Le Blogue des thés | Camellia Sinensis

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À chaque famille de thé son bénéfice santé

15 janvier 2017

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Depuis que Shen Nong a découvert, voilà plus de 4000 ans, que le thé avait le pouvoir de stimuler et de désintoxiquer, l’homme n’a cessé de s’intéresser à ses vertus médicinales. Si les propriétés stimulantes, diurétiques et antibactériennes du thé sont reconnues depuis longtemps par la médecine chinoise, c’est plus récemment que ses bienfaits ont été confirmés par la science moderne. Aujourd’hui, à la différence des taoïstes d’autrefois, nous ne considérons pas le thé comme un élixir d’immortalité ni comme une boisson dotée de pouvoirs mystiques. Cependant, il ne fait plus aucun doute que ses vertus contribuent à notre longévité en stimulant les fonctions du cœur, en renforçant le système immunitaire et en prévenant les mutations cellulaires.

Quelque soit votre famille de thé préférée, vous serez certains d’y retrouver de multiples bienfaits. Découvrez-les ici :

THÉ BLANC

Rafraîchissant, désaltérant et plutôt faible en caféine, le thé blanc est particulièrement consommé en Chine pendant la période estivale. Selon la médecine chinoise, il aurait la propriété d’équilibrer l’excès de chaleur et d’atténuer les effets de la ménopause.

Nouvel amateur de thé blanc ? Nous vous suggérons le Bai Hao Yin Zhen.

THÉ VERT

Selon des études récentes, le thé vert contiendrait une plus grande quantité de polyphénols que les autres familles de thé, ce qui l’a rendu très populaire en Occident ces dernières années. Grâce à ses propriétés antioxydantes, le thé vert préviendrait certaines formes de cancer. Également réputé pour soutenir le travail intellectuel, le thé vert contient plus de fer, de vitamines et de catéchines que le thé noir. La dessiccation nécessaire à l’obtention d’un thé vert favoriserait l’augmentation de la teneur en polyphénols des feuilles.

À la recherche d’un puissant antioxydant? Essayez notre Sencha Mobata.

THÉ WULONG

Une consommation soutenue (8 grammes par jour) de Wulong aurait un effet amaigrissant en améliorant le métabolisme des lipides. Son effet relaxant, antistress, voire euphorisant serait dû à la grande concentration des huiles aromatiques qui sont extraites des feuilles lors du roulage.

Le coup de cœur d’Hugo Américi? Le wulong Ali Shan.

THÉ NOIR

L’oxydation enzymatique que subissent les feuilles durant leur transformation en thé noir convertit une partie des catéchines en théaflavine et en théarubigine, en plus de détruire une partie des vitamines. Par contre, la caféine des thés noirs est libérée plus vivement dans le sang, sur une durée plus courte que celle du thé vert, l’oxydation la séparant partiellement des tannins. Par conséquent, le thé noir agirait davantage comme stimulant physique que le thé vert.

Saviez-vous que Kevin Gascoyne boit une dizaine de tasses de thé Darjeeling chaque matin ? Initiez-vous au thé noir avec le Darjeeling 1st Flush Classique Singell DJ-19.

THÉ VIEILLI

En raison de ses propriétés, le thé vieilli a longtemps été utilisé comme complément alimentaire par plusieurs tribus et populations nomades vivant dans des régions éloignées. Comme ces populations se nourrissaient essentiellement de viande de yack très grasse, le thé leur permettait d’équilibrer leur régime alimentaire en luttant contre les graisses. On reconnaît aujourd’hui au thé vieilli des vertus épuratives qui permettent notamment de réguler l’organisme et de favoriser la digestion. Le thé vieilli contribue également à éliminer le cholestérol.

Intrigué ? Essayez le Thai Pu Er 2006 Hong Tai Cha, provenant d’un terroir marginal.

Thés sombres pour neige blanche

31 mars 2014

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Tout amateur de thé en vient un jour à explorer la fascinante famille des thés vieillis. Si on les boit aisément à l’année, certains ressentent intuitivement un profond besoin de redécouvrir leurs saveurs rustiques en cette délicieuse saison de recueillement qu’est l’hiver, surtout lorsqu’elle se prolonge inespérément jusqu’au printemps!

