Le Blogue des thés | Camellia Sinensis

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Principales régions productrices de thé au Japon

30 novembre 2009

carte Japon

D’après les données recueillies en 2007 par le Tea Board of Japan, l’archipel nippon cultiverait une superficie de 48200 hectares de théiers, le tout produisant annuellement 92100 tonnes de thés vert, dont seulement 1625 tonnes seront exportées vers le marché international. Au Japon, on trouve des plantations de thé depuis la préfecture d’Akita, au nord de Tokyo, jusqu’aux îles les plus au sud de l’archipel, la préfecture d’Okinawa. Mais c’est surtout sur l’île principale de Honshu ainsi que sur les îles méridionales de Kyushu et Shikoku que l’on trouve les principales zones de production. Quelques-unes retiendront particulièrement notre attention:

La préfecture de SHIZUOKA: Près de la moitié du thé produit au Japon provient de cette région (environ 40000 tonnes/année). Avec ses conditions climatiques plus rigoureuses, une température moyenne moins élevée et les variations météorologiques dues à la proximité de l’Océan Pacifique, cette zone est idéale pour la production de thé de qualité. Bien qu’on y fabrique des thés verts de tous les types et de différents grades, ce sont les cultures de plein soleil qui sont la spécialité de la région: Sencha, Bancha, Hojicha, etc. Plusieurs vallées et montagnes de Shizuoka possèdent une réputation de qualité qui n’est plus à faire, c’est le cas par exemple de la vallée d’Ashikubo ou de Hokuen. Cette préfecture possède également une longue expérience dans la production de thé et on y achemine la grande majorité des récoltes du pays pour les soumettre à leur transformation finale. Plusieurs centaines de manufactures de thé y sont établies et permettent une production importante ainsi qu’une vaste distribution.

Monsieur Sugiyama ShizuokaMonsieur Sugiyama, producteur des Sencha Mobata et Fukamushi Aji, région de Shizuoka

La préfecture de KAGOSHIMA: Située sur l’île de Kyushu, terroir volcanique au climat subtropical, c’est la seconde zone productrice d’importance au Japon pour ce qui a trait à la quantité de thé produite (20% de la production nippone). Encore une fois, on y fabrique de tous les types de thé vert (Sencha, Bancha, Kabusecha…) mais, avec en plus, une exclusivité inspirée du type de transformation à la chinoise: le Kamairicha.

La préfecture de KYOTO (UJI): La ville de Kyoto ayant été l’ancienne capitale du Japon pendant plus de 1000 ans, la riche culture du thé qui s’y est développée imprègne toujours la région et influence le type de thés qui y sont produits. Si seulement 3% de la production du thé au Japon provient de Uji (bordant Kyoto au sud-est), ce sont généralement des thés de grande qualité qui y sont produits, les théiers bénéficiant d’une protection naturelle contre les intempéries en plus d’un climat subtropical idéal, aux hivers doux et aux étés humides. Si la région est reconnue comme terre d’origine à l’implantation du thé au Japon, elle tire aujourd’hui sa réputation pour la finesse de la qualité de ses Matcha et Gyokuro, thés de pénombre (aux théiers cultivés sous ombrières) par excellence.

Autres préfectures à retenir: NARA, MIE, MIYAZAKI, SAGA et FUKUOKA.

Monsieur Iwata, NaraMonsieur Iwata, producteur du Sencha Tsukigase, région de Nara


Des petits nouveaux vraiment shou-ettes!

20 novembre 2009

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En avant plan, le Pu Er Xiaguan 1998 -76563- (vrac) et le Pu Er Haiwan 2005 (en galette) au second plan.

Les amateurs de thé le savent bien, le thé est éphémère, il ne se conserve pas longtemps, il faut le savourer lorsqu’il est encore frais puis le laisser aller… jusqu’à la récolte de l’année suivante! Les Pu Er quant à eux, puisqu’ils se conservent des décennies durant, donnent parfois l’illusion qu’ils ne s’épuiseront jamais… Et pourtant, voilà que les réserves de nos valeureux Pu Er shou 1995 et Yongming 2006 se sont vidées dernièrement. Il fallait donc trouver du renfort et ce sont deux petits nouveaux vraiment intéressants, fraîchement arrivés de Hong Kong, qui furent choisis en guise de leur remplacement sur notre carte: Un vrac, le Xiaguan 1998 -76563- et la galette Haiwan 2005.

