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Voyages 2018 : un voyage inoubliable au Tea Studio avec Kevin Gascoyne

8 août 2018

MR.DARJEELING

Cette année, Kevin a visité l’Inde, le Népal et le Sri Lanka, entre le 28 mars et le 14 mai dernier. Il a débuté son voyage annuel à Calcutta, avant de se diriger vers les Himalayas, puis à Darjeeling, afin de dénicher les meilleurs lots de First Flush. Il a également visité l’un de ses jardins favoris, celui du Jun Chiyabari, au Népal, puis est allé à la rencontre du producteur du thé de base pour notre populaire Earl Grey, Puttajhora, avant de se rendre dans le sud de l’Inde pour visiter notre nouveau projet, le Tea Studio. Il a finalement terminé son voyage annuel au Sri Lanka pour visiter quelques producteurs. Cette année, Kevin était accompagné de François-Napoléon, assistant-gérant de la boutique du Quartier Latin.

Jardins coup de coeur

Durant son périple de plus de 6 semaines, Kevin s’est rendu dans de magnifiques jardins, dont plusieurs l’ont conquis encore une fois cette année. C’est le cas du Jun Chiyabari, son favori depuis des années, du Badamtam, un jardin à la qualité croissante, ou encore du Temi, planté il y a 30 ans dans le cadre d’un projet gouvernemental avec des plants provenant de Darjeeling. Le Seeyok était également fort intéressant à visiter, un bel exemple de jardin utilisant le biodynamisme. Finalement, le Thurbo, qui abrite l’un des meilleurs producteurs de thé (Suman, un homme toujours souriant et passionné), a vu sa qualité croître cette année encore, sous la supervision de J. D Rai, un expert qui crée l’ambiance de travail idéale pour une production optimale.

THURBO

Thé et gastronomie indienne

Lors de leur séjour en Inde, Kevin et François-Napoléon ont eu la chance de goûter à plusieurs spécialités locales. D’abord, ils ont dégusté la Tonga, une bière au millet fermenté bue à la paille, à laquelle on ajoute de l’eau bouillante. Une expérience assez particulière, à l’effet analgésique! La Tonga était accompagnée du fromage style autrichiens, disposés sur une pizza garnie de feuilles de thé. La gastronomie multiculturelle par excellence!

BHAJI FEUILLES DE THES

Un retour à l’ensemencement

Un peu partout, on remarque que les jardins utilisent davantage de propagation par bouture, plus durable face aux changements climatiques – qui sont d’ailleurs de plus en plus imprévisibles.

TEA STUDIO THEIERE

Un rêve devenu réalité avec le Tea Studio

Depuis des décennies, Kevin caresse le rêve de bâtir une fabrique de thé expérimentale. Son rêve est devenu réalité cette année, alors qu’il a passé quelques semaines dans le Tea Studio, notre nouveau projet dans les Nilgiris, en Inde. Après des années de travail, c’était à la fois excitant et touchant d’enfin pouvoir observer la fabrique en marche! Kevin et François-Napoléon ont pu rencontrer toute l’équipe, composée de femmes des villages avoisinants. Le projet amasse d’ailleurs des fonds pour permettre aux filles des villages ruraux l’accès à l’éducation, qui est souvent réservée au premier garçon de la famille.

TEA STUDIO VISTA

Vous aimeriez en savoir plus sur le projet? Visitez le site web, lisez l’article de blogue qui lui est consacré et essayez l’un de nos 4 premiers thés.

Destination Chine : nos recommandations pour un voyage mémorable

29 juillet 2018

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Avec ses paysages magnifiques, son histoire riche, et ses merveilles culturelles, la Chine est une destination qui pique la curiosité. Chaque année depuis 2003, Jasmin et François visitent le pays et sillonnent les jardins de thé. Voici leurs conseils et suggestions pour un voyage mémorable :

Laisser aller pour vivre l’expérience pleinement

Pour une première visite en Chine, François Marchand conseille tout d’abord de laisser aller. La Chine est immense et sa culture est très différente de la nôtre : des millénaires d’histoire parallèle. Il est donc normal de s’attendre à des plans qui ne fonctionnent pas comme prévu, mais aussi à des surprises inattendues. Si on laisse aller, on est plus enclin à découvrir les aspects formidables de la Chine. À l’opposé, quelqu’un qui tente de résister ou qui juge la culture locale peut passer de bien mauvais moments! Après tout, vous avez décidé d’y voyager pour la découvrir, non?

