Le Blogue des thés | Camellia Sinensis

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Fabienne Synnott, céramiste d’ici | Le chant du shino

11 novembre 2016

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Depuis sa première présence à l’exposition Céramiste d’ici il y a près de deux ans, beaucoup d’argile est passée entre les mains de la céramiste Fabienne Synnott. Son travail a bien évolué et elle s’est d’ailleurs mérité, cet été, le 1er prix du concours Terre et Thé, Camellia Sinensis pour la catégorie bol à thé lors de l’exposition Carac’Terre. Nous sommes donc très heureux de présenter à nouveau son travail à notre clientèle.

De ses propres dires, un des moments forts de son automne fût une « merveilleuse » cuisson au four à bois dirigée par le céramiste Daniel Gingras. Daniel aurait même laissé à Fabienne le meilleur endroit de son four ; un endroit qu’il considère parfait pour créer des effets spectaculaires sur les pièces qui y sont placées. À la vue des résultats, on aurait tendance à le croire !

Elle nous présente également ses plus récentes créations tout juste tirées de son four à gaz. Des grès, mais aussi des porcelaines faites à partir d’un type d’argile qu’elle a nouvellement adopté, soit la Grolleg, qui, dit-elle, « fait de la magie avec les glaçures ».

La céramiste est en constante exploration et elle développe en ce moment une nouvelle glaçure aux cendres qu’on a très hâte de découvrir. Elle nous promet d’ailleurs une première cuisson pour novembre.

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À travers ses recherches, elle continue à explorer le style shino et nous présente de nouvelles pièces magnifiques. « Dans les cuissons en réduction, les shinos chantent parfois… Je pense que ça veut dire qu’on a su écouter ! Je prends des notes sur mes résultats depuis mon entrée dans le monde des shinos, soit il y a 12 ans, et je continue à apprendre à chaque cuisson ».

En plus des objets du thé, nous présentons également des pièces utilitaires qui agrémenterons le quotidien des amateurs de beaux objets. Venez voir quelles merveilles Fabienne a sorti du four pour nous cette fois-ci !

Apprenez-en plus sur Fabienne dans cet article.

CÉRAMISTE D’ICI – Faites la rencontre d’’artisans du Québec qui se passionnent pour les objets et l’art du thé. Tous les quatre mois, les pièces d’un créateur différent seront présentées dans cette vitrine unique, vous permettant d’apprécier la qualité et la formidable diversité di travail des céramistes d’ici.

LE VERT DU CÉLADON

11 mai 2016

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Située au sud-ouest de la province du Zhejiang, la ville de Longquan est l’un des plus importants centres chinois de la céramique, et c’est aussi le berceau du céladon. Son histoire remonterait au Ve siècle et les récentes recherches archéologiques ont permis d’y découvrir plus de 500 fours de cuisson. La technique qu’on y a développée permet d’obtenir des objets de la couleur du jade, cette pierre sacrée si prisée en Asie. Aujourd’hui reconnus pour leur glaçure douce et agréable, les bols en céladon sont très appréciés pour la dégustation du thé.

ENTRETIEN AVEC M. YEN WEI EN, POTIER À LONGQUAN

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Dans son atelier entouré d’un magnifique jardin orné d’œuvres d’art, nous avons rencontré M. Yen, potier et calligraphe. Cette rencontre nous a permis de découvrir le lieu qui lui apporte inspiration et tranquillité, et de connaître l’état d’esprit de cet artiste.

Monsieur Yen, comment êtes-vous devenu potier ?

Je suis issu d’une famille de potiers, j’ai donc vécu dans ce milieu depuis ma naissance. De 1988 à 1992, j’ai étudié au département des beaux-arts de l’Institut du céladon de Jingdezheng. Depuis lors, je travaille comme potier.

D’après vous, quelles sont les qualités d’un bon potier ?

Un bon potier doit posséder de bonnes compétences techniques. Il doit aussi connaître la philosophie, l’esthétique, l’histoire, la culture et la céramique traditionnelle. Les Chinois ont une grande considération pour les artisans qui possèdent science et vertu, parce que la bienveillance est l’âme de l’art. À mes yeux, la moralité et le savoir-vivre sont des qualités importantes pour un potier.

