Le Blogue des thés | Camellia Sinensis

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Voyages 2019 : Une belle découverte pour Jasmin!

16 juin 2019

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Spécialiste de la Chine, Jasmin voyage dans sept provinces chinoises productrices de toutes les familles de thé depuis 2003. S’il passe habituellement entre 3 et 6 semaines à chaque année afin de visiter le plus de producteurs possible, pour son 17e printemps sur la route du thé il souhaitait explorer avec plus de flexibilité et au gré du climat. Ceci lui a entre autres permis d’exercer un rôle plus actif sur le terrain, en enfilant son chapeau de producteur. Un rôle qu’il veut de plus en plus développer. Ce fût l’occasion de mettre la main dans les feuilles, fabriquer le thé et plonger dans le processus de transformation du thé!

Écarts de température

Premier constat : un printemps aux conditions climatiques extrêmes, alors que l’Est a reçu toute la pluie et des écarts de température importants. Les théiers ont alors poussé trop vite menant à une saison courte dans l’Est, alors que le climat sec de l’Ouest a entraîné des quantités moindres, mais des parfums incroyables.

Mission exploratoire dans l’Est

Cette année, Jasmin était accompagné de Laurence, conseiller à la boutique du quartier St-Roch à Québec. Ils se sont d’abord rendus chez les Wang dans la capitale du Xishuangbanna : pour Jasmin, c’est toujours un sincère plaisir de voir les familles grandir au fil des ans. Ils se sont ensuite dirigé vers les montagnes du Xishuangbanna en passant par Youle, Yibang, Yiwu avec un gros coup de coeur pour la production de M. Lei à Man Gong (Pu er 2019 Yibang Man Cong). Jasmin et Laurence ont d’ailleurs eu la chance d’y déguster un repas magique en compagnie du producteur, entourés de théiers plusieurs fois centenaires, et où la nourriture avait été cultivée par M. Lei lui-même. Incroyable!

Ils ont ensuite progressé vers le nord en passant par le comté de Pu Er pour visiter notre producteur du Yunnan Da Ye biologique. Une grande partie du séjour au Yunnan avait un objectif spécifique : dénicher un jeune Pu Er Sheng pour étoffer la carte de thés vieillis avec des options plus abordables. Armés de curiosité, leur périple les a mené dans plusieurs endroits plus reculés de la région en vue d’explorer de nouveaux jardins. Un bon survol du nord du Yunnan (Mengku, Shuang Jiang, Ban Dong, Xi Gui, Yongde et Dashan) leur a d’ailleurs permis d’effectuer un bon triage pour de futures explorations en profondeur.

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Une visite chez M. Liu à Yongde, une région spécialisé principalement dans les Shou, où les théiers poussent dans un air pur, a été particulièrement fructueuse. Ils y ont fait la dégustation de dizaine de Pu Er Shou de tous les âges, mais la révélation a été pour leur jeune Pu Er Shou démontrant toute la qualité de production de la fabrique. Une révélation! En une seule gorgée, ils ont pu réaliser la qualité du travail. À suivre vers la fin de l’été.

Jasmin a poursuivi le reste du périple seul, dans l’est de la Chine (Zhejiang, Fujian), alors qu’il a passé un moment magique lors d’une journée ensoleillée à visiter le nouveau jardin nouvellement certifié bio de M. He à Jinging. Deux soirées à produire le thé avec le producteur s’en sont suivies afin de parfaire ses connaissances au niveau de la transformation du thé.

Le voyage a pris fin à Shenzhen et à Hong Kong pour les Pu Er et où il a eu la chance inouïe de déguster son premier “Red Mark” à vie (produites dans les années 50!). Près de 15 infusions (!) ont laissé place à une gamme de nuances intenses et à un effet de gorge puissant… Le Chi de ce thé est tout simplement inoubliable!

