Le Blogue des thés | Camellia Sinensis

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Inde Népal 2016, suite du voyage

28 avril 2016

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La qualité du thé d’un jardin dépend d’une foule de variables. Tout commence avec la pratique agricole : cycles de taillage des théiers, maintien de la qualité du sol et prévention des infestations de parasites et ou d’insectes. Viennent ensuite les facteurs naturels, la pluie étant le plus évident. Un léger stress est favorable jusqu’à un certain point où il peut s’avérer dommageable pour la plante. La grêle qui s’est abattue sur la région en mars dernier est un bon exemple de risque climatique pouvant survenir à tout moment et sans prévenir. Une semaine de plein soleil avant la récolte donnera au thé une saveur différente qu’une semaine de pluie, comme ce serait le cas pour des nuits froides plutôt que chaudes, et ainsi de suite. La composante humaine, aussi cruciale, se révèle à chaque étape de production. Le choix du moment de récolte et du type de feuilles sélectionnées, ainsi que la capacité d’adaptation lors des différentes phases de transformation seront autant d’occasions pour le gérant de mettre à l’épreuve ses compétences et sa sensibilité au processus artisanal en jeu.

Occasionnellement, tout s’aligne, et une plantation produisant habituellement des thés médiocres vivra une période de qualité. De même, un jardin de bonne réputation pourra voir ses thés affectés par un climat ingrat, une main d’œuvre instable ou une gérance inadéquate.

IMG_0318 (1)Plusieurs jardins sont donc sortis du lot ces dernières années dont Oaks, petit, entièrement biologique et abritant principalement des plants classiques d’origine. Malgré une offre annuelle honnête, quelques-uns de leurs lots classiques présentaient des liqueurs équilibrées, vibrantes et aromatiques, dignes d’intérêt. Vous les retrouverez sous peu dans notre liste, et je garde l’œil ouvert sur leurs prochaines récoltes.

Un autre ayant capté mon attention l’an dernier, aussi entièrement biologique et peuplé de sections classiques et clonales, était Badamtam. Certains de leurs jeunes plants donnent des liqueurs douces, pleines et chargées d’une complexité aromatique qu’il faudra suivre ce printemps.

Kevin

Rapport de printemps à Darjeeling

5 août 2014

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Les mois précédant les premières récoltes à Darjeeling cette année semblaient prometteurs: le climat était ensoleillé avec des précipitations passagères. Les premiers rayons de soleil du printemps précoce réchauffaient les jardins de thé engourdis par l’hiver qui, lentement, mais sûrement amorçaient leur cycle de croissance. Tous les espoirs étaient permis et on prévoyait une bonne saison.  Puis, le mercure s’est mis à stagner soudainement à des températures sous les normales avec des nuits exceptionnellement froides. Les nuages, installés en permanence, tout en n’apportant pas la pluie escomptée, réduisaient aussi les précieuses heures de soleil, essentielles pour déclencher la croissance des théiers.

À mon arrivée à Kolkata à la fin du mois de mars, l’atmosphère était lourde et on parlait déjà d’une mauvaise saison, celle-ci ne débutant simplement pas. Les plants ont sommeillé ainsi deux pénibles semaines supplémentaires à ce moment crucial de l’année. Cela faisait déjà quelques années que les conditions climatiques idéales n’étaient pas au rendez-vous en Inde et j’en étais venu à craindre une année comme celle-ci. Elle était maintenant sous mes yeux.

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En parcourant les sommets, chaque jardin faisait état d’une production réduite, variant de 33 % à 50 % de leur rendement habituel. Lorsque le réchauffement est enfin arrivé à la mi-avril, il n’y avait toujours pas de pluie, on ne pouvait alors plus parler d’un simple retard de deux semaines. Les jardins munis d’un système d’irrigation s’en sortaient généralement bien, pourvu que leurs sources n’aient pas été asséchées. Les plantes dans la plupart des jardins retournèrent prématurément en « banji » (dormance) afin de minimiser leurs dommages et sauvegarder leurs ressources. Outre la production moindre, la qualité dans la plupart des jardins était aussi bien inférieure à la normale. Ma cote de qualité pour la saison fut autour de 6 sur 10. Quelques rares producteurs, plus sensibles aux conditions des feuilles fraîches arrivant à la fabrique et ayant appris des dernières années, ont été capables d’adapter leurs techniques de transformation afin de créer de bons thés. Dans certains cas, le facteur de stress inhabituel dans les champs résulta en des thés exceptionnels, aux profils gustatifs inusités. Ce ne sont malgré tout que de bien minces consolations face à l’impact économique d’une année aux gains si misérables.