Faites-vous de la recherche, des expérimentations ?

Je fais toujours des recherches et des expérimentations, parce que je suis curieux et que j’aime apprendre de nouvelles techniques. J’ai l’ambition de créer des poteries qui conviennent au goût de notre époque, tout en y intégrant certains éléments de la culture traditionnelle. J’espère avoir un jour ma propre boutique et ma propre marque de poterie, pour que mes œuvres soient appréciées de par le monde.

D’après vous, y a-t-il des éléments ou des conditions qui échappent
au potier ?


Malgré toute l’expérience et le savoir-faire des potiers, plusieurs éléments influencent la finition d’une œuvre : les matériaux, la température, la qualité de l’eau, etc. Les facteurs incontrôlables font partie du plaisir de la création.

Comment percevez-vous l’art de la céramique dans la Chine d’aujourd’hui ?


En Chine, la compétence des potiers est inégale. Il n’y a pas beaucoup d’œuvres marquantes. Beaucoup trop de potiers pensent davantage au profit rapide. Depuis quelques années, j’ai beaucoup changé sur ce point. Je travaille maintenant mes œuvres avec un cœur d’artisan. 

L’ART DE M. KAMADA

2 septembre 2015

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Voici un texte tiré de notre livre Thé vert: à la rencontre d’un art millénaire récemment traduit en anglais “Green Tea: The Quest for Fresh Leaf and Timeless Craft’’.

M. Kamada pratique l’art de la poterie depuis une quarantaine d’années. Il a consacré l’essentiel de son travail à développer une vision moderne et originale du style tenmoku, qui remonte à la dynastie chinoise des Song (960-1279) et qui fut introduit au Japon au XIIIe siècle par des moines bouddhistes.

Aujourd’hui, M. Kamada est l’un des rares céramistes japonais qui ont voué leur vie à la recherche historique et à la production de poteries de style tenmoku. Les fascinants effets de glaçure et la qualité générale de ses œuvres en ont fait l’un des potiers les plus respectés de Kyoto. Ses œuvres sont exposées dans les galeries les plus prestigieuses du Japon et, depuis 2005, ses plus récentes réalisations font partie des collections permanentes du Musée d’art métropolitain de New York.

Lorsque nous avons eu la chance de rencontrer M. Kamada, nous en avons profité pour lui poser plusieurs questions sur ses méthodes de travail et sur l’art de la poterie.

M. Kamada et ses oeuvres

ENTREVUE AVEC M. KAMADA, POTIER À KYOTO 

M. Kamada, après plus de 40 ans de métier, vous avez sûrement développé une approche personnelle de la poterie. De quoi avez-vous besoin pour travailler ?

J’ai seulement besoin de concentration et d’un espace approprié. 

Qu’est-ce qui vous influence, vous motive dans votre travail ?

Auparavant, j’étais inspiré et influencé par la grande céramique ancienne. J’ai mené des recherches à ce sujet, mais reproduire ce genre de poterie n’est plus un objectif. Aujourd’hui, je suis inspiré davantage par d’autres

formes d’art ou par la nature. Mon intérêt premier est de produire des œuvres originales de style tenmoku. Je suis excité quand un musée ou que le Nihon Kogei Kai (Corporation des artistes du Japon) me propose d’exposer mes pièces. C’est très stimulant de pouvoir montrer de nouvelles œuvres.

D’après vous, quelles sont les qualités d’un bon potier ?

D’après moi, toujours aller de l’avant est la meilleure attitude. J’apprends beaucoup de mes erreurs. La plupart du temps, j’obtiens de bons résultats par chance. Par exemple, j’ai beau chercher à contrôler la glaçure, les effets sont toujours différents. 

Comment voyez-vous l’art de la poterie au Japon aujourd’hui, par rapport à l’époque où vous avez fait vos débuts ?