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Voici ses trois coups de cœur thé ce printemps :

Dejiang Long Zhu

Issu d’un nouveau projet de jardin à 1200 mètres d’altitude dans l’est du Guizhou, ce thé récolté sur de jeunes plants (5 ans) du cultivar Fuding Da Bai a été cultivé sans produits chimiques, comme en témoignent les résultats des tests en laboratoire que nous lui avons nous-mêmes fait passer à Shanghai. Son nom (De Jian Long Zhu) renvois aux jeunes pousses parsemées de bourgeons roulées en petites perles qui composent ce thé vert du quotidien. Sa liqueur est charnue et franchement végétale, évoquant les pois mange-tout. Quelques accents fruités en empyreumatiques (moules fumées) viennent compléter la dégustation de ce thé désaltérant et accessible.

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Digne du savoir faire de M. He, ce superbe thé blanc se présente sous forme de fins bourgeons uniformes et soyeux. L’infusion offre de riches arômes d’avoine, de fruits (banane mûre) et de fleurs, nuancés en bouche par un accent poivré. Sa liqueur rosée est sucrée, huileuse et pleine. Bien équilibrée, elle évolue vers une finale mentholée et désaltérante. À savourer en toute quiétude !

Xin Yang Mao Jian

Provenant de théiers cultivés dans les plus hautes montagnes de la région, ce thé renommé est issu d’une cueillette fine constituée de délicats bourgeons. Il s’en dégage une liqueur voilée à la texture veloutée et au parfum fruité et floral qui rappelle le litchi. À la dégustation, on découvre une liqueur vive au caractère marqué et astringent d’une grande complexité aromatique. Ses notes à la fois florales et herbacées passent de la noisette grillée à la paille en laissant une fraîcheur mentholée en finale. Un thé tonifiant et généreux qui laisse une longue persistance en bouche.

Yamabuki : Un cultivar aux feuilles jaunes

7 juin 2019

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Au Japon, environ 80 % des cultivars utilisés pour la production de thé vert sont des yabukita. Depuis le milieu des années 1950, quand il fut mis au point, ce cultivar occupe une place prépondérante dans les plantations japonaises. Il est devenu le cultivar préféré des producteurs et des consommateurs en raison de sa grande adaptabilité aux conditions de l’archipel et de son goût vif qui plaît aux Japonais d’aujourd’hui.

Malgré la prédominance du yabukita au Japon, plusieurs producteurs, dont M. Sugiyama, expérimentent de nouveaux cultivars en plus de conserver les anciens. C’est avec son père qu’il a réussi à diversifier ses plantations. Grand amateur de théiers hybrides, son père expérimenta pendant plus de 50 ans la production de nouveaux cultivars pour en évaluer les qualités. Les nombreux croisements donnèrent évidemment des résultats inégaux, mais causèrent parfois des surprises.

Il y a quelques années, M. Sugiyama constata avec étonnement l’apparition d’un théier aux feuilles jaunes qui, d’après lui, serait issu d’une suite de mutations naturelles. À ce moment-là, il ne croyait pas que ce théier aux feuilles jaunes ferait un thé de qualité. On le transplanta donc près de la maison, comme plante ornementale.

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Photo : M. Sugiyama et Miho sa mère, responsable de la plantation familiale.

Quelques années plus tard, alors qu’il travaillait au Laboratoire national de thé du Japon, M. Sugiyama se livra à quelques expériences sur ce théier et constata qu’il avait un goût singulier et délicieux. Il décida de multiplier ce cultivar dans une petite section de son jardin et il le baptisa yamabuki, du nom d’une fleur aux pétales jaunes.

D’après M. Sugiyama, seulement quelques producteurs japonais utilisent un cultivar similaire au yamabuki. Il en produit lui-même une minuscule quantité, de 5 à 10 kilos par année, et ne prévoit pas en augmenter la production, car la culture du yamabuki est difficile. Ses feuilles contiennent moins de chlorophylle (environ le quarantième de ce que contient le yabukita), ce qui diminue considérablement sa capacité d’effectuer la photosynthèse nécessaire à sa croissance. Heureusement, au cours de la saison, ses feuilles verdissent, permettant au théier de refaire ses forces.

Au Japon, l’intérêt suscité par ce cultivar est tout récent. Tout comme M. Sugiyama, les amateurs n’ont pas été spontanément attirés par ces feuilles jaunes qui leur semblaient un défaut. Mais, depuis que son goût inusité rappelant l’asperge, le maïs et la mâche a attiré l’attention au Concours mondial de thé du Japon, de plus en plus de curieux l’apprécient.