En des temps comme ceux-ci, à travers 20 ans de réseautage, les acquis d’expertise de dégustation et d’achat deviennent des outils essentiels pour dénicher les précieux joyaux des premières récoltes de l’Himalaya. Je suis heureux de dire que nous avons, malgré cette saison difficile, une sélection autant excellente que diversifiée de Darjeeling classiques et clonaux.

Kevin

Carte des jardins de Darjeeling

10 mars 2014

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Situez l’origine de vos Darjeeling préférés et suivez Kevin lors de son prochain périple à travers les jardins de ce fascinant terroir Himalayen!

Cette carte, créée graduellement depuis les deux dernières années par John Myers du Camellia-Sinensis à Montréal, est un projet en évolution. Ayant recueilli les données et photographies des multiples voyages de Kevin dans la région, John poursuivra la mise à jour de la carte en temps réel en publiant continuellement les nouvelles informations que Kevin lui fournira.

Consultez la carte!

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D’ailleurs, si vous avez des commentaires et/ou suggestions à nous faire parvenir, sachez que votre participation sera la bienvenue! Nous désirons que cette carte soit la plus juste possible alors merci de communiquer avec nous via info@camellia-sinensis.com.

De plus, libre à vous de publier cette carte et de créer des liens vers celle-ci. Si tel est le cas, merci de bien indiquer que le crédit (©) appartient à Camellia-Sinensis.

LaKyrsiew: l’élégante finesse des collines oubliées de Meghalaya

4 février 2014

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Il y a près de deux-cents ans, avant même que l’Inde ne cultive le thé, la compagnie des Indes Orientales envoya des agents à travers le sous continent afin d’identifier les emplacements idéaux pour ce nouveau projet.

Les collines verdoyantes de l’État relativement peu connu de Meghalaya, au sud de l’Assam, furent une des régions choisies pour ses conditions parfaites. Cependant, en raison de son isolement, de l’absence de main d’œuvre, par crainte  que le projet ne soit trop couteux et qu’il ne rivalise pas avec l’Assam, région voisine de forte production, les plans pour cette région furent abandonnés et le terrain laissé sauvage.

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Deux siècles plus tard, en 2000, ces plans anciens furent découverts et relancés. Le Jardin LaKyrsiew fut ainsi peuplé de cultivars de Darjeeling tels que AV2, T78 et B312 afin de profiter des versants nord s’élevant entre 1000 m et 1300 m au-dessus des plaines. Les forêts vierges furent défrichées révélant un sol riche et fertile inégalé dans les régions de production massive. Les pratiques de la culture biologique furent instaurées dès le début. Un contour fut soigneusement créé afin de protéger la couche arable du ruissèlement infligé par les pluies diluviennes en période de mousson. Les champs furent irrigués à l’aide d’une source nichée au cœur de la jungle sur la partie la plus escarpée du domaine, pourvoyant une eau claire et douce à l’année.

L’équipe de LaKyrsiew s’orienta vers un projet de haute qualité, à l’image de Darjeeling, avec une cueillette fine, un flétrissage dur et un séchage chaud et rapide. Le Jardin possède sa propre fabrique, conçue avec une attention particulière aux  détails, comme en témoigne leur élégante table de roulage en laiton.

En raison d’une taille tardive en février/mars, leurs premières récoltes commencent entre la fin avril et le début mai.

Exclusif à Camellia-Sinensis en Amérique du Nord, les thés de LaKyrsiew sont produits en quantités extrêmement limitées. En 2012, le jardin produisit moins de 500 kg, c’est à dire moins que la production de plusieurs jardins d’Assam lors d’une bonne journée! La combinaison d’un sol de première qualité, d’une sélection judicieuse de plants et de l’attention obsessive aux détails a permis de créer ce thé exquis et unique au caractère gustatif original. La constance sera leur grand défi pour les années à venir. Je compte bien visiter LaKyrsiew au printemps afin de suivre cette histoire fascinante.