Quand j’ai commencé ma carrière, il y avait beaucoup de jeunes potiers et
cet art était très vivant. Depuis lors, la poterie s’est grandement diversifiée. Aujourd’hui, on s’attarde de plus en plus sur le design. Il semble que le caractère original d’une pièce de poterie n’a plus la même valeur. Les consommateurs du monde entier peuvent en acheter sur Internet sans même les toucher. Dans un monde idéal, je souhaiterais que les gens aient la chance de pouvoir toucher et admirer les poteries avant de les acheter. 

D’autres pièces de M Kamada sont aussi disponibles dans notre boutique de la rue Émery à Montréal et dans celle de Québec.

Demandez à nos conseillez de vous les montrer lors de votre prochaine visite. Contemplation inoubliable assurée!

RENCONTRE AVEC M. NAKAHARA, POTIER DE HAGI

23 juillet 2015

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Voici un texte tiré de notre livre Thé vert: à la rencontre d’un art millénaire récemment traduit en anglais “Green Tea: The Quest for Fresh Leaf and Timeless Craft’’.

Monsieur Nakahara, comment êtes-vous devenu potier ?

À Hagi, la céramique est une industrie locale. Comme j’ai grandi dans cette ville, j’ai toujours été proche de cet art. Plusieurs artisans habitaient près de chez moi. Quand j’ai dû choisir une carrière, j’ai tout naturellement pensé à devenir potier.

Certaines pièces Hagi ont une encoche à leur base. Pourquoi ?

À l’époque, les gens du peuple n’étaient pas autorisés à utiliser le même type de céramique que l’empereur. Pour identifier les bols qui ne lui étaient pas destinés, les potiers y taillaient une encoche. Cette tradition est toujours vivante.

Quelles sont d’après vous les qualités d’un bon potier ?

Premièrement, pour faire de la bonne céramique, il faut être habile. Il faut avoir les doigts agiles. Je crois que la céramique est une technique qui concerne avant tout les doigts. Ensuite, il faut savoir utiliser le tour. Quand je travaille, je pense aux sourires de mes clients, au format qui leur serait le plus utile, etc. Je me soucie de l’élégance et de la beauté de chaque pièce.

Je crois aussi qu’on peut ressentir l’« humanité » d’un artiste à travers son travail. Analyser une pièce d’art n’est pas facile pour un amateur ni pour un professionnel.

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La plupart des gens, sans comprendre la céramique, ressentent quelque chose de mystérieux lorsqu’ils voient ou touchent une pièce. Je crois que, inconsciemment, ils peuvent savoir quel genre de personne a fait la pièce. Je pense donc qu’un bon potier devrait avoir une bonne attitude dans sa vie quotidienne.

On dit que les Japonais d’aujourd’hui n’ont plus ni croyances ni principes. Moi, je pense au contraire que nous croyons tous en quelque chose. La céramique est le reflet du mode de vie d’un artiste. Je ne pense pas qu’un acheteur choisisse mes pièces par hasard. Je crois qu’on peut me reconnaître à travers mon travail.

Comment percevez-vous l’art de la céramique dans le Japon d’aujourd’hui, par rapport à l’époque où vous avez fait vos débuts ?

L’industrie de la poterie au Japon respecte beaucoup la tradition. Cela dit, les jeunes potiers ont davantage de difficultés s’ils ne sont pas issus d’une famille d’artisans qui se transmettent le flambeau de génération en génération. Peut- être aussi que les nouveaux artistes ne sont pas appréciés à leur juste valeur. Les potiers établis depuis longtemps sont privilégiés par les gens de l’industrie. Leurs céramiques sont très coûteuses. C’était comme ça par le passé et la situation n’a pas changé. 

En Chine en plein été!

4 septembre 2013

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Depuis 2003, mes voyages en Chine se font principalement au printemps lors de la récolte des thés.  Au fil des ans, les scènes de la Chine au printemps me sont devenues familières.  Il y a les champs de canola en fleurs d’un jaune brillant, les fleurs de magnolias sur les branches dénudées et bien évidemment toutes ces nouvelles pousses de thé conférant un beau vert tendre aux jardins de thé. Dans ces derniers, une horde de cueilleuses s’affairent à récolter alors que dans les fabriques, la transformation est en cours.  J’ai également visité la Chine plus tard dans l’année pour la récolte d’automne, mais je n’y avais jamais mis les pieds en plein coeur de l’été.