Thés en fin de saison

18 mars 2019

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Vous aurez peut-être remarqué depuis quelques semaines des thés en rabais sur nos menus. Ce sont nos thés « fin de saison », ceux qui, à l’approche du printemps, sont à veille d’être remplacés par les nouveaux arrivages. S’ils doivent incessamment laisser leur place, ce n’est pas parce qu’ils ne sont plus bons, c’est simplement parce qu’on leur préférera les nouvelles récoltes. Pour les amateurs les plus aguerris, la quête de fraîcheur représente un but ultime dans la dégustation. Mais malheureusement pour nous, l’objectif atteint ne représente jamais qu’une victoire éphémère. Chaque année nous renouvelons nos efforts pour vous présenter les meilleurs thés, les plus frais possibles, parce que nous savons tout le plaisir qu’on peut prendre à les déguster.

Qu’en est-il donc de ces thés « fin de saison »? Si on dit qu’après un an le thé perd de sa fraîcheur, cela veut-il dire qu’on ne devrait plus le boire? Heureusement, non. Contrairement à beaucoup de produits alimentaires, le thé ne rancit pas, même avec les années. Sa préservation est due à son très faible taux d’humidité. Lorsqu’on parle de fraîcheur, il s’agit surtout d’intensité dans les arômes et les parfums, d’impact au niveau gustatif plutôt que sur votre santé. Si vous sortez un jour un sachet traînant au fond de votre armoire depuis des lunes, ne vous gênez pas pour le boire. Il ne vous rendra pas malade. Simplement, il risque d’avoir peu de goût.

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Pourquoi alors mettre en rabais des thés qui sont encore bons? Parce qu’avec le temps, la composition des molécules aromatiques des feuilles change. Malgré une conservation optimale à l’abri de la lumière, dans un environnement frais et sec, certains parfums plus volatiles ne peuvent être retenus éternellement dans vos sacs. Le même phénomène se retrouve avec les épices ou les fleurs séchées. Avec le temps, elles tendent à perdre leurs odeurs. Et malgré leur faible taux d’humidité, les feuilles de thé subissent tout de même une oxydation lente au contact de l’air. Cette oxydation, peu notable au début, finit immanquablement par changer le goût et l’aspect de votre thé. Les feuilles perdent leurs couleurs vives et gagnent en rondeur ce qu’elles perdent en éclat et en vivacité aromatique. Si l’oxydation sied généralement moins bien aux thés riches en chlorophylle, certaines autres familles peuvent en bénéficier grandement. C’est le cas de plusieurs Darjeeling, par exemple, qui révèlent leur plein potentiel après une période d’assouplissement.

Si vous cherchez quelques thés à essayer en cette fin de saison, soit des thés qui ont étonnamment bien conservé leur fraîcheur ou d’autres auxquels l’oxydation et les transformations du temps ont particulièrement bien servi, voici quelques suggestions de notre équipe :

- Huo Shan Huang Ya : superbe thé vert chinois dont les longues feuilles en aiguilles révèlent une douceur peu commune, une caresse pour les après-midi de soleil.

- Pu Bu Long Zhu : Un autre thé vert de Chine qui, malgré les mois d’emballage sous vide, a su garder francs ses arômes de légumes verts et d’herbes fraîches.

- Darjeeling Thurbo 1st flush DJ-41 : une perle rare de Darjeeling, aussi bon aujourd’hui qu’à son arrivé. Avec les mois, nous avons suivi avec délice l’évolution de ses arômes depuis les notes pointues d’herbes sèches et de légumes jusqu’aux souplesses de ses parfums floraux magnifiquement équilibrés.

- Meghalaya Lakyrsiew Automnal bio : apprécié à l’origine pour ses arômes boisés de cuir et de tabac frais, une lente transformation vers un caractère chocolaté et épicé (cannelle, muscade, clou de girofle) en fait un de vos meilleurs alliés pour affronter les dernières neiges.

- Jingxian Jin Jun Mei : peut-être votre meilleure chance de faire l’expérience d’un grand cru du Jingxian à bon prix. Notes profondes de cacao et de malt délicieusement assouplies et équilibrées par le temps.