« Le LaKyrsiew de Meghalaya est un thé noir d’exception : grâce à son étonnante plénitude raffinée, sa structure et sa définition exemplaire ainsi que son rendu léger et éthérique… » Kevin

Hugo au Japon, île de Kyushu

28 mai 2010

Jardin Kamairicha

C’est la première fois que je visitais la famille Isshinen. Elle nous avait été référée par notre bon ami de Shizuoka, M. Sugiyama, producteur de sencha. Nous proposons leur thé, le Kamairicha, sur notre carte depuis maintenant 3 ans mais je n’avais pas pu les visiter auparavant car ils sont situés près de Miyasaki, une région éloignée des autres régions productrices que nous visitons normalement.

Sachant qu’ils étaient en pleine période de production, j’avais demandé en prenant rendez-vous avec eux, qu’ils ne changent pas leur routine pour ma visite. Ils ont gentiment respecté mon souhait et j’ai pu les voir agir dans leur quotidien. J’ai été accueilli en premier par M. Isshinen (père), qui s’occupe principalement des jardins et de leur entretien. Ici, on cultive biologique (certifié JAS) depuis 17 ans. Il m’a amené visiter leurs jardins magnifiques. Les plantes utilisées sont principalement le Yabukita, mais ils cultivent aussi le Sayamidori, le Takachino et le Fushun, des variétés de théiers plus rarement utilisées.

Les Isshinen ont donc leur propre jardin et ils font toutes les étapes de la transformation, ce qui n’est pas si courant dans l’industrie du thé au Japon. Le traitement des feuilles en Aracha se fait en  4 heures. Ils traitent jusqu’à 280kg de feuilles fraîches dans ce laps de temps pour obtenir 56 kg de Aracha (produit brut).

Le thé Kamairicha de cette année est délicieux, malgré que son caractère aromatique de “noisette grillée” soit moins prononcé que celui du printemps dernier. Les quantités produites  sont également moindres qu’en 2009 la région aurait souffert de frimas ayant perturbé la production.

J’ai eu la chance de passer 2 jours en leur compagnie et admirer leur travail de près. C’est toujours en les voyant en « action » que l’on réalise l’ampleur du travail nécessaire pour confectionner de bons thés. Merci aux Isshinen!

Hommage aux cueilleuses

1 avril 2009

 

Si dans certains pays producteurs les récoltes mécanisées prédominent, la cueillette manuelle reste le meilleur moyen d’assurer une qualité supérieure de cueillette pour le thé. Que cela soit en Chine, en Inde, à Taiwan ou au Japon (pour les plus hauts grades de thés), ce sont les femmes, jugées plus patientes et minutieuses, à qui reviendra la précieuse tâche de récolter les bourgeons et les premières feuilles des théiers. Sans elles, nous ne saurions retrouver d’infusions aussi aromatiques, issues de si belles et tendres pousses. Selon les régions productrices, de février à novembre, s’échelonneront maintes récoltes. 

 

 

Qu’elles soient membre de la famille possédant un petit jardin de thé, employée d’une équipe de cueilleuses à contrat ou habitante du village adjacent à un domaine de production de thé, leur travail se réalisera du petit matin jusqu’à ce que le soleil cuisant leur demande de s’abriter à la fraîcheur de l’ombre. Pendant ces 6 à 10 heures de travail par jour, jusqu’à 60 kilos de feuilles fraîches pourront être récoltées par chaque cueilleuse, ce qui donnera environ 12 kilos de feuilles séchées après leur transformation. Selon le type de cueillette, avec toute la minutie du savoir-faire, la jeune pousse sera prise entre l’index et le majeur de chaque main avant d’être segmentée par le pouce puis rabattue dans la paume pour finalement être jetée dans le panier ou la hotte tenu dans le dos de la cueilleuse ou suspendu à son cou. Un geste que ces femmes reproduiront environ 10000 fois quotidiennement!

