Le Blogue des thés | Camellia Sinensis

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Accords gourmands : érable et thé

26 mars 2017

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Au Québec, le dégel du printemps rime avec l’arrivée de la cabane à sucre – une tradition artisanale et populaire depuis le début du 19e siècle. À l’occasion du temps des sucres, Émilie Poissant, notre spécialiste accords gourmands, vous propose quelques accords thés et mets pour votre prochaine visite à la cabane à sucre, ou pour déguster avec votre mets favori à base de sirop d’érable.

Naturellement, lorsqu’on pense à la cabane à sucre, on imagine la traditionnelle soupe aux pois, les omelettes, le jambon à l’érable, les fèves au lards, bref les repas alliant sucré et salé.

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C’est sans surprise que la première famille de thé qui s’accorde bien avec ce genre de repas est celle des thés noirs. Plusieurs choix s’offrent à nous dans cette catégorie. Tout d’abord, on pensera à accorder aux thés noirs corsés indiens ou africains avec les plats de viandes sucrés-salés, les cretons ou le bacon. On pourrait donc penser à un Darjeeling Jungpana automnal DJ-154 pour son côté boisé et épicé ou encore un Rukeri du Rwanda avec son côté sucre d’orge et malté.

Toujours dans la famille des thés noirs, mais cette fois-ci moins corsés et plus ronds, on pourrait les agencer facilement avec la douceur des oeufs, des fèves ou de la soupe aux pois. Émilie suggère un thé noir du Népal, soit le Jun Chiyabari automnal J-215 avec son parfum enivrant et gourmand, le Jin Die de Chine aux notes de café moka ou alors le Mi Xiang Hong Cha pour son côté mielleux qui offre un beau rappel au côté sucré des plats.

Du côté des desserts, comme les tartes au sirop d’érable ou encore les grands-pères dans le sirop, Émilie propose un accord moins commun. Le Liu Bao 2006, thé vieilli de Chine, qui avec son parfum rappelle les feuilles mortes et évoque le dégel. C’est au goût qu’il vous étonnera avec ses saveurs douces d’eau d’érable. Un mariage divin! Si on se laisse tenter par la tarte aux pacanes, un Wulong aux notes grillées, le Bai Rui Xiang, serait un excellent choix.

Finalement, afin de faciliter à la digestion de ce festin, rien de mieux qu’un Pu Er Shou plus soutenu aux notes d’hummus, de noix et légèrement terreux. Émilie suggère le Bulang Shan 2006, le Jingmai 2005 ou encore le Menghai 2011.

Bon appétit!

Petit guide de réconfort automnal

25 octobre 2011

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Le temps froid semble s’être installé pour de bon. “Malheur!” dirons certains, pourtant, il me semble que l’automne est la saison idéale pour se laisser réconforter par une tasse fumante aux arômes enivrants. Pour aider à consoler les âmes en peine que l’automne et l’hiver font frissonner, voici quelques suggestions de crus qui sauront vous réchauffer le cœur et le gosier.

Népal automnal Jun Chiyabari J-16 biologique : Issues de magnifiques jardins à quelques pas de Darjeeling, les délicates feuilles et bourgeons dorés de ce lot d’automne ont été transformés avec soins et savoir-faire.La liqueur obtenue est suave et légère, déployant ses riches parfums floraux, mielleux et nuancée d’accents fruités (pomme) et chocolatés. Tout simplement exquis!

Feng Huang Hong Cha (noir – Chine) : Ce thé est tout simplement la quintessence des thés chinois offerts dans notre sélection. Possédant de belles grandes feuilles torsadées d’un noir de jais, ce cru offre une jolie liqueur orangée aux arômes d’eucalyptus et de fruits rouges (canneberges, framboises).  À déguster en regardant les feuilles d’automne virevolter au vent.

Jin Die (noir – Chine) : Ce thé charme au premier regard grâce à ses duveteux bourgeons dorés enroulés sur eux-même. Le plaisir se continue lorsqu’on hume les parfums de mélasse, de caramel et de terre sèche qui s’échappent des feuilles s’éveillant doucement au fond d’une théière encore chaude. Tout ce bonheur se termine par une liqueur si ronde, si pleine de flaveurs qu’une seule théière n’est jamais assez.