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Une expérience authentique dans les maisons de thé

Il existe certainement plusieurs maisons de thé dans chaque grande ville de Chine. Sans grande surprise, nous vous recommandons d’éviter celles qui se trouvent dans les lieux hautement touristiques ; elles seront sans doute plus dispendieuses, et moins authentiques. Jasmin ajoute d’ailleurs qu’il est préférable de s’arrêter dans les boutiques de thé. On vous servira assurément du thé et vous passerez un bon moment avec les locaux.

Une visite dans les jardins de thé

En Chine, il est possible d’observer des jardins de thé à plusieurs endroits, et il n’y a aucun souci à aller visiter sans rendez-vous. Long Jing est très reconnu et splendide comme village. L’infrastructure est d’ailleurs vraiment développée pour accueillir les touristes. Toutefois, il est fréquent que le prix soit relativement élevé et que le thé ne soit pas produit directement dans le terroir. Pour visiter un jardin, cependant, ça vaut vraiment la peine!

D’autres suggestions : Huang Shan, à 2 heures de train de Shanghai, le village de Tangkou, ou encore l’île de Junshan dans la province du Hunan. D’ailleurs, pour cette dernière, on y trouve des plantations de thé du célèbre et dispendieux Jun Shan Yin Zhen. Le voyage en bateau est aussi des plus agréables!

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Acheter du thé en Chine

En Chine, le prix du thé peut varier grandement. Bien entendu, si la boutique appartient à un producteur de thé, il sera moins dispendieux que dans celle d’un revendeur. Ceci dit, étrangement, le prix du thé dans les grandes villes, comme Shanghai ou Beijing, sera très similaire à ce que nos clients peuvent payer ici. Vous avez bien lu! Grâce aux relations que nous avons bâties au fil des ans et au volume que nous achetons, nous sommes en mesure d’offrir des prix très bas que souvent même les Chinois n’ont pas! Au bout du compte, si le goût vous plaît, que la relation avec la personne qui vous le fait déguster est bonne et que le prix vous semble juste, il s’agit ici des meilleurs critères pour faire un achat.

Voyages 2018 : La Chine d’Est en Ouest avec Jasmin Desharnais

16 juin 2018

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Du 9 au 30 avril, dans le cadre de son 16e printemps sur la route du thé en Chine, Jasmin a choisi un itinéraire diversifié au niveau des régions visitées. Il a d’abord exploré les accessoires dans le nord du pays, avant de poursuivre son séjour dans l’est, à la recherche des meilleurs crus de thés verts, blancs, wulong et noirs.

Une saison hâtive

Suite à un début de printemps particulièrement chaud et pluvieux en Chine cette année, les récoltes sont arrivées hâtivement (7-15 jours d’avance) par rapport à ce qu’on voit normalement. On a observé une hausse de +/-15% en quantité et, conséquemment, certains jardins ont manqué de travailleurs pour récolter les thés dans les meilleures conditions.

D’un autre côté, le gel du 8 avril dans l’est du pays a provoqué un choc de température dans les jardins et certains s’en sont trouvés mal en point. D’autres non, et c’est avec une attention particulière que Jasmin a goûté les thés du 9 avril… et ils étaient délicieux! Il en a d’ailleurs choisi quelques-uns de cette récolte précise comme le Long Jing Bai Ye et le Huiming, En effet, le choc de température a créé sur la plante une réaction chimique favorable au déploiement des arômes.

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Faire découvrir le Tea Studio

Jasmin s’était aussi donné comme mission de faire découvrir le Tea Studio, notre nouveau projet en Inde, à ses amis producteurs en Chine. En fait, la diversité des thés chinois étant si grande, les Chinois ont rarement la chance de boire des thés d’autres provenances. Jasmin a donc eu bien du plaisir à faire découvrir notre fabrique en Inde, et à faire déguster nos 4 premiers thés.

M. He, un producteur chinois avec qui nous collaborons depuis maintenant 14 ans, viendra d’ailleurs visiter le Tea Studio entre le 4 et 9 octobre prochain. On a bien hâte de l’accueillir! Il fera une formation sur la production de thé vert à l’équipe indienne.

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De dégustateur à expert multidisciplinaire

2018 marque (déjà!) les 20 ans de Camellia Sinensis. Après une vingtaine d’années à titre de dégustateur de thé, Jasmin a l’objectif d’acquérir une expertise multidisciplinaire sur l’industrie du thé, c’est-à-dire à travers la transformation du thé, le processus de production ou encore la recherche. Plus que jamais, il a le souhait de mettre les mains à la pâte. C’est dans cette optique que ses prochains voyages seront d’ailleurs organisés. Désormais, plutôt que de visiter de nombreux jardins en peu de temps, il choisira quelques endroits où il ira approfondir des connaissances bien précises pendant une plus longue période.

