Le Blogue des thés | Camellia Sinensis

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Le verre de transport

29 mai 2009

 

Que cela soit pour les gens qui bougent, pour le boulot, la détente dans un petit parc de quartier ou simplement pour qui que ce soit qui prône la simplicité, voici un objet du thé vraiment pratique: “le verre de transport” aussi nommé “le bocal thermos”. Adapté du pot “Mason” utilisé populairement par de nombreux Chinois pour infuser leur thé tout en vacant à leur travail, cet outil est devenu pour un grand nombre de nos clients un objet essentiel à leur quotidien. Amélioration de taille sur le pot de verre traditionnel,  son filtre grillagé nous permet de boire à même le bocal pendant que les feuilles infusent, en plus d’être composé d’un verre à double parois conservant la chaleur nécessaire à l’extraction des saveurs et éléments à l’intérieur tout en gardant l’extérieur tempéré pour les mains. Bien sûr, cet outil d’infusion n’est pas fait pour DÉGUSTER le thé, il est fait pour le BOIRE. Nous n’y mettrons pas les plus grands grades de thé, ce serait presque un gaspillage. Si on compte boire à même le thermos, les feuilles viennent qu’à sur-infuser et la liqueur devenir trop amère si on laisse les feuilles en contact avec la liqueur trop longtemps. Ce n’est pas mauvais, c’est simplement un peu plus fort qu’à l’habitude. Mis à part la possibilité de mettre moins de feuilles, une autre solution est de verser entièrement la liqueur dans un récipient (ex. une grande tasse) le moment venu où l’infusion arrive à terme… donc s’en servir comme un chung. Pratique! L’autre chose, il permet un truc rapide pour la préparation des thés fragiles tels que les thés verts ou blancs… plus besoin de thermomètre!: Verser un filet d’eau froide sur les feuilles (environ jusqu’au caractères du site web) et elle protégera ces dernières lorsque l’eau bouillante sera versé jusqu’en haut, rétablissant du coup la température aux environs des 80°C. Parfait pour quiconque va vite! L’essayer, c’est l’adopter!

 

Les coups de coeur de Daniel

22 mai 2009

 

Des boîtes arrivées par avion descendent des camions de livraison presque quotidiennement. Dans ces coffres au trésor en carton ou en bois, des arômes et des saveurs qui brillent de leur sublime fraîcheur, des crus de thé tous aussi différents les uns que les autres. On reconnaît très bien certains d’entre eux qui, année après année, varient seulement de quelques nuances selon les conditions de culture. D’autres, quant à eux, n’attendent qu’à être découverts pour la première fois. Parmi les arrivages de 2009, certains thés retiennent particulièrement mon attention. Je voulais vous partager quelques uns de mes coups de coeur, mes petits favoris d’entre eux, toutes familles et gammes confondues.

 

Darjeeling Risheehat Dj-22 First Flush (noir, Inde): Cette récolte du jardin Risheehat est explosive en saveurs et en arômes, d’un équilibre quasi parfait de fleur opulente et de fruits d’été presque mûrs. Sa texture est presque crémeuse, sa persistance est suave. Il est, d’après moi, l’archétype parfait du Darjeeling de première récolte… que dire de plus?! 

 

Anji Bai Cha 2 (vert, Chine): Ah! Le Anji Bai Cha! Il reste un de mes classiques mais cette année… il est encore meilleur! Fraîcheur, onctuosité, souplesse, rondeur… tout cela mais d’une épaisseur si fine, si lumineuse, d’huile de noix, d’asperge beurrée, d’herbe odorante pleine de soleil… Je trouve que ce thé est simplement une ode à l’été. 

 

Long Jing Shi Feng 1 (vert, Chine): Une explosion d’arômes. Consternant tant le bouquet est parfait, ça arrive de tous les sens pour ne faire qu’un, au centre, droit au coeur. Le fruit frais, l’arachide, la frangipane, l’asperge, la tête de violon, le myosotis. Plus que juste un trip d’arômes, quelque chose se cache derrière toutes ces flaveurs. Un cadeau pour l’âme, un philtre précieux…

 

Qi Lan Xiang (wulong, Chine): Normalement, c’est un wulong noir que l’on retrouve torréfié. Là, il ne l’est pas. Résultat: une surprise plus que surprenante. Les feuilles carrément vertes offrent des fleurs, de lilas ou de pommier, du fruit à chair fine et aromatique, le litchi et la pêche mûre, du miel d’été et, pour tenir tout ça ensemble, cette légère amertume commune aux wulong du Guangdong, celle du pamplemousse rose. Une curiosité qui risque de ravir l’amateur de wulong verts.

 

Feng Huang Shui Xian 1998 (wulong, Chine): Un wulong noir torréfié savoureux à la belle complexité et à la persistance plus qu’agréable. Au-delà de ses arômes minéraux, de bois exotiques, de tabac, de noix et de fruits séchés, on sent la maturité de ce thé s’ayant reposé depuis quelques années, une sagesse qui se goûte! Généreux aux réinfusions.