Profitez donc de la chaleur et du calme d’un chalet chauffé au bois ou d’une soirée festive pour vous imprégner d’un de ces millésimes soigneusement affinés par le temps. Qu’ils soient jeunes ou âgés, lentement vieillis ou ayant subis une fermentation forcée, les Pu Er et autres thés sombres vous offrent une richesse de textures et d’arômes insoupçonnés.

Historiquement développés pour la consommation courante, les Pu Er shou, avec leur maturation rapide, déploient des liqueurs rondes et terreuses, très peu tanniques ou amères, nuancées d’accents de cuir et de sous-bois. Idéals pour accompagner un repas avec leur vertu digestive, ils sont aussi appréciés à jeun pour leur douceur. Les plus âgés dévoileront leur sagesse en profondeur sous les traits de l’équilibre et d’une présence en bouche plus soutenue.

Pour bien comprendre l’esthétique des thés vieillis, goûter le Pu Er sheng très jeune est une expérience essentielle et très intéressante. On se rend alors compte que le thé qui est produit et bu dans le Yunnan, aussi appelé maocha, est un produit brut assez voisin du thé vert dans son profil de goût. Sa puissance tannique et minérale s’allie à des notes végétales, florales et fruitées d’une persistance étonnante, énormément appréciée des collectionneurs et garante d’un excellent potentiel de bonification.

L’intrigante transformation, qui s’effectue suivant le passage des ans au cœur de ces thés soigneusement compressés, dévoile des liqueurs de plus en plus souples et harmonieuses aux arômes d’écorces, d’épices et éventuellement de lichen ou de racines. Les vieux Pu Er sheng, reconnus pour leur après-goût rafraîchissant et exquis, sont aussi savourés pour l’effet de bien-être qu’ils procurent. Un joli prétexte pour se doter d’une galette et suivre patiemment son évolution sur quelques décennies.

D’autres thés ont su bénéficier de la popularité croissante des thés vieillis et de leurs bienfaits, et malgré qu’ils ne soient pas originaires du Yunnan et n’aient donc pas l’appellation Pu Er, ils offrent tout de même des expériences gustatives enivrantes et réconfortantes. Que ce soient les vénérables petites feuilles du Liu An de la province du Guangdong, aux saveurs minérales et terreuses, ou bien celles plus matures des Liu Bao du Guangxi, réputées pour engendrer des liqueurs légères, sucrées et boisées, chaque terroir possède son savoir-faire et son caractère particulier rendant leur découverte alléchante!

Certains ont marqué l’histoire tels que le Fuzhuan ou le Baboo respectivement destinés aux marchés mongol et tibétain, et savamment intégrés à leurs diètes riches et carnées. D’autres sont demeurés l’apanage de minorités ethniques et concoctés spécialement pour leurs fêtes et célébrations tels que l’unique et intense thé acide des Bulang!

Qui sait où ce voyage de terroirs et de saveurs nous conduit une fois amorcé, mais on peut être sûr que chacun de ces thés est comme une force de la nature qu’il faut apprendre à dompter pour en apprécier toute la splendeur!

Des métaux lourds et des pesticides dans ma tasse de thé???

20 mars 2014

Coccinelle

Plusieurs consommateurs se questionnent par rapport à la présence de plomb ou de pesticides dans le thé ; voici le résumé de nos démarches entreprises sur le sujet depuis 2008.

Alors que nous préparions la première édition de Thé : histoire, terroirs, saveurs, nous avions mandaté le laboratoire québécois TransBioTech de faire, à partir de nos feuilles de thé, des analyses sur les antioxydants, la caféine, l’humidité mais aussi sur la présence de métaux lourds.  Poursuivant nos recherches en 2013, nous avons réalisé des tests avec le Centre d’expertise en analyse environnementale du Québec portant spécifiquement sur les pesticides. Plus récemment, nous faisons analyser les pesticides de 5 à 8 thés par année directement dans les pays producteurs chez SGS, laboratoire international, ce qui nous permet d’obtenir les résultats avant même l’importation au Canada.