IMG_5066C’est donc avec une excitation nouvelle que je me suis envolé pour Shanghai le 24 juillet dernier à la demande de l’émission de Radio-Canada, La Semaine Verte.  Mon mandat pour ce voyage n’était pas de faire les achats, mais bien de faire découvrir à la merveilleuse équipe de tournage (et bientôt à vous !) la Chine du thé que je connais.  Nous avons donc visité la province du Zhejiang et du Yunnan afin de rencontrer plusieurs producteurs de thé, des scientifiques, un potier, en plus de visiter des maisons de thé et des marchés de thé chinois. Ce fût pour les producteurs et moi un contexte de rencontre bien différent de nos rencontres printanières. Au printemps, on enfile les dégustations comparatives, jasons climat et transformation, négocions les achats et organisons  le transport alors qu’en été, sans récolte dans les jardins et pas d’achat à faire, il ne nous restait qu’à jaser ensemble et boire du thé !

Ce superbe accueil chez tous mes collaborateurs habituels a fait de ce voyage une expérience inoubliable tant pour moi que pour l’équipe de tournage. L’hospitalité, les discussions détendues, les dégustations agréables et délicieuses, la passion et les sourires contagieux, toutes ces petites attentions me font à nouveau réaliser la chance que j’ai de côtoyer ces gens:  la famille Tang, productrice de notre Long Jing Shi Feng, qui nous a généreusement reçus dans sa maison magnifique; les scientifiques du Tea Research Institute; M. He, producteur du Huiming (et de ses nombreuses variantes!)  qui nous a fait profiter de la superbe nourriture de Jingning;  M. Yen et son grand art dans la conception des céladons; Mme Wang, sa bonne humeur et ses supers Pu Er et M. Chan, grand spécialiste du vieillissement des Pu Er avec son rire contagieux.

Merci à l’équipe de La Semaine Verte de m’avoir fait voir la Chine sous un nouvel angle !

Jasmin

Bonne nouvelle! Notre nouveau livre paraît bientôt!

30 octobre 2012

couverture du livre

Le deuxième livre de notre Maison de thé Thé vert, à la rencontre d’un art millénaire voit le jour! Entièrement consacré aux thés verts, il se présente sous la forme d’un adorable bouquin facile à feuilleter, où chaque page est une chronique sur les artisans, les terroirs et l’art du thé vert.

En voici un extrait en primeur! Bonne lecture et patience… Il sera sur les tablettes le 7 novembre!
Petit ajustement: Il serait déjà sur les tablettes de notre boutique du Quartier Latin!

À LA RECHERCHE DU TAI PING HOU KUI

Tout dégustateur de thé rêve de découvrir un jour, dans une région reculée, une plantation pratiquement inaccessible, où serait produit un thé exceptionnel. La découverte du Tai Ping Hou Kui fut pour nous une expérience de cette envergure.

Il figurait sur notre liste des « thés à trouver » depuis nos premières explorations. Nous connaissions sa province de production, mais nos recherches demeuraient infructueuses. Lorsque nous avons enfin su où aller, par l’entremise de M. Xie, producteur de Huang Shan Mao Feng, nous avons compris pourquoi nous n’avions pu le trouver : aucune route ne mène aux plantations !

À partir de chez M. Xie dans la magnifique province d’Anhui, il faut voyager sur des chemins de campagne avant de faire halte au bord d’une rivière. La suite du périple se fait en bateau.

L’eau de la rivière est calme et reflète les majestueux monts Huang Shan qui l’entourent. Après avoir navigué une heure dans ce paysage éblouissant, nous atteignons le terroir du Tai Ping Hou Kui, l’un des plus beaux sites que nous avons eu la chance de visiter au cours de nos explorations. Les quelques jardins de thé au bord de la rivière resplendissent d’un vert impérial.