 

Nilgiri Coonoor (noir, Inde): J’adore ce thé. Pour son prix, c’est un thé merveilleux. Éclatant, plein de saveur, complexe par ses arômes fruités, floraux et épicés, il présente un équilibre quasi parfait. Je n’arrive tout simplement pas à m’en lasser…

 

Chè Tom Soi Vang (vert, Viet-Nâm): Un thé vert qui me surprend pour son bel équilibre et sa complexité pour son prix. Vif et éclatant, son caractère végétal n’est pas linéaire, il rayonne de son herbe fraîche légèrement sucrée, de son fruit acide (mangue, zest d’agrume), de ses noix. Un thé de tous les jours vraiment intéressant, cultivé sans chimie, à prix gentil.

 

Sencha Shincha Mine (vert, Japon):  Thé de primeur, le Shincha arrive bien avant ses compères nippons. Fraîcheur. C’est vert, ça explose de fraîcheur, comme les premiers brins de gazon entre les orteils au premier pique-nique de l’année. À part son aspect chlorophyllé rafraîchissant, des notes de fruit frais, d’agrumes, de feuilles de moutarde, de mâche. Pour les amoureux des thés japonais, le Shincha c’est comme la tour Eiffel pour quiconque visite Paris pour la première fois, c’est un monument incontournable!

 

Je profite pour en nommer quelques autres qui ont su gagner mon coeur: Mayuan Shan de Mme. Nian (wulong, Taiwan), Wu He (vert, Taiwan), Zhi Lan Xiang Wu Dong (wulong, Chine), Darjeeling Samabeong Dj-7 et Sungma Dj-4 First Flush (noirs, Inde), Sencha Ashikubo (vert, Japon), Tian Mu Qing Ding (vert, Chine), Shan Lin Shi (wulong, Taiwan)…

 

 

 

Le périple de Hugo à Taiwan

14 mai 2009

 

Après son exploration de jardins de thé au Viet-Nâm, Hugo nous fait maintenant part des découvertes et trouvailles qu’il vient de faire au cours des dernières semaines à Taiwan. Je suis ému à lire ses lignes car l’an dernier, à pareille date, j’étais moi-même avec lui à la rencontre des producteurs de wulong de cette île magnifique m’ayant totalement séduit. Je vous laisse lire le récit de son périple:

 

Toujours intense et intéressant de revoir nos producteurs et d’explorer plus en profondeur la matière. J ai eu la chance cette année de rencontrer deux spécialistes de deux centres de recherche sur le thé et de poser toutes les questions qui me trottaient dans la tête. Après avoir exploré la transformation depuis plusieurs années, je désirais en savoir plus sur l’évolution des théiers à Taiwan, soit de 1700 à aujourd’hui. Grâce à leur générosité et leur connaissance approfondie, j’ai pu en refaire le parcours. Je vous en parlerai plus abondamment à mon retour et lors des rencontres dans le cadre de « l’événement thés du printemps ».

 

J’ai également travaillé à la finalisation de la première théière signée Camellia Sinensis! D’une contenance de 700 ml, elle verse à merveille et permet l’utilisation de plusieurs filtres à thé. Elle devrait être disponible en deux couleurs, vers la fin août. Parlant, théière, j’ai élargie également notre gamme, notamment en augmentant la sélection de théière gong fu cha,  les bouilloires et les accessoires, ainsi que les article de la série Purion.

Madame Nian et son mari nous présentent fièrement leurs thés

 

Côté jardin, notre sélection 2009 des wulong, thé noir et vert de Taiwan sera à la hauteur. J’ai particulièrement aimé ma rencontre avec M. Fu à Pinglin, chez lequel j’ai sélectionné un délicieux petit lot de Bao Zhong. Bien que situé dans un recoin fort éloigné des autres régions productrices, j’ai adoré également la suite de mon exploration dans la province de Hualien. Définitivement Mme Nian (productrice à Hualien) est talentueuse et audacieuse.  Elle produit énormément de petits lots qui ont de la personnalité. J’ai arrêté mon choix sur un wulong de haute montagne (Mayuan) et un thé vert délicat, avec une finale sucrée (lot unique de 15kg). Je n’ai pas pu résister également à son « lao cha » 1982…

 

M. Nen yu nous a confectionné comme toujours deux très bon thé, soit le Tung ting et le Shanlinshi. Même son de cloche pour M. Zheng, qui signe de petites merveilles encore cette année (Lishan, Shanlinshi et Si ji chun). La sélection est longue, je m’arrête ici, mais il est étonnant de voir une aussi belle constance et les efforts déployés par les producteurs pour nous offrir des thés de cette trempe. Maintenant que ça fait plus de 7 ans que je leur rends visite, ils nous gardent ainsi toujours les plus beaux lots. Nous ne sommes sûrement pas leurs plus gros acheteurs, mais assurément nous sommes leurs plus fines bouches!

