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Thé et littérature : Yoko Ogawa + Nadeshiko

30 août 2018

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L’annulaire

L’étrangeté qui émane de cette nouvelle d’Ogawa est tout aussi repoussante que captivante; M. Deshimaru, personnage obscur et mystérieux, piquera certainement votre curiosité dès les premières pages. Taxidermiste du souvenir, cet homme insolite prend sous son aile une jeune assistante, la narratrice, qui nous relate son récit d’une atmosphère bien particulière. S’improvisant réceptionniste dans un laboratoire de spécimens, cette dernière doit accueillir les demandes on ne peut plus incongrues de clients qui désirent venir y entreposer des parcelles importantes de leur mémoire en les naturalisant. Construisant progressivement un suspense autour d’histoires de disparitions inexplicables, Ogawa fait preuve d’une remarquable maîtrise du détail; sa prose minimaliste laisse beaucoup de place à l’imagination de son lecteur, qui se fait prendre au jeu. Pour vous accompagner lors de votre visite de ce laboratoire sombre où se côtoient de curieux personnages, nous vous suggérons notre Nadeshiko, seul thé japonais qui ne soit pas vert sur notre carte. Celui-ci est absolument unique en son genre; intermédiaire entre un thé noir et un thé vieilli, ses feuilles très foncées et aromatiques résultent d’une fermentation microbiologique contrôlée. Sa liqueur d’un rouge profond réunit étrangement des notes de champignons et de gâteau aux fruits confits, qui sauront vous guider une gorgée à la fois vers la finale surprenante de L’annulaire, digne d’une grande nouvelliste.

Le thé japonais Nadeshiko – la frontière entre thé noir et thé Pu Er

18 décembre 2012

Les feuilles

Nous avons découvert le thé Nadeshiko en 2010 dans sa phase expérimentale. Sans aucun doute en pénétrant dans le « sas » qui sépare la salle de transformation du thé et la pièce où l’on fait l’inoculation du champignon dans les feuilles, nous avions déjà l’impression d’avoir trouvé un autre beau projet !

De quoi s’agit-il au juste? C’est un brin complexe, mais en gros, il s’agit d’un thé à fermentation microbiologique contrôlée. Les feuilles à la base proviennent des plantations d’Isagawa, situées sur la montagne Haruno dans la préfecture de Shizuoka. Issu de plantations n’usant aucun pesticide ou herbicide, le thé subit différentes transformations, telles que flétrissage, roulage, malaxage et stérilisation.

Ensuite, dans une salle contrôlée, on procède à la fermentation du thé avec l’ajout d’une seule spore, soit l’aspergillus awamori. Par la suite, il y aura stabilisation du produit, séchage et triage. Il en résulte un thé au gout assez distinct, se rapprochant davantage d’un thé noir que d’un thé Pu Er.

Développé dans une optique « santé » au Japon, ce thé contiendrait davantage d’acides galliques et citriques ainsi que plus de catéchine que les thés verts. Aussi, le processus de transformation permettrait de créer de nouveaux polyphénols appelés Teadenol A et Teadenol B. Des recherches aux universités de Shizuoka et de Saga ont lieu présentement afin d’établir les propriétés du thé Nadeshiko et de ce nouveau procédé.

En attendant d’en savoir plus sur ses effets bénéfiques, profitons de son gout unique !Un travail très sérieux

 
 

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