Le Blogue des thés | Camellia Sinensis

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Révélation thé glacé

13 juillet 2016

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Avec la saison chaude qui bat son plein et plusieurs journées caniculaires encore à venir, c’est le temps idéal pour redécouvrir vos thés favoris dans leur version glacée.

Que vous utilisiez un mélange déjà préparé ou bien que vous en profitiez pour vider vos fonds de sachets de vieux thé en y ajoutant des fruits et des épices, la procédure reste simple. Il suffit d’ajouter de l’eau froide à votre préparation en dosant comme pour un thé infusé à chaud (en moyenne 1 c. à thé par tasse), de le laisser de 6h à 12h au réfrigérateur, puis de filtrer le tout avant de déguster! Ainsi, préparé le soir, il sera prêt dès le lendemain matin pour satisfaire votre soif et celle de vos invités.

C’est aussi l’occasion d’expérimenter de nouvelles recettes ou simplement de préparer un thé glacé nature comme nous le faisons chaque jour dans nos boutiques afin de vous donner l’occasion de goûter nos dernières créations. Si certains de mes collègues osent mélanger un Darjeeling avec un thé vert, ou bien un Pu Er et un Wulong, je suis plutôt conservateur et préfère n’utiliser qu’un seul thé, afin de d’apprécier pleinement son potentiel. C’est ainsi que j’ai redécouvert une famille que j’oublie parfois de savourer, celle des thés blancs. Ma révélation fut immédiate et sublime lorsque j’ai goûté le doux nectar obtenu à partir du thé blanc d’un de mes producteurs préférés, le Jingning Yin Zhen! Pureté, légèreté, finesse et désaltérant furent mes mots. Mon émotion est encore bien vive tant bien que je souhaite partager ma découverte avec vous en espérant aussi vous inspirer à varier vos infusions.

Osez, et faites-moi part de vos découvertes ! Je suis preneur de vos meilleures recettes ou simplement de vos coups de cœur.

Bon été!

Sébastien

Du Keikoku au réveil!

13 mai 2014

Pour un accro de thé vert comme moi, en cette période où la sélection est plus limitée, rien de mieux que de profiter de la constante fraîcheur qu’offre un Sencha bien entreposé. J’accompagne donc mon réveil, depuis plusieurs matins, d’un senchado de Sencha Keikoku.

Les fines feuilles sèches de ce thé produit à Shizuoka dégagent un délicat parfum végétal, presque floral, merveilleusement accompagné d’un aspect légèrement citronné. Lorsqu’elles sont déposées au fond de la théière préchauffée, des notes de maïs grillé et de torréfaction s’ajoutent à la palette olfactive déjà bien complexe. Difficile de s’en lasser; humer les feuilles est devenu une partie intégrante de ma routine matinale. Pour un Sencha, les feuilles sont bien longues, très peu brisées et bien lustrées, caractéristique d’un étuvage court, d’un malaxage maîtrisé et d’un triage ultra fin!

Parce que ce thé est d’une qualité exceptionnelle et puisqu’au matin j’ai envie d’une liqueur bien vive et bien corsée, j’effectue la première infusion avec des paramètres un peu plus intenses qu’à la normale : 5 grammes de feuilles, 70 à 80 millilitres d’eau à 75°C, pour une minute.

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Les feuilles, une fois infusées, dégagent un parfum complètement différent : le délicat parfum végétal sucré provenant des feuilles sèches laisse plutôt place à un maïs beurré et à une fraîcheur subtilement herbacée. Dans la tasse, la première infusion est d’un vert clair limpide, à peine troublé par quelques fragments de feuilles. En bouche, la liqueur offre une attaque sucrée bien tannique qui rappelle le blanc de melon et qui se couple à merveille à un corps très gras, bien beurré. Une douceur presque florale tapisse aussi la bouche pendant quelques instants, avant de laisser place à la longue finale agrume et chair de melon qui clôt à merveille la dégustation de la première tasse de ce délicieux Sencha.

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S’en suit donc une deuxième infusion de tout au plus cinq secondes.

La liqueur, maintenant vert-jaune bien foncé, se trouble légèrement. L’attaque plus douce et herbacée introduit le palet aux généreux arômes floraux, nettement moins gras qu’à la première tasse. La persistance très fraîche, qui équilibre bien l’amertume et le végétal, laisse un effet très désaltérant et particulièrement plaisant. La tasse se boit toute seule!

