Blogue du dégustateur de thé  | Camellia Sinensis Le Blogue des thés | Camellia Sinensis

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Tung Ting 1995

25 mars 2009

À goûter le Tung Ting 1995, un wulong vieilli par des cuissons successives depuis cette date lointaine (mon Dieu, j’avais 20 ans!), on aurait du mal à se douter qu’il était naguère vert et fleuri. Ce sont les années de maturation, au fil des cuissons sporadiques, qui ont conféré aux feuilles des notes pyrogénées et boisées ainsi que leur teinte marron sombre, les biscuitant graduellement de plus en plus à chaque fois.

Ce thé me surprend toujours par les arômes et les saveurs de sa liqueur, les parfums réchauffants et sucrés émanant de ses feuilles une fois infusées. Au nez, il évoque les fruits mûrs, les noisettes, le café, le pain grillé ainsi qu’un légère note saline. En bouche, sa liqueur d’une belle texture huileuse à la saveur légèrement sucrée rejoint aromatiquement ce que ses effluves promettaient: les notes minérales et de torréfaction du café se marient à des accents de cacao, de figue séchée, du malt et des céréales grillées. Son agréable persistance fruitée et céréalière laisse en bouche une douce sensation réconfortante. Il est généreux aux réinfusions, les techniques du gong fu cha ou du zhong étant parfaites pour son infusion maximisée…

Lorsque le printemps se montre à peine le nez avec ses relativement proches arrivages de thés verts et wulong frais, je me tourne souvent vers des thés qui n’offrent “aucun signe de vieillissement”… comme les wulong vieillis par exemple! Là où la fraîcheur verte printanière n’est pas la question comme gage de qualité, c’est le meilleur des mondes avec ces thés et le Tung Ting 1995 offre un merveilleux rapport qualité/prix pour la découverte de cette sous-famille de wulong trop souvent négligée.

Anxi Tie Guan Yin

3 mars 2009

 

Il y a deux semaines, je vous ai fait part de l’effet heureux que me procuraient les thés verts japonais et, à mon grand plaisir, bon nombre d’entre vous avez répondu par la pareille. Aujourd’hui, je tenais à vous présenter un autre de mes crus fétiches, encore un thé de bonheur, mais d’un autre ordre: le Anxi Tie Guan Yin. Avec le caractère quasi éthérique de sa liqueur et la couleur de ses feuilles d’un émeraude intense, ses arômes envoûtants de muguet et de champignons frais se mariant aux pointes minérales et iodées de son Fujian natal, il est définitivement mon thé culte en cas de peine et de coeur gros… Peut-être parce qu’il a le pouvoir par ses effluves de me rappeler que les fleurs reviendront toujours malgré l’hiver interminable, que la “légèreté d’être” est le plus grand remède aux soucis que l’on s’inflige, à moins que cela ne relève plutôt d’un ordre magique ou mystérieux?: “Tie Guan Yin” signifie “Déesse de la Miséricorde en fer”, nom issu de la légende qui explique la découverte de ce grand cru de Chine. En effet, il y a très longtemps, un homme fort pieu aurait eu la vision de la déesse Guan Yin lui indiquant le lieu d’un trésor qu’il devra faire fructifier: une petite pousse de thé… et de cette pousse serait née la variété de théier baptisée du nom de la divinité. La miséricorde, c’est une bonne chose: “La miséricorde est une bonté qui incite à l’indulgence et au pardon envers une personne coupable d’une faute”, dit Wikipédia… Et c’est peut-être pour cela, en plus de son parfum unique, que ce thé est devenu l’un des plus populaires au monde, en plus de soigner les petits coeurs troublés! Un éclair de printemps en plein hiver mordant…

 

 
 

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