En vigueur jusqu’à l’arrivée des nouveaux stocks, l’occasion est belle de profiter de la saison des rabais pour expérimenter à prix réduit de nouvelles choses en attendant l’arrivée des lots 2019.

Bonne dégustation!

Voyages 2019 : les plans des dégustateurs

14 mars 2019

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Le printemps est toujours un moment excitant pour nos équipes et notre clientèle, alors que nos experts quittent le Québec durant quelques semaines afin de faire de nouvelles découvertes et rapporter les thés au summum de leur fraîcheur. En effet, dès la fin du mois de mars, les quatre experts dégustateurs du Camellia Sinensis partiront sillonner les terroirs d’Asie comme à chaque printemps afin de rapporter les meilleurs crus de thés, rencontrer nos précieux producteurs et mettre en place de nouveaux projets.

Voici ce qui les attend au cours des semaines à venir…

Kevin Gascoyne

Cette année, Kevin débutera son voyage annuel au Tea Studio, notre fabrique de thé expérimentale en Inde. Il en profitera pour rencontrer les partenaires du projet, produire du thé et collaborer au développement de nouveaux produits. Ce sera également une belle occasion pour raffiner l’offre éducative et touristique, alors que le Tea Studio accueillera un groupe d’américains en visite pour deux jours. Un volet particulièrement excitant pour notre équipe, qui sera développé au fil du temps. Kevin participera également à quelques rencontres afin d’officialiser l’établissement d’un projet à vocation communautaire où 1% de chaque vente ira à améliorer les infrastructures du village.

À la suite de ce séjour dans les Nilgiris, Kevin se dirigera ensuite à Darjeeling afin d’effectuer les achats de thés et de faire de la recherche. Il y rencontrera d’ailleurs deux petits joueurs de l’industrie, afin de les aider à mieux opérer parmi les grandes plantations de la région.

Finalement, son périple en Inde se terminera à Calcutta, où il ira visiter la manufacture de Earl Grey et rencontrera le Tea Board of India afin de discuter du Tea Studio. Avant de revenir au Québec, il s’arrêtera à Londres pour une conférence au UK Tea Academy. C’est à suivre!

Cette année, Kevin sera accompagné par le producteur africain Alexander Kay (Satemwa, Malawi) avec qui il a bien hâte d’échanger à propos de sa fabrique de thé.

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Jasmin Desharnais

Ce printemps, Jasmin sera d’abord accompagné de Laurence Lambin-Gagnon, conseiller à la boutique du quartier St-Roch à Québec, alors qu’il ira visiter le Yunnan. Grand amateur de Pu Er, Laurence sera le parfait compagnon pour ce voyage : ils iront faire de la recherche en vue de trouver de bons Pu Er à boire jeunes et des Pu Er de garde, de plus en plus rares dans le Yunnan.

Jasmin poursuivra ensuite sa route vers le Guizhou, le Jiangsu, le Zheijiang et le Fujian. Au programme : créer une nouvelle collection de céladon à Longquan, acquérir de nouvelles connaissances à propos de la transformation des thés verts à Jingning et Anji, et visiter la fabrique de verre compostable.

Cette année, Jasmin a particulièrement hâte de fabriquer du thé avec les producteurs, de mettre les mains dans les feuilles et de plonger dans le processus de transformation du thé.

Intrigués par la Chine? Lisez nos recommandations pour un voyage mémorable!

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Hugo Américi

C’est accompagné de son fils Léo et de François Marchand, qu’Hugo ira visiter le Japon entre le 6 et le 17 mai prochain. Ils iront visiter la région de Saitama en compagnie de M. Miyano, producteur de nos Temomicha, et se rendront entre autres au centre de recherche de la région. La majeure partie du voyage se déroulera ensuite à Shizuoka, où ils iront rencontrer nos amis du Sencha Nagashima (une coopérative de 40 fermiers) afin de leur remettre le Prix d’Excellence 2019. Plusieurs autres dégustations et visites auront lieu dans la région afin d’élaborer la carte 2019 de nos thés japonais.

