Le Blogue des thés | Camellia Sinensis

Blogue

Portrait d’équipe – Manuel Legault Roy

21 mars 2017

FullSizeRender

Chez Camellia Sinensis, ce qui importe autant sinon plus que la qualité de nos thés et objets, c’est l’équipe derrière l’entreprise. Ce mois-ci, nous vous présentons Manuel Legault-Roy, qui travaille avec nous depuis près d’une dizaine d’année.

Manuel, raconte-nous tes débuts dans l’entreprise…

À la fin mars, je fêterai mes 7 ans dans l’entreprise! Une longue période qui m’a permise de porter plusieurs chapeaux, entre autres celui de rédacteur du blogue de l’entreprise et d’assistant-gérant au salon de thé.

Quel est ton rôle au sein de l’équipe?

Depuis décembre dernier, j’ai troqué ce rôle pour celui de responsable de la formation continue pour les employés. En bref, mon rôle est donc de m’assurer que l’information sur le thé circule bien à travers nos équipes, et que tous puissent cheminer aisément dans l’univers riche et complexe du thé. Je dois donc m’assurer que mes collègues peaufinent leurs connaissances grâce à la mise en place de plusieurs ressources (formations offertes par nos experts dégustateurs sur des sujets pointus, collecte et diffusion d’articles sur le thé, rencontres individuelles ou en petits groupes afin de répondre à des questions thématiques et spécifiques…).

Ton thé coup de coeur, c’est…

Je ne crois pas être en mesure de pouvoir sélectionner un thé et le nommer mon préféré de tous, de manière immuable! J’apprécie le thé par grande phase associée à une famille de thé. Par exemple, au moment de mon embauche au Camellia Sinensis, j’ai bu énormément de thé noir de Chine, en portant une affection particulière pour le Xiao Zhong et le Zhenghe Hong Gong Fu. Cette phase s’est terminée il y a environ deux ans, pour être remplacée par une soif dévorante pour les thés verts du Japon, où j’ai développé une affection particulière pour le Sencha Saitama et le Kabusecha Saemidori.

Quelle a été ta plus récente découverte?

Je dois par contre avouer que ma découverte de l’année 2016 est (encore!) un thé noir de Chine. Un thé assez particulier en fait, car bien que chinois, celui-ci a été transformé avec des paramètres habituellement réservés aux thés noirs de Darjeeling. Le Jingning Bai Hong Cha 1st flush de M. He représente un curieux hybride dont les saveurs et arômes m’étaient jusqu’alors inconnus. Après environ 10 ans de dégustation, c’est assez fantastique de pouvoir encore être complètement déstabilisé par un thé. C’est pourquoi pourquoi je donne cette mention d’honneur à cette heureuse expérimentation de M. He.

Rapport de dégustation : Népal Automnal Jun Chiyabari J-215 biologique

12 mars 2017

unnamed

Si comme moi vous avez connu le plaisir et la fébrilité ressentis lorsqu’on reçoit une carte de Noël de sa grand-mère par la poste, vous comprendrez facilement mon enthousiasme pour une toute petite enveloppe laissée sur le comptoir du Camellia Sinensis récemment… Un colis mystérieux renfermant de précieux échantillons envoyés par nos producteurs ! Sur ce «cadeau sous le sapin», un seul indice: «From: Nepal Jun Chiyabari garden / To: Kevin Gascoyne».

Si j’attendais tant ce colis, c’est que Jun Chiyabari n’est pas un jardin comme les autres. Il s’agit d’un véritable «Dream Team» de la production de thé : des producteurs dont le savoir-faire est issu autant de Darjeeling que de Taïwan, explorant  le terroir de l’Himalaya avec des cultivars variés (indiens et chinois) et bénéficiant d’équipements taïwanais à la fine pointe de la technologie.  Alors que la plupart des jardins de Darjeeling considèrent la cueillette automnale comme une simple opportunité d’offrir des thés à un prix plus accessible et misent plutôt sur la qualité des premières récoltes de printemps, voilà que le jardin népalais bouscule la tradition et construit entièrement sa réputation sur une production d’automne sophistiquée.

