Camellia Sinensis, en 1998, je fréquentais le lieu et suis devenu ami rapidement avec Hugo et Jasmin. J’étudiais alors à l’UQAM, en arts dramatiques, et habitais le quartier. Deux mois après l’ouverture, alors que tous les clients étaient partis, Hugo m’a lancé un linge : « M’aiderais-tu à nettoyer les tables? ». Ça a été mon « entrevue»… Ça fait 19 ans maintenant!

Quel est ton rôle au sein de l’équipe?

En plus de voyager en Chine centrale à chaque printemps pour rencontrer nos producteurs et dénicher de nouveaux crus, je suis respomsable du marketing. Je suis en charge de gérer tous les visuels (packaging, image, affichage, etc.) et je m’occupe aussi de tout ce qui a trait au site web et à la technologie.

Ton thé coup de coeur c’est …

Mon coup de coeur à vie fut lors de mon premier voyage à explorer la Chine. J’étais accompagné de ma collègue et amie Julie Besner à l’époque. Nous avions trouvé le jardin que l’on cherchait depuis quelques temps, celui du Taiping Hou Kui. Ce jardin inaccessible par la route (seulement par bateau) est non seulement magnifique, mais en plus, le thé est extraordinaire et le producteur tellement sympathique. C’est devenu un ami.

Quelle a été ta plus récente découverte ?

Ma plus récente découverte, c’est le Xin Yang Mao Jian, un thé vert classique de Chine. Je suis tombé sur un producteur qui est un peu en dehors de la zone de production principale, mais qui fait un très beau travail. Le jardin est naturel et magnifique et le thé superbement équilibré. C’est une de mes fiertés de l’année.

Chez Camellia Sinensis, on te reconnaît pour…

Mon travail sur le visuel, mais surtout pour mon humour taquin.

Portrait d’équipe : Jasmin Desharnais, expert-dégustateur

31 octobre 2017

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Chez Camellia Sinensis, ce qui importe autant sinon plus que la qualité de nos thés et objets, c’est notre équipe. Connaissez-vous les quatre experts dégustateurs derrière l’entreprise?

Ce mois-ci, nous vous présentons Jasmin Desharnais, co-propriétaire de Camellia Sinensis depuis 2000.

Jasmin, raconte-nous tes débuts dans l’entreprise.

C’est alors que j’étudiais en psychologie à l’UQAM, en septembre 1998, que j’ai vu une petite affiche annonçant la recherche de serveurs pour l’ouverture prochaine d’un salon de thé. Moi qui recevais mes amis à la maison au Gunpowder “cheap”, c’était clairement pour moi!

Suite à l’entrevue avec Hugo (qui était en train de peindre la fameuse salle rouge à l’arrière du salon de thé), j’avais été choisi pour y travailler. Malgré des délais dans l’ouverture, je suis là le 16 novembre 1998 (la toute première journée d’ouverture) et je bois un Darjeeling 1st flush! Pendant les premiers mois, je travaille les vendredis et samedis de midi à minuit (après minuit, on boit autre chose que du thé!).

Quel est ton rôle au sein de l’équipe?

Je suis vice-président (ouh la la!, c’est sérieux! ), responsable du département des opérations et des ressources humaines, en plus d’être importateur des thés de l’est et de l’ouest de la Chine où je voyage 1 mois par année depuis 2003.

Ton thé coup de coeur c’est …

Sans hésiter, le Anji Bai Cha, super thé vert de Chine qui est de retour en force en 2017 avec une qualité que nous n’avions pas vu depuis quelques années. Normalement je le chuchote, car il faut pas le vendre trop vite!

Quelle a été ta plus récente découverte ?

Le De Jian Long Zhu, un nouveau thé vert du Guizhou que j’ai développé avec les producteurs de Chine au printemps 2017. Un thé vert (qui n’avait même pas encore de nom!) que j’ai nommé pour eux selon le comté de production (Dejian) et la forme des feuille (Long Zhu)

Chez Camellia Sinensis, on te reconnaît pour…
Celui qui taquine Kevin et Hugo sur le fait qu’il n’y a que les thés chinois qui sont bons! Toutefois, je dois avouer boire du Darjeeling 1st flush tous les matins et ce depuis 20 ans, malgré le fait que c’est un thé de l’Inde!

Portrait d’équipe : Vincent Moreau

4 septembre 2017

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Chez Camellia Sinensis, ce qui importe autant sinon plus que la qualité de nos thés et objets, c’est l’équipe derrière l’entreprise. Ce mois-ci, nous vous présentons Vincent Moreau.