Finalement, leur séjour prendra fin à Tokoname où ils iront rencontrer quelques uns de nos potiers afin de sélectionner les prochains trésors qui se retrouveront sur nos tablettes cette année.

Hugo a particulièrement hâte de faire découvrir la beauté du Japon à son fils!

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François Marchand

Ce sera un voyage différent cette année pour François, alors qu’il accompagnera Hugo sur les routes du pays du Soleil Levant. Son objectif : capter la beauté des jardins en photos et vidéos et interviewer des producteurs et artisans, afin de créer du contenu pour nos différentes plateformes. Muni d’un drone et d’une caméra, il s’amusera à saisir les plus belles images qui nous feront rêver tout au long de l’année. Il profitera également de son séjour au Japon pour réaliser un reportage sur la fabrication du matcha dans la région de Kyoto, avec notre producteur de Matcha Uji.

Intrigués par le Japon? Lisez nos recommandations pour un voyage mémorable!

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Avez-vous des questions ou demandes à faire à nos dégustateurs? N’hésitez pas à laisser un commentaire sous cet article!

7 remèdes naturels contre la saison des rhumes

16 janvier 2019

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La saison froide rime souvent avec rhumes, grippes et autres virus qui viennent ralentir notre quotidien. Heureusement, notre équipe est à notre rescousse avec leurs trucs efficaces pour prévenir et soulager les maux de l’hiver.

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Prévenir

  • C’est automatique : lorsque Josiane ressent les premiers signes d’un virus, elle se prépare une bonne dose de matcha!
  • Pour les courageux.ses comme Noémie, ajouter une gousse d’ail à un mélange de tisane L’Éclatante, de miel et de gin, peut faire peur au rhume (et à tou.tes.s nos proches par la même occasion!)

Rester alerte

  • Véronique ne jure que par un mélange à part égale entre le Thé du Labrador et un thé vert chinois : un remède efficace et délicieux pour ne pas s’endormir au bureau!
  • Un essentiel pour les soirées festives : une bonne dose de thé noir Darjeeling First Flush, comme le Tukdah, pour pouvoir danser toute la nuit!

Soulager

  • Vous souffrez d’une vilaine toux ou d’un mal de gorge? Essayez le Shui Xian Lao Cong avec une bonne quantité de miel pour vous soulager.
  • Le confort par excellence : un mélange des tisanes L’Ange-Gardienne et Taïga, et de miel, devant un bon film!
  • Déguster un Pu Er bien terreux comme le Menghai 2011 ou Myanmar, avec lait d’avoine et miel.

Avez-vous des remèdes naturels à nous partager?

Camellia Sinensis a 20 ans : une rétrospective

11 novembre 2018

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Le 16 novembre 2018 marquera les 20 ans de Camellia Sinensis. Si vous avez suivi notre album rétrospective sur Facebook, vous aurez certainement remarqué une belle évolution depuis nos débuts – tant au niveau du décor que de nos coupes de cheveux ;)

Une approche asiatique du thé à Montréal

C’est en 1998 qu’Hugo Américi ouvre sur la rue Émery le premier salon de thé Camellia Sinensis, à Montréal (Québec). Après avoir longtemps jonglé avec l’idée d’un café-bar, il laisse finalement tomber le projet en faveur d’une entreprise axée sur une approche asiatique du thé, un concept fascinant qu’il a en rencontré l’année précédente dans les salons de Dobra Cajovna à Prague. Cette première version du Camellia Sinensis offre aux clients une cinquantaine de thés accompagnés de gâteaux, le tout servi dans une ambiance feutrée.

Curieux à propos de notre histoire? Lisez-en plus ici.