Gaba Cha (wulong – Taiwan) : Ce petit cousin du Bai Hao vous enveloppera dans une couverture d’arômes réconfortants. Avec ses notes de miel d’automne et d’épices (muscade, cannelle, clou de girofle)  ce thé se fera un plaisir d’accompagner une croustade aux pommes!

Chi Ye (wulong – Chine): Ce thé ramène à une époque plus paisible, où enfant, l’odeur du ketchup maison et des fruits fraichement cueillis embaumait les maisons. Les feuilles exhalent une odeur de biscuits à l’avoine et de barre granola. La liqueur souple jaune-orange se développe en notes acidulées-sucrées (pêche, poire) rappelant la cueillette des fruits d’automne. Les jolies feuilles infusées évoquent la délicieuse époque des jeux d’enfants dans les tas de feuilles.

Darjeeling Avongrove Dj-160 (blanc – Inde) : Contrairement aux autres représentants de sa famille, le Darjeeling Avongrove possède une force de caractère qui le rend propice à la dégustation automnale. Ses arômes chauds et épicés rendent hommage à ses origines indiennes, mais ce qui le démarque tant, ce sont ses uniques flaveurs de praline et de chocolat blanc. Une belle douceur à s’offrir au retour d’une fraîche promenade.

Liu Bao 2006 Lao Cha Po (Thé vieilli – Chine) : De par son apparence même, ce thé est tout désigné pour accompagner la chute des feuilles. Composé de friables feuilles aux teintes automnales, le Liu Bao 2006 rappelle une balade en forêt. Mousse, thé des bois, sapin et terre humide, un concert aromatique qui berce les sens.

Découverte de nouveaux Liu Bao – Thés de printemps 2011 (Chine)

30 mai 2011

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Dernière partie de notre voyage : la province du Guangxi, où nous allons rencontrer un producteur de Liu Bao, ce fameux thé vieilli que nous avons déjà en petite quantité à notre carte. La découverte de cette fabrique a été un ravissement pour moi et François. Des produits d’une grande qualité plus impressionnant les uns que les autres, une fabrique centenaire dans un endroit des plus reculés, des galettes de thés vieillis à perte de vue… le paradis, quoi! Bien que la plupart de leurs galettes soient quand même jeunes puisque les vieilles galettes ont été vendues il y a déjà plusieurs années quand l’engouement pour les thés vieillis a grimpé en flèche, la qualité du thé que nous avons pu goûter était très prometteuse. En plus, le prix de ces galettes est très compétitif en comparaison à ce qu’on retrouve sur le marché des Pu Er aujourd’hui. À vous de découvrir ces thés qu’on nomme thé noir ici en Chine et qu’on dit avoir de grands bénéfices pour la digestion.

Josiane Monette
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L’arrivage des Cinq Fantastiques et du Merveilleux Imposteur

8 avril 2009

De gauche à droite, de haut en bas:

Les Pu Er 1986 Yiwu (sheng), 1995-A (sheng), 1997-B (sheng),

1998 Tuo Cha (shou), 1999 vieux théier (shou)… et le Liu Bao 1970′s Guangxi 6608.

 

Viennent s’ajouter à notre sélection et au récemment arrivé et splendide Pu Er 1974 Menghai, cinq nouveaux Pu Er de très belle qualité et une surprise de taille, le Liu Bao, thé post-fermenté et vieilli tout comme les Pu Er, mais provenant d’une autre province de Chine: le Guangxi. Ces six millésimes, datant déjà de plusieurs années d’entreposage dans des conditions optimales de vieillissement, possèdent un degré de maturation avancé leur permettant de vous offrir une dégustation de leur plein potentiel. Nous nous sommes bien sûr fait un grand plaisir de les tester à leur réception en boutique… et quelles merveilles! Que cela soit les sheng, les shou ou ce surprenant Liu Bao, ils nous ont tous ravis par leur complexité, les subtilités de leurs arômes et la générosité qu’ils possèdent aux infusions multiples. Avec leur arrivée dans notre carte, afin de rendre disponible à quiconque les plus onéreux d’entres eux, a vu le jour la possibilité de s’offrir la quantité minimale de 10 grammes pour certains de ces crus. Je vous conseille donc d’aller visiter les fiches techniques individuelles de ces 6 nouveaux thés pour une description détaillée de chacun d’eux… Bonne semaine à vous!

 

 
 

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