Métaux lourds

Le laboratoire Transbiotech a testé pour nous vingt types de métaux lourds sur près de vingt thés à la recherche de ces substances. Les tests ont démontré qu’il n’y avait qu’une infime présence d’aluminium et de manganèse, ce qui est tout à fait normal puisque nous les retrouvons déjà à l’état naturel dans le sol.  Tous les autres métaux lourds, dont le plomb et l’arsenic, étaient absents ou présents aux mêmes concentrations que l’eau de source utilisée (consultez ici le certificat d’analyse)

Pesticides

Comme Camellia Sinensis est actif dans le biologique depuis bientôt 10 ans (l’entreprise à été certifiée biologique depuis 2005), nous tenons à vous partager notre expérience et notre vision sur l’agriculture du thé.  On parle ici du thé comme un produit agricole au même titre que les fruits et légumes que nous consommons. Ainsi, comme tout autre culture, certains engrais, insecticides et fongicides, naturels ou chimiques, sont utilisés afin de s’assurer d’une bonne récolte et de contrôler les indésirables. Depuis nos premiers voyages dans les pays producteurs en 2003, nous travaillons directement sur le terrain afin de nous assurer autant de la qualité que de la salubrité des thés que nous importons directement des producteurs.

Nous avons une certification biologique depuis 2005 sur plusieurs thés provenant d’à peu près tous les pays producteurs. En 2008, lorsque nous avons décidé d’enclencher avec Écocert le processus de certification biologique des deux jardins de M. He, producteur de Huiming dans la province du Zhejiang en Chine, nous étions bien curieux de comparer les normes occidentales à celles de l’OTRDC (Organic Tea Research Development Center). C’est avec satisfaction qu’en mai 2009,  nous avons reçu la certification biologique émise par Écocert attestant que les jardins de M. He répondaient aux exigences strictes des normes européennes.  Aujourd’hui, nous sommes heureux de compter sur une grande sélection de thés biologiques certifiés.

cueilleuses TPHK_08Mais soyons réalistes, comme plusieurs de nos producteurs sont des producteurs familiaux et que les coûts pour la certification sont très élevés, il n’est pas possible d’avoir une certification pour tous les thés de tous les pays.  Bien sûr, nous prenons toutefois les mesures requises pour s’assurer de la salubrité de nos thés. Voici comment nous procédons :

Comme nous visitons tous les jardins de thé, nous procédons à une analyse visuelle avec certains paramètres en tête comme les suivants:

- En lien avec le terroir et la géographie, quels sont les facteurs de risque?  Être dans des plaines tropicales ou à 2000m en montagne ne comporte pas les mêmes réponses autant pour le contrôle des insectes qu’au niveau des engrais.

- Est-ce qu’il y a des herbes qui poussent à travers les théiers?

- Est-ce qu’il y a une différence entre les feuilles à la base du théier et celles au niveau des jeunes pousses?

- Y a-t-il de la vie dans le jardin ?! Araignées, vers, moucherons, etc.

- Y a-t-il des sacs d’engrais ou de pesticides dans le jardin ou dans la fabrique?

Et comme nous côtoyons les mêmes producteurs années après années, nous sommes en mesure de pouvoir faire le suivi avec eux selon les défis climatiques annuels et les nouvelles méthodes de culture.

Revenons maintenant au Québec où en 2013, nous avons entrepris des tests en laboratoire avec le Centre d’Expertise en Analyse Environnementale du Québec afin de tester les résidus autant dans les feuilles que dans la liqueur.

Nous avons été heureux d’apprendre que la grande majorité de nos thés n’avaient aucun résidu de pesticides ou autres produits chimiques. Il est vrai que les tests ont révélé d’infimes résidus dans certains thés,  comme nous en trouverions sûrement dans certains légumes ou fruits que nous consommons. L’important est de savoir de quoi il s’agit et de quelle quantité on parle.  Nous avons par exemple trouvé dans un thé 0,3mg/kg de cyhalothrine, un insecticide utilisé pour les légumes à feuilles.  Comme la norme établie par Santé Canada est aussi de 0,3mg/kg mais que le thé n’est pas un légume que l’on mange, nous étions bien curieux de tester l’infusion pour savoir si l’insecticide en question était soluble dans l’eau. Les résultats nous ont démontré qu’une fois l’infusion faite selon les paramètres suggérés, il n’y avait aucune présence du dit produit dans la liqueur que l’on boit.  Nous vous invitons à consulter ici les certificats d’analyses du tissu végétal et de la liqueur.