Sans plus attendre, je prépare une première infusion en gaïwan selon le mode d’emploi proposé par l’équipe et en profite pour observer et humer les feuilles à l’état sec: Un parfum vivifiant, mentholé et poivré (souvenir de cannes de Noël ?) m’accueille et m’invite à la première gorgée…

La liqueur est claire et lumineuse, dans les tons chauds d’orangé, évoquant la couleur du caramel, des fruits confits, voire même de la croûte d’une tourtière cuite à la perfection (la nostalgie de Noël, je vous disais !).

Le bouquet offre à mes narines des notes chaleureuses d’épices (muscade, girofle, cannelle) et de légumes cuits (carottes, panais), agrémentés de rafraîchissants accents fruités (muscat, orange, canneberges). Rassemblez ces ingrédients et vous pourriez obtenir une intéressante recette de ragoût et d’atocas !

En bouche, je découvre un thé complexe, aux visages multiples et très «rythmé», c’est-à-dire que la perception de ses arômes s’opère en trois temps bien distincts :

1. Les notes de tête fruitées et acidulées (pommes, zeste d’orange, muscat) signalent leur présence doucement.

2. Les notes de corps boisées et épicées font leur entrée en rapide crescendo, créant un plateau chaleureux de quelques secondes jusqu’à la déglutition ;

3. Les notes de queue offrent une finale gourmande surprenante de miel, de sucre caramélisé et de chocolat qui persistent grâce au phénomène de la rétro-olfaction.

unnamed-1

Le lendemain, encore époustouflé par cette expérience de dégustation, je ressens le besoin d’échanger avec mon collègue John, maître de l’inventaire de la boutique, mais surtout, grand amateur de thé de Darjeeling et du Népal. Après quelques minutes de discussion, il clôt sa phrase par TROIS mots qui résonnent encore dans ma tête :

« Ça me rappelle un merveilleux Darjeeling Samabeong 2006… C’était comme du GÂTEAU DE NOËL !».

Le temps de TROIS mots, voilà que John et moi étions «au même endroit», ayant l’étrange impression de partager un repas du Temps des Fêtes à la mi-février.

Boire rassemble.

(Joyeux Noël en retard ! )

Jean-François, gérant de la boutique du Quartier latin

Portrait : M. Wang, bijoutier du thé

5 mars 2017

Screen Shot 2017-02-07 at 17.54.31

Quelle joie de voir le paysage de nos pièces de Yixing enrichies par un artiste de renom tel que M. Wang! C’est grâce à M. Yen, artiste du céladon, que nous avons pu faire sa connaissance et découvrir une partie de l’univers du potier que nous vous partageons aujourd’hui.

Dès sa sortie de l’école de céramique de Jingdezhen en 1991, M. Wang se démarque au point où il se met lui-même à enseigner les formes des théières, ce qui devient rapidement une spécialité pour le nouveau diplômé. Dès lors, il cumule les prix et les distinctions. L’ouverture de son atelier, en 1997, et son succès, confirment sa notoriété.

Screen Shot 2017-02-07 at 17.54.19

M. Wang travaille entre autre le Zisha, une variété de grès foncé qui mène à un certain style de poterie. Sa maîtrise des techniques traditionnelles lui donne l’aisance d’expérimenter et d’adapter les conventions de son milieu. Au fil du temps, il réussit même à modifier la couleur et la texture originale de cette argile, ce qui le distingue dans son art.

Dans ce premier arrivage, vous découvrirez une série collection de théières haut de gamme, de véritables bijoux pour le thé. Puis, une série de tasses et de jarres plus rustiques et abordables conçues par M. Wang et son équipe :

Bonne découverte!

 
 

série collection

Bienvenue dans la Série Collection.
Vous y trouverez des objets et des thés créés par les plus grands artisans d’Asie.

Visiter