Une équipe passionnée et complémentaire

Cette même année, deux étudiants de l’UQAM, Jasmin Desharnais et François Marchand, entrent au service de la maison. Tous deux deviendront rapidement copropriétaires de l’entreprise qui fleurit et cherche à s’agrandir. Un quatrième joueur, Kevin Gascoyne, fait son entrée en venant présenter au salon sa compagnie d’importation de thés indiens (Kyela Teas). Ils ont maintenant chacun leur rôle dans l’entreprise : Jasmin s’occupe des ressources humaines et des opérations et voyage dans l’Ouest et l’Est de la Chine, François est responsable du marketing, du contenu et des technologies en plus de voyager en Chine centrale, Kevin donne les conférences internationales, s’occupe des ressources humaines à Montréal, chapeaute le Tea Studio et voyage en Inde au Népal et au Sri Lanka, alors qu’Hugo chapeaute la vision globale de l’entreprise, s’occupe de l’administration et de la distribution et responsable des achats au Japon et à Taiwan. Ceci nous donne l’avantage de cultiver autant une connaissance globale sur l’industrie du thé, qu’une expertise précise dans chacun des terroirs.

Notre soif de connaissances nous a poussé à ouvrir des boutiques et salon à Montréal et à Québec, à publier divers ouvrages, à lancer une École de thé, à créer le premier bar à chai du Québec et à lancer une fabrique expérimentale en Inde (Tea Studio).

Saviez-vous que….

  • Camellia Sinensis aurait pu porter le nom de “La théière fumante” (fiou!) ;
  • Durant les 5 premières années, les clients venaient surtout pour les chichas, les pipes à eau au tabac égyptien aromatisé ;
  • Camellia Sinensis était au départ un salon de thé. C’est suite à un mois de vacances qu’Hugo est revenu avec l’idée d’ouvrir une boutique ;
  • C’est en 2003 que nos dégustateurs ont fait leur premier voyage en Chine, durant la crise du SRAS ;
  • Camellia Sinensis possède aussi deux écoles de thé : une à Montréal, et une à Québec ;
  • L’entreprise compte maintenant une cinquantaine d’employés dévoués, en boutique, au salon, en entrepôt et dans l’administration ;
  • Camellia Sinensis offre plus de 200 thés différents, qui varient chaque année ;
  • Il y a plus de 500 restaurants dans le monde qui proposent nos thés, dont quelques étoilés Michelin! ;
  • 10 000 passionnés ont été reçus dans le cadre des ateliers de thé ;
  • 12 500 échantillons de thé ont été dégustés par les 4 propriétaires au cours des derniers 20 ans ;
  • 700 000 clients ont été servis au salon de thé de Montréal depuis l’ouverture ;
  • 32 000 kg de thé en importations privées chaque année ;

Nouvel amateur de thé? Découvrez nos assortiments – une excellente manière de découvrir ce qui vous plaît.

Passionné à la recherche de nouveautés? Inscrivez-vous à l’infolettre et suivez notre page Facebook pour être au courant des nouveaux arrivages.

Inde : Kevin nous offre un grand cru de Jun Chiyabari

18 juillet 2018

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L’un des jardins népalais les plus reconnus de l’industrie, le Jun Chiyabari, est tout simplement incomparable. Le jardin a été planté de manière intelligente avec de petits lots de plusieurs cultivars, ce qui confère à chaque thé un assemblage réellement unique. Il n’est donc pas surprenant de savoir qu’il s’agit du jardin favori de Kevin, qui a fait une découverte exceptionnelle lors de son séjour au printemps 2018.

Un thé véritablement rare et unique

Dans une grande vallée haute perchée sur les pentes de Jun Chiyabari, Bachan Gwayali et son frère Lochan font pousser de curieux théiers. Ils ont planté là un cultivar d’arbres très connu et énormément utilisé à travers le Japon : le Yabukita. Une minuscule parcelle du jardin a été dédiée au Yabukita, qui pousse ici à 1900m d’altitude, peu commun pour ce type de cultivar. Le thé y est produit artisanalement grâce à la chaleur sèche des petites machines utilisées à Jun Chiyabari, contrairement à la production habituelle du Yabukita traditionnel qui utilise plutôt le vapeur.

Le lot J-21 issu de cette récolte est une merveille d’expérimentation et d’originalité. Avec un profil de goût pratiquement jamais vu auparavant, il cimente Jun Chiyabari dans sa position de jardin de thé leader en innovation. Kevin n’a pas pu s’empêcher de rapporter 400g de ce grand cru afin de vous le faire découvrir!