Le lien suivant se rapporte aux normes de Santé Canada

Soyez assurés que nous continuons dans la voie de l’agriculture biologique et raisonnée et poursuivons nos inspections et tests en laboratoire, année après année.  Étant nous-mêmes de grands buveurs de nos thés, il est clair que nous voulons nous assurer de leur salubrité.

Jasmin

Gaba Cha

21 novembre 2013

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Le Gaba Cha est un thé moderne. Créé initialement comme un produit de santé, son fascinant profil gustatif lui garantit une place de choix dans les catalogues de thés d’exception. Si les japonais, dont le Dr. Tsushima Tojiro et son équipe de la Station Expérimentale Nationale de Thé, sont à l’origine de sa technique de production développée vers la fin des années 1980, Taïwan est aujourd’hui devenu producteur et fournisseur mondial de Gaba Cha.

La fabrication se fait avec des feuilles fraîches de bonne qualité simplement mises sous vide dans des sacs hermétiques et laissées à une température d’au moins 40 ˚C pendant environ huit heures. Cette réaction sans oxygène peut aussi se faire en remplaçant le vide par de l’azote. Les feuilles sont ensuite retirées pour être exposées à l’air et être agitées pendant une période soigneusement mesurée de quelques minutes. Pour notre Gaba Cha, ce cycle est répété cinq fois avec de légères variations dans le temps d’exposition à l’air entre les passages sous vide. Cette réaction anaérobique développe le riche potentiel naturel d’acide gamma-aminobutyrique ou «GABA» à partir des composés chimiques contenus dans les feuilles.

GABAAcid gamma-aminobutyric ou ‘GABA’

Le GABA est un important acide aminé qui fonctionne en tant que neurotransmetteur dans le système nerveux central.

De façon populaire, boire le Gaba Cha a donc été associé à une longue liste de bienfaits pour la santé humaine et son bien-être allant, pour n’en citer que quelques uns, de la conservation de la mémoire à la perte de poids, de la détente et de la lutte contre la dépression à l’augmentation des performances sexuelles…

Comme dégustateur, le Gaba Cha est très étonnant. L’inhabituel procédé anaérobique utilisé crée un spectre unique de saveurs dévoilant certains aspects cachés de la chimie naturelle des feuilles de thé. L’infusion donne une profonde liqueur ambrée, corsée et adoucie par des nuances de pommes cuites et de grenadine. Les notes d’épices (cannelle, muscade) bonifient sa persistance fruitée et florale.

Des tisanes nouvelles !

11 octobre 2013

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Alors que pour le thé, nous devons obligatoirement parcourir pays et montagnes à l’étranger pour rencontrer nos producteurs, c’est avec grand plaisir que le processus de dégustation et de sélection de nos tisanes s’est fait avec des producteurs et des herboristes du Québec !  Comme pour le thé, nous avons procédé à une démarche de dégustation afin de dénicher différents mélanges de plantes aux arômes et aux saveurs harmonieuses.  Provenant, pour la grande majorité, des plus beaux coins de notre belle province,  les mélanges contiennent des plantes entières récoltées à la main et séchées de façon traditionnelle, conservant ainsi toutes leurs huiles aromatiques et leurs bienfaits.

Réparties en trois gammes, vous découvrirez un monde de fragrances nouvelles où différentes plantes comme la verveine, l’agastache, le framboisier, l’ortie, le thé des bois, le houblon, la lavande, l’achillée millefeuille, la mélisse émerveilleront vos fins de soirée.

Bonne découverte et bonne dégustation !

La coopérative de Rooibos de Wuppertal

15 avril 2013

Église à Wuppertal en Afrique du Sud

Juchée dans les montagnes accidentées de la réserve naturelle de Cederberg, dans le nord de la province du cap occidental de l’Afrique du Sud, se trouve la vallée de Wuppertal. Isolée du monde, un hameau de cottages et une église au toit de chaume y furent construits par des missionnaires allemands dans les années 1830 parmi un petit groupe de familles Khoikhoi. L’introduction des rites chrétiens et la pratique de l’agriculture européenne firent croître la communauté.