Ces deux thés ont déjà bien maturés, ils ont gagné en rondeur et en profondeur, leur liqueur est dense et réconfortante. Le Xiaguan 1998 possède un caractère un peu plus léger que son acolyte, sa liqueur est soyeuse et dense à la fois avec de belles notes boisées (racine de réglisse, bois de résineux, cacao), minérales (terra cotta) et légèrement sucrées (peau de betterave, chair de pomme de terre, céréale fraîche). La galette de Haiwan 2005 est quant à elle composée de feuilles légèrement plus grandes et offre une infusion grasse et puissante, d’un noir presque d’encre. Des arômes d’orge grillé, de terreau fertile et de vieux bois ciré y accompagnent des nuances sucrées de cassonade et même, en finale, de petits fruits rouges… Tous les deux sont très généreux aux ré-infusions. Ce sont, d’après moi, de très bons choix pour quiconque désire s’initier aux Pu Er.

liqueur Pu Er shou

La notion de “lot” et de “grade” dans le monde des thés

10 novembre 2009

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Kevin testant plusieurs lots de thé d’un même jardin.

Dès qu’on a terminé une cueillette, on doit acheminer rapidement la récolte vers la manufacture afin qu’elle reçoive les traitements qui mettrons en valeur son goût original. Si on laisse les feuilles à elles-mêmes trop longtemps, elles s’oxyderont et deviendront inutilisables. C’est pourquoi on retrouve des fabriques dans pratiquement chaque jardin. À Darjeeling, les producteurs identifient par des numéros de lot chacune des récoltes qu’ils effectuent dans leur jardin. Par exemple, l’appellation “Darjeeling Singell First Flush Dj-2″ signifie que le thé provient du deuxième lot qui a été transformé lors de la récolte du printemps dans le jardin Singell à Darjeeling (Dj). Fait à noter, un lot peut provenir d’une seule section du jardin ou être constitué d’un ensemble de deux ou trois sections. Également, il est important de ne pas confondre la notion de “lot” et de “grade” de thé. Si le lot indique simplement “le numéro de série” dans l’ordre chronologique des récolte d’un même jardin, le grade ne suit pas forcément un ordre de cueillettes dans le temps mais bien un classement préférentiel indiquant la qualité de l’apparence et/ou de l’aspect gustatif d’un lot de thé en particulier. Ainsi, par exemple, le Bai Hao 1 et le Bai Hao 2 n’ont pas été forcément cueillis dans l’ordre tel que vu précédemment dans le cas des lots de Darjeeling: Dans le cas de ce wulong, le grade 1 étant classé comme un grade supérieur au grade 2.

lots-kevin-boite-népal

THÉ: Histoire, terroirs, saveurs

1 novembre 2009

livre camellia

Vous avez peut-être déjà appris la bonne nouvelle via une annonce par messagerie ou lors de votre dernier passage en boutique, mais je tenais à vous présenter, à exactement une dizaine de jour de sa sortie officielle en librairie, notre nouveau livre: Thé: histoire, terroirs, saveurs (publié aux Éditions de l’Homme). Notre équipe d’importateurs-dégustateurs a réalisé ce vaste projet après plus de deux ans d’efforts afin de donner à l’ouvrage une qualité exceptionnelle tant au niveau de l’information contenue que de la présentation. Au menu, un survol parfait de tout ce qui traite du thé, de l’histoire aux terroirs des pays producteurs, de la dégustation et des techniques d’infusion, de recettes originales et accords avec le thé ainsi que les effets de ce dernier sur la santé grâce à des résultats de recherches exclusifs. Je n’ai aucun doute que ce livre de référence sur le sujet saura vous plaire!

 
 

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