La première infusion laisse place à une attaque très délicate, surprenant pour thé provenant de Jun Chiyabari. Alors que leurs thés ont l’habitude de prendre rapidement la bouche, le Yabukita fait son entrée doucement, sans brusquer les papilles, avec une liqueur plus grasse et plus onctueuse que parfumée. Au fil des infusions, les arômes se développent en milieu de bouche (maïs frais, épinards, muscat, melon) et s’étirent en une immense finale quasiment interminable.

Un thé véritablement rare qui sera disponible en ligne seulement pour une période très limitée.

Nos thés favoris en version glacée

20 juin 2018

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L’été approche et avec lui le bourdonnement silencieux des machines à glaces. Dans les restaurants, les cafés et à la maison, on commence à faire provision de glaçons pour parer les grandes chaleurs qui s’en viennent. C’est la saison des thés glacés qui débute!

Voici quelques idées pour agrémenter votre été :

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Notre gamme incontournable. Trois thés aromatisés conçus pour être aussi délicieux que rafraîchissants. Disponibles en vrac ou en sachets de 20 g (pour une portion facile de 2 L) avec les instructions pour l’infusion directement sur l’emballage. Envie d’un thé sur le pouce? Passez nous voir en boutique pour un verre à emporter et profitez-en pour découvrir nos versions pétillantes!

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À LA MODE JAPONAISE

Bien connu pour sa culture riche en traditions et en rituels, le Japon est néanmoins passé maître dans l’art du thé en bouteille. Une grande partie de la consommation du thé japonais se fait depuis les machines distributrices réfrigérées, présentes sur tout l’archipel. On y boit principalement du thé vert, mais aussi du thé wulong et du thé au jasmin (entre autres).

Pour infuser à la maison : 15 g de thé par litre d’eau froide, 6 à 12 heures d’infusion et une touche du sucre (au goût).

Nos suggestions :

  • Thé vert – Kukicha biologique (végétal, sucré, fruité), Gyokuro Shizuoka biologique (intensément chlorophyllé, doux et marin)
  • Thé wulong – Shui Xian Lao Cong (noisetté, grillé, sucré), Si Ji Chun (floral et beurré)
  • Thé au jasmin – Perles du Dragon (floral et rafraîchissant)

THÉ GLACÉ ÉCLAIR

Envie d’un thé glacé rapide? Pas de problème, il suffit d’infuser à chaud puis de refroidir. Remplissez un grand verre de glaçons et ajoutez-y une infusion concentrée. Attendez que la glace refroidisse le breuvage puis, bingo! Le tour est joué. L’eau chaude donne généralement plus d’amertume à votre infusion. Vous pouvez compenser en ajoutant un peu de sucre.

À la maison : 2.5 g de thé dans une tasse d’eau chaude (250 ml), 5 minutes d’infusion, versez dans un grand verre rempli de glace puis sucrez au goût.

Nos suggestions :

  • Thé noir – Sikkim Temi 1st flush biologique. Désaltérant à souhait, avec des notes légères de fleurs sauvages et d’écorces. Sucrez-le avec du miel!
  • Thé PuEr – Bulang Shan 2006 (shou). Un délice surprenant pour ceux qui veulent explorer de nouveaux horizons. Notes de terreau sec et d’écorce de cacao
  • Matcha latté – Préparation de matcha traditionnel allongé au lait puis versé dans un verre froid. Peut aussi être fait en combinant tous les éléments dans un mélangeur à cocktail. Le latté le plus tonique de l’été!

Voyages 2018 : La Chine d’Est en Ouest avec Jasmin Desharnais

16 juin 2018

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Du 9 au 30 avril, dans le cadre de son 16e printemps sur la route du thé en Chine, Jasmin a choisi un itinéraire diversifié au niveau des régions visitées. Il a d’abord exploré les accessoires dans le nord du pays, avant de poursuivre son séjour dans l’est, à la recherche des meilleurs crus de thés verts, blancs, wulong et noirs.

Une saison hâtive

Suite à un début de printemps particulièrement chaud et pluvieux en Chine cette année, les récoltes sont arrivées hâtivement (7-15 jours d’avance) par rapport à ce qu’on voit normalement. On a observé une hausse de +/-15% en quantité et, conséquemment, certains jardins ont manqué de travailleurs pour récolter les thés dans les meilleures conditions.