Coup de coeur 2018

Cette année, c’est le Long Jing Jingning Bai qui a conquis le coeur de Jasmin. Un thé vert aux riches parfums de petites fleurs et de noisettes fraîches.

Chine : François nous rapporte un thé exceptionnel !

11 juin 2018

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Chaque année, François Marchand sillonne les pays producteurs de la Chine centrale à la quête des meilleurs crus de thés. C’est l’occasion de retrouver ses amis producteurs, de visiter les jardins et de faire des découvertes.

Être expert dégustateur de thé, ça comprend des journées entières à déguster des dizaines et des centaines de thés afin de dénicher LE thé qui sera parfait pour notre marché. Dans le cadre de ces recherches, François procède fréquemment à la “dégustation comparative” : plusieurs grades du même thé, infusés avec les mêmes paramètres, lui sont proposés afin de bien les comparer entre eux. Il examine d’abord les feuilles sèches, puis infusées, avant de goûter à la liqueur – un processus qui peut se répéter durant plusieurs infusions afin de noter son degré de persistance.

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En avril dernier, alors qu’il procédait à la dégustation comparative du Wei Shan Mao Jian – un thé que nous adorons depuis 7 ans – François a eu un coup de coeur pour le grade 1. Il est plutôt rare que nous choisissions de nous procurer les plus hauts grades, comme le marché est beaucoup plus petit pour ce type de thé prestigieux.
Exceptionnel cette année, il n’a pas pu empêcher de vous le faire découvrir!

C’est du jardin de M. Wang, certifié biologique, que provient ce sublime thé vert. C’est d’ailleurs son fils, diplômé de la Tea University, qui reprend le flambeau du jardin. Texturé et tout en délicatesse. Un thé complet, harmonieux à déguster en nombreuses infusions. On recommande d’ailleurs le gaiwan ou le bécher pour profiter de toutes ses nuances.

À noter : il est offert en ligne seulement en quantité très limitée (500g au total). Ne laissez pas cette chance de goûter un thé si exceptionnel s’envoler! C’est aussi une occasion parfaite de le comparer à notre Wei Shan Mao Jian régulier, plus franc, lui aussi délicieux.

Bonne dégustation!

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Voyages 2018 : les plans de nos dégustateurs

20 mars 2018

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Dès la fin du mois de mars, les quatre experts dégustateurs du Camellia Sinensis partiront sillonner les terroirs d’Asie afin de rapporter les meilleurs crus de thés, rencontrer nos précieux producteurs et mettre en place de nouveaux projets.
Kevin Gascoyne
C’est du 28 mars au 14 mai que Kevin quittera pour l’Inde, le Népal et le Sri Lanka. Kevin débutera son voyage annuel à Calcutta, avant de se diriger vers les Himalayas, puis à Darjeeling, afin de dénicher les meilleurs lots First Flush l’année. Il visitera également l’un de ses jardins favoris, celui du Jun Chiyabari, au Népal, puis ira à la rencontre du producteur du thé de base pour notre populaire Earl Grey, Puttajhora, avant de se rendre dans le sud de l’Inde pour visiter notre nouveau projet, le Tea Studio (détails à venir!). Il terminera son voyage annuel au Sri Lanka pour visiter quelques producteurs. Cette année, Kevin sera accompagné de François-Napoléon, assistant-gérant de la boutique du Quartier Latin. Saura-t-il garder la vitesse de Kevin, qui entame son 25e voyage en Inde? C’est à suivre!
François Marchand
Du 8 au 26 avril, c’est accompagné d’une invitée bien spéciale que François partira sillonner la Chine cette année : Leika, sa fille de 11 ans. Si de son côté François se mérite sans aucun doute le titre de “père de l’année” (!), il en profitera pour aller remettre un certificat d’excellence à l’un de ses producteurs préférés, M. Ye, qui produit le Tai Ping Hou Kui. Il se rendra aussi chez Mme Zhang, l’une de nos potières chouchous depuis 4 ans, avec qui il discutera glaçures et nouveaux objets. François et Leika nous promettent plusieurs capsules et reportages, afin de nous partager plusieurs découvertes.
Jasmin Desharnais
Du 9 au 30 avril, dans le cadre de son 16e printemps sur la route du thé en Chine, Jasmin a choisi un itinéraire diversifié au niveau des régions visitées. Il débutera son périple annuel en explorant les accessoires dans le nord du pays, plus précisément pour les objets de verre. Son séjour se poursuivra dans l’est, à la recherche des meilleurs crus de thés verts, blancs et noirs. Il finira dans le centre ouest de la Chine dans la province du Guizhou où il donnera une conférence à l’université du thé du Guizhou.
Hugo Americi
Pour son 10e périple à Taiwan, Hugo a choisi d’emmener Manuel, gérant du salon de thé de Montréal du 3 au 19 mai. Il aura donc le plaisir de découvrir l’île pour la première fois, et d’accompagner Hugo lors des rencontres avec les divers producteurs. Ils se rendront par la suite en Corée du Sud pour la toute première fois. Si nous avons reçu plusieurs échantillons de thé au fil des ans, c’est un pays qui demeure un mystère pour nous. Est-ce que les thés en valent la peine? C’est ce qu’ils iront découvrir!

