Le Blogue des thés | Camellia Sinensis

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Rencontre inattendue

24 mai 2012

thé bio équitable

C’était la première fois depuis que je sillonne la Chine (7 ans) que je m’arrêtais dans la province du Hubei, dans la capitale Wuhan pour être plus précis. En fait, en planifiant mon trajet initial, je ne devais que passer dans cette immense ville pour un transfert de train simplement. Puis, j’ai pris connaissance d’une compagnie dans cette province qui produisait des thés biologiques et équitables. Mon agenda ne me permettait pas de me rendre à leur plantation (à 1h30 de vol de la capitale), mais j’ai tout de même pu établir un premier contact en les visitant à leurs bureaux de Wuhan. Quelle belle rencontre ce fut!

Il est très rare, pour le moment, de trouver des thés équitables en Chine. Le marché local ne le demande pas, loin de là. Par contre, les gens qui ont piloté ce projet de la région d’Enshi sont des passionnés qui croient aux valeurs véhiculées par ce marché équitable. Ce sont des compagnies européennes qui leur ont montré la voie et le projet a fort bien fonctionné. La structure équitable a permis la construction d’un hôpital, d’écoles et d’installer des systèmes d’eau potable et d’électricité dans les communautés où est produit le thé. En fait, le projet a si bien fonctionné qu’ils en ont mené un second dans le Yunnan.

Si les valeurs véhiculées sont des plus louables, qu’en est-il du thé? Eh bien l’équipe, extrêmement professionnelle, m’a présenté des produits tous plus intéressants les uns que les autres. Quatre d’entre eux m’ont particulièrement accroché: Lu Zhen bio / équitable, Enshi Long Jing bio. / équitable, Yunnan Bai Hao Yin Zhen bio. / équitable et un Pu Er bio. / équitable qui arrivera plus tard. Je ne manquerai certes pas de me garder du temps en 2013 pour la visite de ces plantations…

Cette histoire est une nouvelle preuve qu’un thé produit dans un bon état d’esprit a toutes les chances d’être savoureux.

François

M. Qu

Voyages et rencontres autour du thé

18 mai 2012

Rencontre autour du thé

Nous voilà déjà dans le dernier droit de notre périple Vietnam/Taiwan. L’observatrice que je suis savoure ces scènes de vie dans lesquelles s’exposent généreusement les producteurs de thé et leur famille. Étant dans la boite depuis près de quatre ans, j’étais bien au courant de la démarche des importateurs du Camellia. J’imaginais donc facilement l’effet positif qu’allaient avoir chez moi mes premières rencontres avec les artisans du thé. Par contre, je n’avais pas anticipé l’inverse : quel impact avons nous chez eux? Je devine que beaucoup de producteurs ont peu de recul sur leur travail puisqu’ils sont collés à cette culture du thé qui fait partie d’eux. Il est vrai que cette proximité avec la tradition participe à la richesse d’un lieu puisque le savoir-faire transmis depuis de nombreuses générations suggère un produit des plus authentiques.

Par contre, les voyages sont très formateurs y compris pour ceux qui reçoivent les voyageurs de passage. Après une rencontre avec un producteur, si l’ambiance est à la découverte, Hugo a l’habitude d’offrir une dégustation comparative de quelques thés. Le Darjeeling, l’Anji Bai Cha et autres thés méconnus amènent ces artisans dans un spectre de dégustation encore inexploré. Le tout est proposé modestement dans le seul but de transmettre notre travail, notre philosophie et d’échanger davantage avec eux. En montrant le livre de la maison, nous ajoutons un aspect visuel sur les différentes techniques de transformation du thé en Asie. Souvent plusieurs discussions enrichissantes s’en suivent. Je constate fièrement qu’en se rendant chez les producteurs en Asie, les importateurs du Camellia leur partage un autre regard et participe ainsi à un certain dynamisme.

Merci!

Sabrina

Des nouvelles de Hugo et Sabrina au Vietnam

2 mai 2012

Mme Thoa, Nhai et Hiep

Voici déjà 3 ans que je n’avais pas eu l’occasion de revoir les courageuses femmes de la coopératives de Thai Nguyen. Elles sont uniques, travaillantes et très accueillantes. Dès notre arrivée nous avons eu une surprise. Ça sentait le wulong! Depuis peu, elles ont commencé, sous l’oeil avisé de M. Hsu, un taiwanais, l’apprentissage de la fabrication de wulong. Nous avons été étonnés d’apprendre qu’il y a plus de 10 ans, elles avaient déjà plantées plusieurs variétés de cultivars taiwanais (Cingxin, si ji chun, jin shuan, etc). Outre le défi d’acquérir la machinerie pour transformer le thé, il fallait en plus qu’elles apprennent à transformer les feuilles.

Et puis? Bien je vous dirais que les résultats obtenus sont encourageants. En plus de fabriquer un wulong de type taiwanais (Cingxin), de faible oxydation (20%) et aux accents floraux, vraiment très bien (nous l’aurons à la carte sous peu), elles ont exploré la voie du Bai Hao…(grand classique taiwanais). L’échantillon test que nous avons goûté est aussi prometteur. Je les ai par contre encouragées à créer LEUR wulong de type Bai Hao, d’essayer de créer une signature unique, pouvant ainsi concevoir une nouvelle voie, un autre thé et non pas juste une imitation de son confrère taïwanais. Le goût? Et bien pensez pour l’instant à un mariage entre un thé blanc, un wulong vert et noir…Texture très soyeuse, parfum infini de miel…

Merci de nous lire,

Hugo

jardin riziere

 
 

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