D’un autre côté, le gel du 8 avril dans l’est du pays a provoqué un choc de température dans les jardins et certains s’en sont trouvés mal en point. D’autres non, et c’est avec une attention particulière que Jasmin a goûté les thés du 9 avril… et ils étaient délicieux! Il en a d’ailleurs choisi quelques-uns de cette récolte précise comme le Long Jing Bai Ye et le Huiming, En effet, le choc de température a créé sur la plante une réaction chimique favorable au déploiement des arômes.

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Faire découvrir le Tea Studio

Jasmin s’était aussi donné comme mission de faire découvrir le Tea Studio, notre nouveau projet en Inde, à ses amis producteurs en Chine. En fait, la diversité des thés chinois étant si grande, les Chinois ont rarement la chance de boire des thés d’autres provenances. Jasmin a donc eu bien du plaisir à faire découvrir notre fabrique en Inde, et à faire déguster nos 4 premiers thés.

M. He, un producteur chinois avec qui nous collaborons depuis maintenant 14 ans, viendra d’ailleurs visiter le Tea Studio entre le 4 et 9 octobre prochain. On a bien hâte de l’accueillir! Il fera une formation sur la production de thé vert à l’équipe indienne.

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De dégustateur à expert multidisciplinaire

2018 marque (déjà!) les 20 ans de Camellia Sinensis. Après une vingtaine d’années à titre de dégustateur de thé, Jasmin a l’objectif d’acquérir une expertise multidisciplinaire sur l’industrie du thé, c’est-à-dire à travers la transformation du thé, le processus de production ou encore la recherche. Plus que jamais, il a le souhait de mettre les mains à la pâte. C’est dans cette optique que ses prochains voyages seront d’ailleurs organisés. Désormais, plutôt que de visiter de nombreux jardins en peu de temps, il choisira quelques endroits où il ira approfondir des connaissances bien précises pendant une plus longue période.

Coup de coeur 2018

Cette année, c’est le Long Jing Jingning Bai qui a conquis le coeur de Jasmin. Un thé vert aux riches parfums de petites fleurs et de noisettes fraîches.

Chine : François nous rapporte un thé exceptionnel !

11 juin 2018

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Chaque année, François Marchand sillonne les pays producteurs de la Chine centrale à la quête des meilleurs crus de thés. C’est l’occasion de retrouver ses amis producteurs, de visiter les jardins et de faire des découvertes.

Être expert dégustateur de thé, ça comprend des journées entières à déguster des dizaines et des centaines de thés afin de dénicher LE thé qui sera parfait pour notre marché. Dans le cadre de ces recherches, François procède fréquemment à la “dégustation comparative” : plusieurs grades du même thé, infusés avec les mêmes paramètres, lui sont proposés afin de bien les comparer entre eux. Il examine d’abord les feuilles sèches, puis infusées, avant de goûter à la liqueur – un processus qui peut se répéter durant plusieurs infusions afin de noter son degré de persistance.

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En avril dernier, alors qu’il procédait à la dégustation comparative du Wei Shan Mao Jian – un thé que nous adorons depuis 7 ans – François a eu un coup de coeur pour le grade 1. Il est plutôt rare que nous choisissions de nous procurer les plus hauts grades, comme le marché est beaucoup plus petit pour ce type de thé prestigieux.
Exceptionnel cette année, il n’a pas pu empêcher de vous le faire découvrir!

C’est du jardin de M. Wang, certifié biologique, que provient ce sublime thé vert. C’est d’ailleurs son fils, diplômé de la Tea University, qui reprend le flambeau du jardin. Texturé et tout en délicatesse. Un thé complet, harmonieux à déguster en nombreuses infusions. On recommande d’ailleurs le gaiwan ou le bécher pour profiter de toutes ses nuances.

À noter : il est offert en ligne seulement en quantité très limitée (500g au total). Ne laissez pas cette chance de goûter un thé si exceptionnel s’envoler! C’est aussi une occasion parfaite de le comparer à notre Wei Shan Mao Jian régulier, plus franc, lui aussi délicieux.

Bonne dégustation!

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