Les autochtones de cette région utilisent le rooibos depuis au moins 600 ans comme herbe médicinale et comme infusion. Sa popularité croissante à l’échelle nationale et internationale leur a permis de se concentrer sur son développement et aujourd’hui une coopérative de 93 fermiers de Wuppertal et des environs récolte manuellement la plante, produisant un rooibos de haute qualité. Camellia-Sinensis achète depuis plusieurs années déjà ce produit biologique et équitable!

Arbuste de rooibos adapté l'environnement semi-désertiqueLe rooibos (Aspalathus linearis), de la famille des légumineuses, tire son nom de l’afrikaans et signifie buisson rougeâtre, couleur que prend l’arbuste vers la fin de sa vie. Robuste et adapté au terroir unique des montagnes Cederberg, il entretient une relation symbiotique si importante avec les micro-organismes présents dans les sols qu’il croît exclusivement dans cette région. L’environnement sablonneux et rocheux allié aux périodes de moussons suivies de mois de soleil brûlant permettent à une végétation d’arbustes, de petits arbres et de plantes grasses de s’adapter à ces conditions semi-désertiques. La récolte de janvier à avril peut ainsi voir la température atteindre 40 °C.

Pile de rooibos en transformationChaque fermier dispose d’un champ de la taille d’un à deux terrains de tennis sur lequel sont répartis les jeunes arbustes. Ceux-ci commenceront à produire dès leur troisième année de plantation pour ensuite rougir et mourir vers leur neuvième année d’existence. La taille effectuée à l’aide de la faux traditionnelle permet de récupérer de 30 à 50 % du feuillage supérieur laissant le buisson en santé pour la prochaine saison. La récolte est alors acheminée vers la fabrique de Wuppertal pour déchiqueter à la machine les tiges et les feuilles qui seront ensuite étendues en pile de 30 cm d’épaisseur dans une cours murée.  C’est à cet endroit qu’elles seront broyées, arrosées avec un peu d’eau, laissées au repos de 10 à 14 heures pour s’oxyder et après finement étendues à sécher au soleil. À l’aide d’un système de tri séparant les tiges des feuilles, différents grades de rooibos seront obtenus. Finalement, avant d’être séchés et emballés, les grades seront passés à la vapeur pour une courte pasteurisation, supprimant tout risque de contamination bactérienne.

Kevin Gascoyne

Le thé japonais Nadeshiko – la frontière entre thé noir et thé Pu er.

18 décembre 2012

Les feuilles

Nous avons découvert le thé Nadeshiko en 2010 dans sa phase expérimentale. Sans aucun doute en pénétrant dans le « sas » qui sépare la salle de transformation du thé et la pièce où l’on fait l’inoculation du champignon dans les feuilles, nous avions déjà l’impression d’avoir trouvé un autre beau projet !

De quoi s’agit-il au juste? C’est un brin complexe, mais en gros, il s’agit d’un thé à fermentation microbiologique contrôlée. Les feuilles à la base proviennent des plantations d’Isagawa, situées sur la montagne Haruno dans la préfecture de Shizuoka. Issu de plantations n’usant aucun pesticide ou herbicide, le thé subit différentes transformations, telles que flétrissage, roulage, malaxage et stérilisation.

Ensuite, dans une salle contrôlée, on procède à la fermentation du thé avec l’ajout d’une seule spore, soit l’aspergillus awamori. Par la suite, il y aura stabilisation du produit, séchage et triage. Il en résulte un thé au gout assez distinct, se rapprochant davantage d’un thé noir que d’un thé Pu Er.

Développé dans une optique « santé » au Japon, ce thé contiendrait davantage d’acides galliques et citriques ainsi que plus de catéchine que les thés verts. Aussi, le processus de transformation permettrait de créer de nouveaux polyphénols appelés Teadenol A et Teadenol B. Des recherches aux universités de Shizuoka et de Saga ont lieu présentement afin d’établir les propriétés du thé Nadeshiko et de ce nouveau procédé.