À la troisième infusion de 30 à 40 secondes, on retrouve l’apparence ainsi que le parfum de la dernière. En bouche, la fleur et un léger parfum de torréfaction prennent le dessus. Le blanc de melon légèrement présent lors de la première infusion se trouve maintenant en premier plan et évolue vers une persistance et une fraîcheur végétale tannique rappelant l’épinard et la menthe.

Le Sencha Keikoku, vif, complexe et enrobant, est pour moi l’exemple parfait d’un thé vert propice au petit matin.

Raphaël

Yixing contre céramique : une compétition égalitaire?

4 octobre 2011

Lorsque l’on veut faire simple, une théière d’un volume assez important (350 à 500 ml) est une solution passe-partout permettant d’infuser honnêtement pratiquement n’importe quelle variété de thé. Pourtant, un choix s’impose : de quel matériau sera constituée la dite théière? C’est ici que les choses se corsent, à savoir s’il faut privilégier un instrument d’infusion poreux (en terre de Yixing) ou neutre (en grès émaillé). Chacun possédant leurs avantages et leurs inconvénients, rien ne vaut une petite présentation des compétiteurs :

théière de Yixing

Les théières en terre de Yixing : Originaires de Chine, ces théières sont modelées à partir de différents types de terre renommées pour leur porosité et leur concentration en oxyde de fer. Ces deux caractéristiques sont les pierres de lance de la célébrité et de l’efficacité de ce type de terre. Les théières Yixing ne sont pas laquées, ce qui offre un espace d’échange entre l’eau et la terre. Ceci favorisera la diffusion de certains minéraux durant l’infusion, apportant à la liqueur une texture plus riche. De nombreuses légendes parlent aussi de l’absorption lente des huiles aromatiques par les parois de la théière, bonifiant celle-ci au gré des infusions en renforçant saveurs et arômes. Ce type de théière est spécialement recommandé pour les thés wulongs, les Pu Ers et certains thés noirs, en raison de la générosité de ces familles de thé aux ré-infusions et de la prégnance de leurs arômes.Par contre, tout n’est pas parfait. Pour bénéficier des effets de la bonification du goût, il est essentiel de consacrer ce type de théière à une seule famille de thé. Il faut aussi bien en prendre soin et surtout ne pas oublier quelques jours de trop des feuilles de thé dans la théière, la moisissure pouvant facilement s’infiltrer dans les parois laissant un goût amer de déception par la suite. Le savon est également à proscrire pour les mêmes raisons gustatives.

Voyons voir maintenant de l’autre côté du ring.

théières en céramique

Les théières en grès émaillé : Voici l’objet parfait pour une personne voulant savourer une bonne infusion sans avoir à se casser la tête. Les théières en grès émaillé ne sont pas poreuses et ne se bonifient donc pas avec le temps, mais d’un autre côté, cette caractéristique les rend parfaites pour l’infusion de tous les types de thé au sein d’une même théière. Par ailleurs, la neutralité de ces objets les désigne naturellement pour les dégustations plus « cliniques » de certains thés, permettant ainsi de découvrir avec plus de précision certaines subtiles différences de fragrances entre deux thés très semblables.

Les opposants ayant démontrés leurs forces et faiblesses, c’est maintenant à votre tour de prendre pari selon vos besoins et votre parcours dans l’univers du thé. Il est aussi bien intéressant de tester les deux types d’objet pour pouvoir comparer les changements que les matériaux produisent au sein de la liqueur autant pour sa texture que pour ses arômes, car aucun palais ne réagit de la même manière et seul le vôtre peut vous conduire vers la boisson qui vous satisfera pleinement.