François au coeur de la Chine éternelle…

8 mai 2009

 

Notre nouveau producteur de Xin Yang Mao Jian

 

Il ne manquait plus qu’un récit de voyage de François, en Chine, pour compléter l’épopée 2009 de nos chercheurs de thés adorés! C’est d’ailleurs pour moi un grand privilège de recevoir ainsi de leurs nouvelles et de vous les transmettre par la suite (en résumant parfois un peu!) afin que vous arriviez un peu plus à percevoir ce qu’ils puissent vivre dans les contrées productrices de thé au cours de leurs voyages annuels.

 

Au cours des deux dernières semaines, François a parcouru les régions de Anhui, du Henan et du Jiangxi afin de sélectionner les thés verts que nous proposons habituellement dans notre carte, tels que les Huang Shan Mao Feng, Taiping Hou Kui, Xin Yang Mao Jian, Wuyuan Zi Mei et Wuyuan Ming Mei pour ne nommer que ceux là. Après quelques péripéties rigolotes qu’il vous racontera sûrement à l’événement des thés de printemps ou à sa rencontre en boutique, il commencera véritablement l’exploration d’une nouvelle zone de production qui nous restait à visiter:

 

« Jiujiang était l’étape urbaine qui précédait l’exploration de la montagne Lushan. Quelle surprise que ce village des plus pittoresques. Ayant été étonnement fondé par des Européens, son architecture y est totalement différente de tout ce que j’ai pu voir en Chine jusqu’ici. On se croirait presque dans un petit village des Alpes mais… en pleine ambiance chinoise! Beaucoup de belles promenades en montagne à faire et de lieux naturels à visiter. La ville est protégée comme Géoparc par l’UNESCO. Bref, j’ai fait deux jours d’exploration tout autant à visiter ici et là quelques commerces de thé, qu’à sortir de la ville pour surprendre quelques paysans qui transformaient le thé dans leurs demeures. Après des dégustations tranquilles à l’hôtel, je pus discerner celui qui m’apparut le plus intéressant. De retour à l’endroit où je m’étais procuré son échantillon, c’est grâce à une amie du gérant, possédant soit dit en passant un anglais impeccable, que je pu transiger afin d’ajouter à notre sélection de cette année ce superbe thé vert d’une très belle qualité: le Lushan Yun Wu. »

 

Une partie du jardin où est produit le Lushan Yun Wu

 

Pour ceux qui ont récemment eu la chance de se plonger les lèvres dans une tasse d’un des quelques thés des arrivages du printemps, vous savez à quel point leurs arômes débordants de fraîcheur sont enivrants… Imaginez toutes ces merveilles qui sont en route et qui atteindront bientôt le Québec au cours des prochaines semaines… C’est vraiment une ambiance festive qui risque de vous attendre à votre prochaine visite à une de nos boutiques!

 

 

Les découvertes de Hugo au Viêt Nam

1 mai 2009

 

C’est avec un grand plaisir que nous avons reçu des nouvelles de Hugo qui quittait tout juste le Viêt Nam pour Taiwan. Il nous fait part ici de ses découvertes dans le Nord du pays:

 

C’est avec l’aide précieuse de Monsieur Tang (notre chauffeur ayant lui-même participé activement pendant un an à installer un programme de coopérative dans la région) et Mademoiselle Duong (interprète efficace et motivée) que j’explorai le nord de Hanoï à la recherche des thés fraîchement cueillis.

 

Nous avons visité quatre « producteurs ou regroupement ». Ils produisent essentiellement du thé vert dans le nord.  Il y a jusqu’à 7-8 récoltes par année. Une aux 30 jours à partir de février. Ces plantations seraient produites sans l’utilisation de produits chimiques et, à voir la grande pauvreté touchant la région, on peut très bien croire qu’il ne puisse de toute manière se payer de pesticides. Ce fut très troublant de voir l’état délabré des maisons où les vêtements étendus sur la corde était si minces par l’usure qu’on voyait au travers… ! Il y a définitivement matière à projet à développer dans le futur pour aider ces familles.

 

Ils travaillent très fort. Leur système est efficace, tant au niveau de la transformation des feuilles qu’à la gestion des théiers et des jardins. Maintenant, au lieu de travailler chacun dans leur coin, ils se regroupent en une dizaine de membres et s’occupent de faire la cueillette d’un jardin des leurs et de transformer le thé par la suite, tous ensemble. Le lendemain, ils font le jardin d’un autre membre et ainsi de suite. En fait, chaque famille a un petit jardin. Dans cette région, les fermiers cultivent presque tous des théiers. Ils ont leur théier d’origine qu’ils appellent « Trung du la nho » (Trad : petite feuille de thé dans le milieu!) et ont aussi développé des hybrides.  Nous aurons deux thés provenant de cette région cette année, l’un issu d’une cueillette fine et l’autre d’une cueillette classique. Ce sont des thés verts vivifiants et toniques, ronds, au caractère herbacé soutenu, dans la même trempe que le Dong Shan ou le Kamairicha, pour ceux qui les connaissent.

 

 

 
 

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