En attendant d’en savoir plus sur ses effets bénéfiques, profitons de son gout unique !Un travail très sérieux

De la Côte Nord à votre tasse : Un nouveau grade de Thé du Labrador en quantité limitée

20 octobre 2012

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Un nouveau grade de Thé du Labrador fait son entrée dans notre carte et il nous provient de la Côte Nord. Contrairement au Thé du Labrador régulier qui est récolté en tourbière et sous couvert forestier, le Thé du Labrador grade 1 provient de landes où les feuilles sont exposées aux chauds rayons du soleil. La cueillette est elle aussi différente : le grade régulier ne comporte que des feuilles assez matures alors que le grade 1 ne contient que la tige et de minuscules feuilles.

La présence de tiges peut paraître surprenante à prime abord, surtout en infusion. Pourtant, il ne faudra pas se surprendre de les voir utilisées de plus en plus souvent puisqu’elles contiendraient une forte concentration d’acide ursulique, un composé présent dans de nombreux fruits et utilisé comme antitumoral en médecine traditionnelle. C’est au Laboratoire d’analyse et de séparation des essences végétales (LASEVE) de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) qu’on doit cette étonnante découverte d’un composé dont on ignorait la présence dans le Thé du Labrador.

Ses vertus : Les avantages promulgués par les tiges du Thé de Labrador s’ajoutent à la liste déjà longue de ses bienfaits : son huile essentielle est considérée comme anti-inflammatoire, antispasmodique, antibactérienne, décongestive et efficace pour soigner les diverses affections broncho-pulmonaires (pas étonnant que plusieurs nations amérindiennes l’aient adoptée pour combattre le rhume et la grippe); le Thé du Labrador est également reconnu pour son action calmante et légèrement stupéfiante aidant à combattre l’insomnie et l’anxiété; on lui reconnaît également le rôle de draineur  hépatique et de régénérateur des cellules du foie (plus encore, certains affirment qu’une infusion de Thé du Labrador apaiserait la « gueule de bois. »); enfin il serait digestif, favoriserait le cycle menstruel et contribuerait à favoriser le travail des femmes sur le point d’accoucher.

Petit bémol cependant : À cause de sa richesse en tanins, de fortes doses ou une infusion prolongée peut causer des crampes et des maux d’estomac. Il est donc mieux de ne pas l’infuser trop longtemps et de rationner sa consommation. La consommation est déconseillée également aux femmes enceintes de six mois ou moins et aux enfants de moins de six ans.

Un grade d’un haut potentiel gustatif : À mon humble avis, un des principaux avantages du thé du Labrador demeure son goût exceptionnel et le grade 1 rencontre toutes mes attentes en ce sens. Son goût est différent, mais surtout beaucoup plus prononcé. Il semble plus découpé et dégage des parfums de sapin baumier et des effluves de lime. Rafraîchissant à souhait, je le trouve simplement délicieux. Si vous vous promenez un peu sur le web, vous pourrez également trouver de nombreuses recettes qui intègrent le Thé du Labrador à la cuisine, notamment avec du gibier, en remplacement de la menthe dans les rouleaux de printemps et même pour remplacer l’essence de vanille dans des desserts! Je vous invite d’ailleurs à partager les recettes que vous aurez essayées et à me faire part de vos commentaires. N’hésitez pas à goûter les deux grades comparativement et à me revenir là-dessus!

Bonne dégustation!
-Kate-

Les thés japonais 2011 enfin dans nos pots!

6 juillet 2011

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Quelques exemples des analyses de radiation fournies par nos producteurs.

Au cours des dernières années nous avons toujours eu les nouvelles récoltes en boutique au début du mois de juin. Cette année, les belles feuilles fraiches se sont fait attendre! D’abord,  le Japon a eu un printemps plus froid que les années précédentes, ce qui a retardé de plus de 15 jours la plupart des récoltes.