 

 

Mis à part quelques cas spécifiques où les cueilleuses seront payées à la journée ou à l’heure, la plupart d’entre elles verront leurs paniers se faire peser avant d’obtenir le salaire qui leur revient. Les feuilles précieusement amassées seront par la suite transportées le plus rapidement possible à la manufacture (où sont les hommes d’ailleurs!) pour leur transformation. Il faut dire que les producteurs de thé de qualité devront prendre le soin de bien former et traiter leur personnel, tant pour la cueillette que pour la transformation, afin de s’assurer de la finesse de leur travail. Fait intéressant: au cours de nos voyages en Asie, nous avons plus d’une fois constaté qu’une corrélation entre l’ambiance joyeuse et décontractée des cueilleuses et la qualité supérieure du thé produite dans un même jardin allait souvent de pair…

 

 

Quoiqu’il s’agisse d’un travail simple mais dur physiquement, il n’est pas rare de voir des femmes d’âge mûr s’adonner à cueillir dans les jardins. La réputation de ces dernières est d’ailleurs presque mythique: elles seraient alors au sommet de leur art… À Taiwan, la doyenne des cueilleuses, ayant oeuvré dans le domaine toute sa vie durant, aurait d’ailleurs près de 85 ans! Mais qu’elles soient jeunes ou plus âgées, de Chine, de l’Inde ou d’ailleurs, elles sont presque toutes aussi coquettes les unes que les autres: Habillées de leurs voiles, saris, chapeaux, elles joignent l’utile de la protection envers les éléments à l’agréable d’être sous leur plus beau jour… même au fond de la campagne verdoyante! Alors, à vous toutes qui cueillez les précieuses feuilles qui nourrissent la passion au fond de nos tasses, je vous remercie mille fois, au nom de tous les amateurs de thé!

 

Eh non, pour ceux qui ne le savaient pas, les singes ne cueillent pas les feuilles de thé

comme le laisse croire une légende chinoise…!!! Dommage pour les rêveurs! :D

 

 

Cocoonoor…

22 janvier 2009

Feuilles (sèches et infusées) et liqueur du Nilgiri Coonoor.

 

La période particulièrement glaciale de l’hiver m’inspire habituellement à boire un peu plus de thé noir qu’aux autres moments de l’année… Un besoin d’apaisement, de cocooning… et le Nilgiri Coonoor m’offre tout à fait cette sensation chaude et réconfortante. Je vous le présente donc cette semaine, un coup de coeur que je partage avec plusieurs de mes collègues.

 

Section du jardin en conversion biologique d’où provient le Nilgiri Coonoor.

 

Les Nilgiris (ou Montagnes bleues) sont une chaîne de montagnes de l’état du Tamil Nadu dans le sud de l’Inde. Avec ses conditions naturelles de haute montagne (élévation entre 1000 et 2500 mètres) étant exceptionnelles pour la culture du thé, cette région est reconnue comme étant un terroir pouvant produire des crus très intéressants. Ses paysages vallonnés magnifiques sont d’ailleurs le lieu d’une situation unique: la présence de plus de 60000 petites productions familiales de thé, un fait qui complique l’uniformité de la qualité des thés produits dans cette région. Les productions d’importance seront quant à elles souvent mieux gérées et permettront, en gardant l’esprit de fabrication artisanale, de produire des grades de thé de qualité supérieure…

 

Monsieur Indi Khanna, producteur à Nilgiri.

 

