Le Blogue des thés | Camellia Sinensis

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Boîte à suggestions

25 août 2008

caisse de thé Népal

 Après la section “questions diverses”, voici l’emplacement pour la “Boîte à suggestions”. C’est ici que vous pouvez me laisser vos commentaires visant à améliorer le Carnet du dégustateur ou si vous avez de bonnes idées de sujets que vous désiriez que je traite avec vous dans ce-dernier.  J’ai envie que ce site devienne encore plus vivant et interactif alors n’hésitez surtout pas à me faire vos demandes d’article, il me fera plaisir de leur accéder dans le domaine du possible. À bientôt!

 

 

Par temps chauds…

22 août 2008

thé glacé 

Les chaudes journées de fin d’été que nous connaissons depuis les derniers jours m’ont donné l’envie de vous partager notre recette de thé glacé maison préparé à l’aide d’une infusion à froid. Je ne suis pas particulièrement un fan de boissons fraîches (pour moi, le thé se boit chaud et sans artifices!) mais quand la lourdeur de certains jours se fait sentir, un thé glacé fait avec de bons ingrédients n’est pas de refus!

 

(Pour 2 litres d’eau)

  • 1 orange coupée en petits morceaux;
  • 1 petite poignée de menthe douce;
  • 8 cuil. à thé d’un thé à la personnalité corsée (thé noir de l’Assam, d’Afrique ou thé vert chinois goûteux…);
  • 5 cuil. à thé de sucre brut; 
  • 5-10 cuil à thé d’épices variées à votre goût (cardamome, badiane, cannelle, girofle, muscade, gingembre, etc.)
  • quelques pincées de pétales de rose (facultatif) 

Mettez tous les ingrédients dans un grand récipient. Ensuite, ajoutez de l’eau froide ou à la température de la pièce. Couvrez et laissez infuser 10 heures au réfrigérateur. Filtrez puis ajustez le sucre à votre goût (vous pouvez également ajuster en ajoutant du jus de fruit doux). Servez!     

 

Bien sûr ce n’est qu’une recette de base dont vous pourrez simplement vous inspirer et modifier les ingrédients pour composer d’originales combinaisons. Ainsi, au Salon de thé cet été, nous avons vu passer plusieurs expériences fort intéressantes telles que: “hibiscus et gingembre”, “fleur d’oranger et anis” ou encore “citron et safran”. Je vous conseille en passant d’en profiter pour “liquider” vos vieux thés défraîchis. En effet, nous avons souvent à la maison des thés s’étant quelque peu éventés mais qui ont conservé leurs tannins (quitte à en mettre un peu plus…) qui feront l’affaire pour s’associer aux fruits et aux épices du mélange. Ainsi, l’automne venu, l’amateur de thé pourra se procurer du nouveau thé tout frais pour la période froide. Comme la vie est bien faite!

  

Les wulong vieillis

13 août 2008

pots vieillissement wulong Taiwan

Jarres de vieillissement des wulong 

Les wulong vieillis figurent généralement parmi les thés les plus méconnus par les néophytes. Plusieurs personnes découvrant les wulong “frais” peuvent se sentir un peu craintifs de choisir “un vieux thé” lorsque les arrivages du printemps abondent sur notre carte… Et pourtant, c’est simplement quelque chose de presque complètement différent.

De plus en plus rares sur le marché, conservés comme des joyaux inestimables qui viendront qu’à s’épuiser un jour ou l’autre, les crus anciens se transmettent de génération en génération, du père producteur au fils qui le remplacera.  En effet, la demande pour les wulong frais ne cessant d’augmenter (la nouvelle mode, plus “jeune”, de boire le thé à Taiwan), cette tradition de conserver et prolonger la vie de lots de wulong se perd malheureusement au point d’inquiéter les amateurs de ces thés surprenants.

cuisson charbon Taiwan

La cuisson traditionnelle au charbon, Taiwan 

Probablement nées d’une nécessité à ne pas perdre un thé qui viendrait qu’à s’éventer de ses arômes, les techniques de cuisson des wulong permet de “caraméliser” en quelque sorte et de réveiller un thé ayant été, avec le temps, exposé aux aléas de l’humidité relative et de la chaleur ambiante du pays producteur. Ces cuissons successives conféreront aux feuilles un caractère de plus en plus sucré, moelleux et boisé, les bonifiant ainsi graduellement selon le savoir-faire du producteur, années après années. De plus, certaines personnes affectées par la “verdeur” de certains wulong frais (enfants, personnes âgées ou convalescentes), trouveront ces thés beaucoup plus doux et digestes, la cuisson ayant arrondi leur mordant végétal causant parfois des aigreurs d’estomac chez ces individus.

Pouvant être produits à partir de wulong noirs torréfiés chinois (thés dits “de rocher” provenants des montagnes Wuyi (ex. Shui Hsien, Da Hong Pao, Rou Gui) et de thés de style Dan Cong (ex. Mi Lan Xiang, Huang Zhi Xiang) ou plus oxydés de Taiwan (ex. Bai Hao), on les retrouve aussi souvent élaborés à partir de wulong verts peu oxydés tels que les Bao Zhong, les Tung Ting ou les Gao Shan Cha (“thés de haute montagne”). Les membres de ce dernier groupe, selon la durée de leur vieillissement, pourront à un certain degré avoir conservé une partie de leurs arômes floraux et printaniers lorsqu’encore jeunes pendant que d’autres, plus âgés, seront devenus boisés et plus sombres.

 comparaison deux baozhong

Comparaison entre le Pinglin Bao Zhong frais de ce printemps (à gauche)
et le Pinglin Bao Zhong 1981 (à droite)

La palette aromatique des wulong frais est déjà complexe et diversifiée. Avec les wulong vieillis, on peut se permettre de découvrir un monde encore plus riche et sophistiqué, multiplié par les différents facteurs du temps et du travail des artisans pratiquant le savoir-faire ancestral de la culture du thé. Une porte immense s’ouvre à quiconque daigne y frapper…

Jin Die

7 août 2008

Jin Die

 La région productrice du Hunan me surprend de nouveau par ce tout récent arrivage: le Jin Die. Presque uniquement composé de beaux bourgeons dorés et duveteux roulés sur eux même, ce thé m’est apparu à première vue comme un véritable bijou tant par son apparence que par ses arômes. Généreux de leurs effluves, ses feuilles sèches entières dégagent d’insolites parfums lourds de tabac blond, de tomate cerise et de maïs cuit. À l’infusion, la liqueur d’un bronze limpide est veloutée et d’une belle épaisseur. Ses arômes sombres de caramel doux légèrement épicé s’associent aux arômes maraîchers de chair de pomme de terre, de feuilles de tomate et de coeur d’artichaut (merci Li!)… Étrange pensez-vous? Eh bien, détrompez-vous! C’est très équilibré et harmonieux, sans astringence, tout soyeux en texture, très réconfortant. Sa complexité est moyenne et son taux de caféine est relativement bas pour un thé noir. Il est certain que pour son prix gentil (à 10$ les 50 grammes), c’est vraiment bon… en plus d’être certifié biologique! Beau thé noir à boire en zhong grâce à ses feuilles entières, il peut aussi très bien être infusé en plus grande théière où il gardera son caractère équilibré. Un thé que je conseille définitivement à tous ceux et celles qui affectionnent les thés chinois.

Jin Die en zhong 

 
 

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