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RENCONTRE AVEC M. NAKAHARA, POTIER DE HAGI

23 juillet 2015

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Voici un texte tiré de notre livre Thé vert: à la rencontre d’un art millénaire récemment traduit en anglais “Green Tea: The Quest for Fresh Leaf and Timeless Craft’’.

Monsieur Nakahara, comment êtes-vous devenu potier ?

À Hagi, la céramique est une industrie locale. Comme j’ai grandi dans cette ville, j’ai toujours été proche de cet art. Plusieurs artisans habitaient près de chez moi. Quand j’ai dû choisir une carrière, j’ai tout naturellement pensé à devenir potier.

Certaines pièces Hagi ont une encoche à leur base. Pourquoi ?

À l’époque, les gens du peuple n’étaient pas autorisés à utiliser le même type de céramique que l’empereur. Pour identifier les bols qui ne lui étaient pas destinés, les potiers y taillaient une encoche. Cette tradition est toujours vivante.

Quelles sont d’après vous les qualités d’un bon potier ?

Premièrement, pour faire de la bonne céramique, il faut être habile. Il faut avoir les doigts agiles. Je crois que la céramique est une technique qui concerne avant tout les doigts. Ensuite, il faut savoir utiliser le tour. Quand je travaille, je pense aux sourires de mes clients, au format qui leur serait le plus utile, etc. Je me soucie de l’élégance et de la beauté de chaque pièce.

Je crois aussi qu’on peut ressentir l’« humanité » d’un artiste à travers son travail. Analyser une pièce d’art n’est pas facile pour un amateur ni pour un professionnel.

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La plupart des gens, sans comprendre la céramique, ressentent quelque chose de mystérieux lorsqu’ils voient ou touchent une pièce. Je crois que, inconsciemment, ils peuvent savoir quel genre de personne a fait la pièce. Je pense donc qu’un bon potier devrait avoir une bonne attitude dans sa vie quotidienne.

On dit que les Japonais d’aujourd’hui n’ont plus ni croyances ni principes. Moi, je pense au contraire que nous croyons tous en quelque chose. La céramique est le reflet du mode de vie d’un artiste. Je ne pense pas qu’un acheteur choisisse mes pièces par hasard. Je crois qu’on peut me reconnaître à travers mon travail.

Comment percevez-vous l’art de la céramique dans le Japon d’aujourd’hui, par rapport à l’époque où vous avez fait vos débuts ?

L’industrie de la poterie au Japon respecte beaucoup la tradition. Cela dit, les jeunes potiers ont davantage de difficultés s’ils ne sont pas issus d’une famille d’artisans qui se transmettent le flambeau de génération en génération. Peut- être aussi que les nouveaux artistes ne sont pas appréciés à leur juste valeur. Les potiers établis depuis longtemps sont privilégiés par les gens de l’industrie. Leurs céramiques sont très coûteuses. C’était comme ça par le passé et la situation n’a pas changé. 

Trois coups de coeur Chine de Jasmin 2015

14 juillet 2015

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Long Jing Bai Ye:  étant grand fan des thés verts Anji Bai Cha et Long Jing Shi Feng, la combinaison du cultivar du premier et de la transformation du deuxième en fait pour moi un thé parfait dans l’équilibre entre les parfums herbacés et grillés!  Ce thé inédit reflète toute l’expertise de M. He dans la culture et la transformation de thé!

Bai Hao Jingmai Bio : un Bai Hao chinois!!?? De rencontrer des taïwanais dans le Yunnan et de visiter leur plantation certifié biologique de Cing Shin à 1200m par une magnifique journée m’a tout à fait charmé, moi qui aime mélanger les différentes cultures.  Un wulong noir de tous les jours aux accents épicés qui confondra les amateurs de thés taïwanais!

Feng Huang Hong cha : un thé noir du Guangdong fait par les frères Liao avec le cultivar du thé wulong Mi Lan Xiang.  Le thé marie le fruité des thés Dan Cong avec le céréalier des thés noirs chinois.  Unique et persistant! Parfait avec un scotch de Speyside!

 
 

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