Le Nilgiri Coonoor est un de ces thés. Produit par Monsieur Indi Khanna et ses associés, il est issu d’une section de jardin aux conditions idéales et “traitée aux petits oignons” (en conversion biologique), d’une cueillette de haute qualité provenant d’une variété de théier “nilgiri assamica” et transformé par une toute nouvelle série d’installations modernes (petites machines dont la technologie assure un roulage tentant de reproduire celui fait à la main, digne de la technique artisanale, ce qui permet ainsi de conserver l’entièreté des feuilles). Il en résulte un thé composé de belles grandes feuilles aux reflets d’étain, roulées sur elles même dans leur largeur, embaumant les fruits mûrs et les épices douces. Leur infusion révèle une liqueur d’un orange cuivré éclatant aux arômes charnus: des notes de fruits mûrs ou compotés (pêche jaune, clémentine, papaye, pâte de coing) se mêlent à un léger voile floral (osmanthe) et herbacé (houblon) délicatement épicé (poivre blanc, graine de coriandre moulue). Parfaitement équilibré, ses tannins sont souples et sans aspérités, en plus de laisser en bouche une persistance agréablement sucrée et fruitée. Un thé parfait pour quiconque apprécie particulièrement les Darjeeling issus des premières récoltes (First Flush) mais qui désire ouvrir ses horizons à quelque chose d’un peu plus rond et plein en bouche, un peu moins nerveux ou vif, tout en frôlant les accents herbacés. Je ne sais faire autrement que de vous le recommander!

 

Singell: Portrait d’un jardin de Darjeeling

3 octobre 2008

jardin singell factory panneau 

 Je tenais cette semaine à vous présenter le portrait général d’un jardin de Darjeeling. Le jardin Singell m’est apparu spontanément comme un bon candidat pour se faire. Son histoire et tout ce qui l’entoure m’interpelle. J’affectionne particulièrement, année après année, les thés que Kevin choisit de ce jardin, sans compter que cette année le lot que nous avons la chance de vous proposer est d’une qualité mémorable: le Singell First Flush DJ-2. Il me donne réellement des frissons de plaisir à chaque fois que je l’infuse…

 

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Les bâtiments de la manufacture 

 

Situé près de la ville pittoresque de Kurseong dans le district de Darjeeling, le jardin de Singell se situe à une altitude variant entre 1000 et 1400 mètres. Intégralement cultivées en agriculture biologique et biodynamique (sans certification pour cette dernière, le jardin ayant choisi de ne pas la payer vu son coût élevé pour un marché trop restreint), les différentes sections de théiers couvrent 554 hectares pour un production annuelle avoisinant les 70 tonnes de thé. Le jardin possède également la certification de “commerce équitable”, un fond réuni par les acheteurs étant destiné à différents projets servant à assurer le bien-être de ses quelques 500 travailleurs. Sa manufacture datant des années 30 est composée de multiples bâtiments où se trouvent machines et équipements servant à la transformation des feuilles.

 

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La section “Heritage” du jardin

 

 Singell fait partie des premiers jardins qui virent le jour au XIXème siècle dans la région himalayenne. Planté dans les débuts des années 1860 à partir de théiers de type “classic china” (qui avaient alors été récemment “apportés” de Chine par des botanistes britanniques), le jardin est aujourd’hui recouvert en grande partie par des théiers de type “clonal”, des hybrides productifs offrant une qualité homogène et gustative intéressante. Une section du jardin nommée “Heritage” tire cependant ici notre attention: cette section préservée est uniquement composée de ces premiers théiers plantés à l’origine du jardin. Vieux de près de 150 ans, reproduits initialement à partir de graines (les hybrides provenant de boutures), leurs racines se sont enfoncés profondément dans le sol, leur offrant une résistance supplémentaire aux conditions adverses tout en leur permettant de puiser aisément parmi les réserves minérales du terroir. Les thés produits par cette section du jardin sont particulièrement intéressants, personnifiant le caractère purement “classique” des thés de Darjeeling ayant fait sa réputation mondiale de productrice du “champagne des thés noirs”. Notre Singell DJ-2 provient de cette section “Heritage”.

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Monsieur Subba présentant certains de ses thés 

 

 Monsieur Subba est le gérant de Singell, grand responsable du jardin comme de la manufacture. C’est lui qui s’assure, aux côtés de ses assistants, au bon fonctionnement de la culture, des cueillettes ou de la transformation des feuilles de thé. Kevin a eu la chance à plusieurs reprises de rencontrer cet homme doté d’une gentillesse touchante et d’un sens de l’humour typiquement népalais. C’est entre autre grâce à lui ainsi qu’au terroir si particulier de Darjeeling que nous avons droit de déguster des thés aussi merveilleux.

 

Je vous invite d’ailleurs à consulter le récit de voyage de Kevin en Inde au printemps dernier. 

 

 
 

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