M. Ye, le producteur que nous y avons rencontré, appartient à une lignée qui cultive le thé depuis cinq générations. Les théiers de ses jardins ont été plantés par ses ancêtres. Comme les autres familles du village, M. Ye travaille dans une petite fabrique derrière sa maison. Il produit un thé qui se distingue par ses feuilles aplaties d’une longueur moyenne de six centimètres. Pour parvenir à cet étonnant résultat, M. Ye emploie une méthode de transformation artisanale qui nous a complètement ébahis.


UNE TRANSFORMATION ARTISANALE Tai Ping Hou Kui 1

Le cultivar utilisé pour la production de ce thé possède de grandes feuilles qui sont cueillies et sélectionnées rigoureusement. Comme pour d’autres grands crus, seuls le bourgeon terminal et les deux feuilles suivantes sont utilisés. Mais, pour le Tai Ping Hou Kui, on doit attendre que les feuilles soient un peu plus matures.

Après la cueillette, les feuilles sont triées, puis envoyées à la dessiccation qui est faite manuellement. On remue les feuilles dans la cuve pendant environ cinq minutes.

L’étape suivante, le roulage, consiste à disposer les feuilles, une à une, sur un grillage métallique de façon qu’aucune ne se touche. On dépose un second grillage par-dessus les feuilles, et ces grillages sont placés sur une table en bois. On applique ensuite un linge de coton sur le cadre, puis, d’un geste vif et bref, on y passe un rouleau.

On laisse les feuilles à l’intérieur de ce cadre pour le séchage final, au-dessus d’un feu de bois. Le séchage est progressif et dure environ une heure.

En raison de cette méthode de transformation entièrement manuelle et de la faible superficie de ce terroir, les thés Tai Ping Hou Kui authentiques sont rares. Même en Chine, il est difficile d’en obtenir. Cette rareté et l’originalité de ses délicats arômes floraux en ont fait un thé que les Chinois ont l’habitude d’offrir en cadeau.

Tai Ping Hou Kui 2

Sur la route du thé

16 septembre 2008

Jeff Fuchs Ancient Tea Horse Road 

 

Cette semaine nous eurent le grand privilège de faire la rencontre de Jeff Fuchs, un passionné de Pu Er habitant depuis maintenant plus de dix ans en Chine, au Yunnan plus précisément, la grande région productrice de ces thés ayant la faculté de se bonifier en vieillissant. Jeff est l’auteur d’un tout nouvel ouvrage, “Ancient Tea Horse Road: Travels with the Last of the Himalayan Muleteers”, racontant son récent et valeureux périple sur la grande route du commerce du thé. Traversant l’Himalaya, de la Chine au Moyen-Orient en passant par l’Inde et le Tibet, cette route ancestrale est aujourd’hui en proie au développement des routes carrossables. Ce projet se veut un appel à la conservation de ce précieux héritage du thé. Ayant parcouru 6000 km à pied aux côtés d’intrépides montagnards et de leurs mules portant des sacoches remplies de briques et de galettes de Pu Er, il nous raconte son expérience hors du commun. Photographe aguerri, l’auteur illustre son livre d’images saisissantes. Pour ceux qui n’ont pas de peine à lire l’anglais (sinon juste pour regarder les images splendides de son site!), je vous propose vivement de consulter les liens proposés à la fin de cet article afin de découvrir l’oeuvre de cet homme qui a su nous charmer par sa gentillesse et son amour des gens et du thé. Nous avons eu la chance de déguster en sa compagnie plusieurs Pu Er délicieux ainsi que d’autres thés que nous désirions partager avec lui. Ce fut une rencontre des plus intéressantes et sympathiques. 

 

Jeff Fuchs, Kevin, Josiane et Céline 

 

Site web personnel (photographie)

 

Entrevue “questions/réponses” du National Post

 

Entrevue vidéo à CTV 

 

 

 
 

série collection

Bienvenue dans la Série Collection.
Vous y trouverez des objets et des thés créés par les plus grands artisans d’Asie.

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