Inde Népal 2016, suite du voyage

28 avril 2016

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La qualité du thé d’un jardin dépend d’une foule de variables. Tout commence avec la pratique agricole : cycles de taillage des théiers, maintien de la qualité du sol et prévention des infestations de parasites et ou d’insectes. Viennent ensuite les facteurs naturels, la pluie étant le plus évident. Un léger stress est favorable jusqu’à un certain point où il peut s’avérer dommageable pour la plante. La grêle qui s’est abattue sur la région en mars dernier est un bon exemple de risque climatique pouvant survenir à tout moment et sans prévenir. Une semaine de plein soleil avant la récolte donnera au thé une saveur différente qu’une semaine de pluie, comme ce serait le cas pour des nuits froides plutôt que chaudes, et ainsi de suite. La composante humaine, aussi cruciale, se révèle à chaque étape de production. Le choix du moment de récolte et du type de feuilles sélectionnées, ainsi que la capacité d’adaptation lors des différentes phases de transformation seront autant d’occasions pour le gérant de mettre à l’épreuve ses compétences et sa sensibilité au processus artisanal en jeu.

Occasionnellement, tout s’aligne, et une plantation produisant habituellement des thés médiocres vivra une période de qualité. De même, un jardin de bonne réputation pourra voir ses thés affectés par un climat ingrat, une main d’œuvre instable ou une gérance inadéquate.

IMG_0318 (1)Plusieurs jardins sont donc sortis du lot ces dernières années dont Oaks, petit, entièrement biologique et abritant principalement des plants classiques d’origine. Malgré une offre annuelle honnête, quelques-uns de leurs lots classiques présentaient des liqueurs équilibrées, vibrantes et aromatiques, dignes d’intérêt. Vous les retrouverez sous peu dans notre liste, et je garde l’œil ouvert sur leurs prochaines récoltes.

Un autre ayant capté mon attention l’an dernier, aussi entièrement biologique et peuplé de sections classiques et clonales, était Badamtam. Certains de leurs jeunes plants donnent des liqueurs douces, pleines et chargées d’une complexité aromatique qu’il faudra suivre ce printemps.

Kevin

Des nouvelles de Gabriel en Inde avec Kevin.

18 avril 2014

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Après 22 heures d’attente et de vol, Kevin et moi arrivons enfin à Calcutta. Dans l’immense chaos de cette ville légendaire, nous trouverons les premières petites perles qui s’assembleront dans notre carte cette année.

Kevin retrouve son cher ami qui nous conduira à son bureau pour goûter les quelques vingtaines de thés choisis pour nous. Un Jungpana et un Thurbo séduisent nos papilles. C’est parti!

Nous rencontrons un scientifique spécialisé en consultation à travers le monde et un grand acheteur de thés noirs de Darjeeling de Tokyo. Deux jours plus tard, nous laissons Calcutta derrière et volons jusqu’à Darjeeling où une journaliste de La Presse nous attend, Marie-Soleil Désautels. Elle nous suivra durant cinq jours d’un jardin à l’autre, sollicitant Kevin d’une myriade de questions sur son aventure traditionnelle du printemps.

Nous passons par Longview, Singell, Castelton, Goomtee, Steinthal, Glenburn, Jungpana, sillonnant la route cahoteuse des montagnes et vallées embrumées de Darjeeling. Les propriétaires des jardins nous accueillent tous chaleureusement, nous invitent à goûter plusieurs de leurs thés fraîchement cueillis.

Mes coups de cœur jusqu’à présent : la visite de Jungpana, où seul un sentier dans une vallée mène aux plantations, et le Moonlight de Castelton… Trié à la main, frais et composé de magnifiques bourgeons, ce thé coule comme un nectar sur le palet, laissant en bouche une sensation parfaite d’équilibre de saveurs boisées, fruitées et de muscat.