Raconte-nous tes débuts dans l’entreprise…

J’ai commencé à travailler chez Camellia Sinensis en tant que stagiaire il y a de cela 6 ans, alors que je réalisais une étude sur le marché du thé. Le coup de coeur pour l’équipe a été immédiat : tous des réels passionnés de thé ! J’étais aux anges, et vu le plaisir que nous avons quotidiennement à boire du thé frais, je peux dire que j’y suis encore.

Quel est ton rôle au sein de l’équipe?

Au fil du temps, j’ai pu apprendre différentes tâches au sein de l’entreprise. De nature sociale et aimant partager autour du thé, je travaille en service-conseil au sein des deux boutiques de Montréal. De plus, je m’occupe du programme ESC – Espace thé au travail en distribuant notre gamme de thé spécialement conçue pour les entreprises. Finalement, je donne régulièrement des ateliers à l’école de thé et dégustations sur la route.

Ton thé coup de cœur, c’est…

J’ai toujours eu un coup de cœur pour le Gaba Cha, avec ses accents boisés et épicés (cannelle), ainsi que pour le Nadeshiko, un thé noir japonais aux notes vraiment atypiques. De façon générale, mes goûts se portent davantage sur les Darjeelings et sur les Pu Er. Cependant, je trouve qu’un des plaisirs du thé est de le choisir en fonction de son ressenti, du climat et de son humeur. En bref, en écoutant de quel thé nos cellules veulent s’abreuver.

Quelle a été ta plus récente découverte?

Généralement, j’aime découvrir et redécouvrir les thés de notre sélection, constater les nuances d’une récolte à l’autre, sentir l’évolution d’un thé au fil des mois… Par exemple, j’ai dernièrement constaté qu’un de nos très bon Pu Er avait acquis en bouche une finale rocheuse et minérale. Même si les Pu Er Shou évoluent moins au niveau gustatif que les Pu Er Sheng, on assiste à de belles choses.

Crédit photo : Tina Tran

Portrait d’équipe : Catherine-Emma Tremblay

6 août 2017

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(À droite sur la photo)

Chez Camellia Sinensis, ce qui importe autant sinon plus que la qualité de nos thés et objets, c’est l’équipe derrière l’entreprise. Ce mois-ci, nous vous présentons Catherine-Emma Tremblay.

Quel est ton rôle au sein de l’équipe?

C’est une histoire d’amour pour les objets du thé qui m’a menée chez Camellia Sinensis en 2007. J’ai d’abord été une cliente fidèle pour ensuite me retrouver derrière le comptoir du salon de thé aux infusions et ensuite du côté boutique en tant que conseillère. Depuis 2011, je travaille principalement dans les bureaux où se situe également notre école de thé. Mon rôle est celui d’assistante à la comptabilité pour les boutiques de Montréal, notre boutique web et l’entrepôt. J’ai la chance de travailler au quotidien avec une équipe incroyable et des produits d’une qualité exceptionnelle. C’est d’ailleurs toujours un plaisir de partager ma passion du thé et des objets du thé avec les clients et mes collègues.

En 2013 j’ai eu la chance d’accompagner Hugo à Taiwan et au Japon pour la visite annuelle de nos producteurs de thé et quelques artisans potiers. Ce fut une expérience mémorable qui m’a permis de mieux comprendre tout le travail qui se cache derrière une petite tasse de thé! On peut dire que chez Camellia Sinensis, c’est vraiment du jardin à la tasse.

Ton thé coup de coeur c’est …

Difficile de se prononcer sur un seul! Disons que ça dépend de la journée et des saisons, mais en général j’aime bien le rituel de débuter la journée avec un thé noir. Les Darjeeling 1st Flush tels que le Thurbo DJ-16 et le Jungpana DJ-3 sont mes classiques matinaux du moment avec leur liqueur texturée, fruitée et épicée.

Quel a été ta plus récente découverte ?

En fait, lorsqu’on travaille dans les bureaux chez Camellia Sinensis, en général on partage la théière entre collègues! Ainsi, dernièrement en travaillant avec Josiane, j’ai gouté le Jingxian Jin Jun Mei, un thé noir de Chine qui m’a enchanté les papilles avec sa richesse et ses arômes florales, fruités son aspect cacao.

Sinon cette année je redécouvre le Anji Bai Cha, un thé vert de Chine soigneusement sélectionné par Jasmin, qui offre un bel équilibre entre ses notes sucrées, gourmandes et sa délicate astringence.

 
 

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