Également, suite aux terribles évènements survenus au  Japon en mars dernier, nous avons établi un protocole pour les récoltes 2011 afin de nous assurer que les thés ne soient pas affectés par les radiations. En voici les grandes lignes :

* Obtention de certificats d’analyse de terrain provenant de nos producteurs de thé;
* Obtention de certificats d’analyse des feuilles fraiches et/ou des infusions;
* Analyse par une firme indépendante québécoise de nos importations du Japon une fois parvenues à notre entrepôt.

Les résultats de cette démarche? Nous avons reçus plus d’une dizaine de certificats d’analyse de radiations de la part de nos producteurs de thé. Aucun de ceux-ci ne démontrait des taux de radiations supérieurs aux normes acceptables au Canada (1000 bq/kg). En fait, les taux sont extrêmement bas, se situant d’indétectables  (la majorité) à 136 bq/kg. Il n’y a donc pas d’inquiétude à boire les thés japonais que nous avons importés pour notre sélection 2011.

Les thés japonais ont également été analysés par un spécialiste en radioactivité, avant d’être expédiés dans nos boutiques. Nous avons le plaisir de vous annoncer qu’une grande variété est maintenant disponible : Sencha Haruno, Sencha Ashikubo, Sencha Nagashima, Sencha Isagawa, Kamairicha, Sencha Fukamushi Aji, Sencha Tuyuhikari, Sencha Tsukigase, Genmaicha, Genmaicha (sencha-matcha), Guricha, et Gyokuro Hokuen. De quoi satisfaire quelques palais assoiffés!

Plusieurs autres variétés seront également disponibles dans les prochaines semaines. Soyez assurés que nous serons à l’affut de ce dossier tant et aussi longtemps que la situation ne sera pas revenue totalement à la normale au Japon.

Sur ce, bonne dégustation et je vous recommande mon dernier coup de cœur, le Sencha Tuyuhikari issu d’un nouveau cultivar (Tuyuhikari). Il s’agit d’un bel exemple d’un sencha de grande classe aux accents de verdure fraiche et aux notes florales persistantes.

Hugo Américi  / Responsable des importations de thé de Taiwan & du Japon.
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M. Deschamps, physicien en radioprotection, procédant à l’analyse d’un arrivage du Japon.

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Des nouvelles du Japon

7 avril 2011

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Depuis déjà plusieurs semaines,  nous échangeons avec nos producteurs de thé au Japon par courriels et par téléphone.  Nous avons cru bon vous informer de ce qui s’y passe actuellement, notamment en ce qui concerne les impacts sur les prochaines récoltes.

Les familles et les amis de nos producteurs sont en sécurité et aucun d’entre eux n’ont subi de dommages matériels (jardins, équipement, etc.). C’est déjà une bonne nouvelle. Pour ce qui est des niveaux de radiation, aucune zone de production où nous achetons des feuilles n’est touchée par des mesures de contrôle de radioactivité. À l’heure actuelle, seules les régions suivantes sont touchées : Fukushima, Gunma, Ibaraki, Tochigi, Miyagi, Yamagata, Niigata, Nagano, Yamanashi, Saitama, Tokyo, Chiba.

La préfecture de Shizuoka est située à plus de 400km de la centrale nucléaire de Fukushima. Uji et Nara se trouvent, à plus de 700km. Miyasaki ? Plus de 1000km. Pour l’instant, nos producteurs nous assurent qu’ils n’ont reçu aucune information des instances gouvernementales ou des associations de producteurs de thé à l’effet qu’il pourrait y avoir un quelconque danger pour la santé concernant les futures récoltes qui commenceront vers la fin avril, début mai, selon les régions.

Néanmoins, plusieurs de nos partenaires se sont déjà engagés à nous fournir des certificats d’analyse de radiation de leur jardin afin de nous rassurer ainsi que notre clientèle. De notre côté, nous travaillons à établir un protocole d’analyse des thés lorsqu’ils arriveront à notre entrepôt.

Sachez que nous suivons de très près la situation. Hugo, sera d’ailleurs au Japon du 12 au 20 mai pour rencontrer nos partenaires et il nous tiendra informés de la situation.

Vous aimeriez aider les Japonais en effectuant un don? Voici quelques liens utiles :

www.redcross.org

www.unicef.ca

www.care.org

Arigato !

Hugo Américi
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