Manuel Legault Roy
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L’infusion solaire, le dernier espoir d’un nomade épris de thé

31 juillet 2009

 

En pleine période de vacances, en camping ou lors d’aventures en plein-air par exemple, il n’est pas toujours facile d’infuser nos thés préférés, à moins d’avoir un réchaud avec nous ou d’avoir une âme secourable possédant un Winnebago tout-équipé comme voisin de terrain. Et c’est ce que j’ai expérimenté dernièrement au cours de mes escapades campagnardes (je vous invite cordialement à aller consulter, si vous le voulez, mon blog personnel: Trip de cru )… Alors dus-je plusieurs fois me rabattre sur une bonne vieille technique de crudivore pour infuser mes précieuses feuilles: l’infusion solaire. Peut-être trouverez-vous que je pousse là un peu trop loin, mais cette méthode est assez intéressante pour que je vous en partage la technique qui est, en fait, un véritable jeu d’enfant. Elle vous permettra d’infuser n’importe quel thé ou tisane sans avoir à chauffer l’eau préalablement, et ce tout en offrant une infusion vraiment représentative du cru que vous désirez boire avec en plus un aspect rafraîchissant appréciable en été:

 

Dotez-vous d’un merveilleux et pratique verre de transport ou, à défaut de celui-ci, d’un pot mason ou autre bocal de verre possédant son couvercle étanche. Par une journée ensoleillée où vous sentez le désir poignant de vous mouiller les lèvres dans une liqueur parfumée, placez les feuilles de votre choix au fond du dit contenant avant de leur verser dessus une dose d’eau fraîche remplissant complètement ce dernier. Vissez fermement le couvercle. Posez le tout, au Soleil, à l’horizontale, idéalement sur une surface sombre (par exemple un vieux t-shirt noir, le capot d’une voiture, des rochers ou une terre de forêt riche en humus). Comptez une période d’infusion allant d’une demie-heure pour une liqueur doucement parfumée, à quelques heures pour une version plus goûteuse ou pour l’infusion des thés à plus grandes feuilles comme celles des wulong ou de certains Pu Er. Et voilà! Vous pourrez réinfuser ces feuilles au moins une autre fois de la même manière par la suite.

 

J’ai obtenu ainsi d’excellents résultats avec tous les types de thés, parfois avec des surprises qui en valaient vraiment l’expérience tant les arômes étaient surprenants. Et, un autre avantage: Car, à moins que vous n’ayez lu les études récentes, vous apprendrez que “deux utilisations sur un moteur de recherche web tel que Google utilise l’énergie équivalent à une bouilloire portant l’eau à ébullition pour une tasse de thé”… Alors ainsi, vous pourrez dire qu’avec cette méthode originale d’infusion vous pourrez préparer votre thé de la manière la plus écologique qui soit, sans avoir utilisé la moindre fraction d’un kilowatt! 

 

Le verre de transport

29 mai 2009

 

Que cela soit pour les gens qui bougent, pour le boulot, la détente dans un petit parc de quartier ou simplement pour qui que ce soit qui prône la simplicité, voici un objet du thé vraiment pratique: “le verre de transport” aussi nommé “le bocal thermos”. Adapté du pot “Mason” utilisé populairement par de nombreux Chinois pour infuser leur thé tout en vacant à leur travail, cet outil est devenu pour un grand nombre de nos clients un objet essentiel à leur quotidien. Amélioration de taille sur le pot de verre traditionnel,  son filtre grillagé nous permet de boire à même le bocal pendant que les feuilles infusent, en plus d’être composé d’un verre à double parois conservant la chaleur nécessaire à l’extraction des saveurs et éléments à l’intérieur tout en gardant l’extérieur tempéré pour les mains. Bien sûr, cet outil d’infusion n’est pas fait pour DÉGUSTER le thé, il est fait pour le BOIRE. Nous n’y mettrons pas les plus grands grades de thé, ce serait presque un gaspillage. Si on compte boire à même le thermos, les feuilles viennent qu’à sur-infuser et la liqueur devenir trop amère si on laisse les feuilles en contact avec la liqueur trop longtemps. Ce n’est pas mauvais, c’est simplement un peu plus fort qu’à l’habitude. Mis à part la possibilité de mettre moins de feuilles, une autre solution est de verser entièrement la liqueur dans un récipient (ex. une grande tasse) le moment venu où l’infusion arrive à terme… donc s’en servir comme un chung. Pratique! L’autre chose, il permet un truc rapide pour la préparation des thés fragiles tels que les thés verts ou blancs… plus besoin de thermomètre!: Verser un filet d’eau froide sur les feuilles (environ jusqu’au caractères du site web) et elle protégera ces dernières lorsque l’eau bouillante sera versé jusqu’en haut, rétablissant du coup la température aux environs des 80°C. Parfait pour quiconque va vite! L’essayer, c’est l’adopter!

 

 
 

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