À l’heure où je vous écris, nous sommes à Goomtee, prêts à se lancer à l’attaque de deux autres jardins : Gopaldhara et Thurbo.

Gabriel

Lincang sur la route!

23 avril 2013

Village de Lushi, sur la route du thé et des chevaux

C’est en compagnie d’Olivier et de Peishan que nous avons sillonné la région de Lincang dans le Yunnan pendant une semaine ce printemps. Notre voyage dans cette région de la Chine, plus long qu’à l’habitude, avait entre autres comme mission de recueillir du matériel visuel pour notre prochain livre sur les Pu Er. C’est donc entre passionnés de thé que nous sommes allés explorer la vieille ville de Lushi, vestige vivant de l’époque de Chamagudao, la route du thé et des chevaux. Notre périple nous a aussi menés vers le plus vieux théier du monde, estimé à 3200 ans d’âge, une splendide force de la nature située au nord de Fengqing.

C’est d’ailleurs dans cette ville que nous avons visité la fabrique connue à l’époque des grandes entreprises d’État sous le nom de Fengqing, produisant maintenant ses thés sous l’image du groupe Dian Hong.  On y produit aujourd’hui essentiellement des thés noirs, dont certains « haut de gamme » sont vendus à plus de 150 $ les 50g! Cet immense centre de transformation reçoit ainsi ses thés sous forme de produit brut de ses 84 petites fabriques de la région afin d’être triés, assemblés et empaquetés. L’entreprise produit ainsi autour de 6000 tonnes de thé par an, la positionnant parmi les deux autres grands producteurs de la province, Menghai et Xiaguan.

En direct de Nanhua pour goûter le maocha

Une partie du voyage consistait aussi à rencontrer les fermiers et producteurs de la région afin de s’imprégner de leurs terroirs et de mieux connaître leurs façons de transformer les feuilles en maocha. Olivier et Peishan, établis à proximité de Lincang depuis deux ans et connaissant bien les environs, nous ont fait découvrir certains lieux dont une magnifique vallée d’où proviennent deux thés choisis pour notre sélection 2013. C’est ainsi que notre carte se bonifiera cette année d’un thé blanc issu de théiers sauvages ainsi que d’une galette de Pu Er du village de Nanhua. Miam miam !

Ivres pour des thés hors de prix.

8 avril 2013

Une scène typique illustrant bien le marché du Pu Er à Jinghong dans le Xishuangbanna,Yunnan.

Notre aventure dans le Yunnan commence avec une journée de dégustation en compagnie de Mme. Wang dans sa boutique de Jinghong. C’est avec une efficacité et une passion évidente qu’elle nous fait goûter ses thés fraîchement sélectionnés des différentes montagnes de la région. Les gaiwans sont remplis de maocha qu’elle rince deux fois, et les infusions se succèdent sans laisser nos tasses vides plus de quelques minutes.

Tout en buvant, nous tâtons le pouls du marché du Pu Er et de l’évolution des prix. Elle nous raconte comment chaque année de plus en plus de riches viennent acheter de grandes quantités des crus recherchés faisant ainsi grimper leur prix en flèche. Des montagnes moins connues voient le prix de leur maocha se décupler rapidement sous l’effet d’achats compulsifs. Par exemple, cette année un homme à acheté pour trois millions de yuans de feuilles du village Banpen qui offrait ses feuilles à 2,5 yuans le kilo il y a quelques années pour voir son prix atteindre maintenant plus de 1000 yuans le kilo! La célèbre Banzhang vend cette année ses feuilles 25 % plus chères que l’an dernier, soit à 4000 yuans le kilo.

Dégustation comparative de Pu Er

Si quelques hommes plus fortunés sont prêts à payer le prix, nous sommes toujours en quête de thés de qualité à prix abordables à ramener au Québec. Nous regoûtons donc certains thés en les comparant côte à côte pour valider nos choix et tirer le meilleur parti de la situation actuelle. Le  corps ayant ses limites, nous rencontrons les nôtres cinq heures plus tard, complètement ivres et fébriles, après avoir dégusté plus de 30 thés et vider 18 litres d’eau !

Nous poursuivrons notre périple au cœur des montagnes du Xishuangbanna avant d’aller explorer la région de Lincang, moins réputée, offrant des trésors cachés.

Les grandes rencontres sont-elles des hasards ?…

16 juin 2011

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François et Jasmin, « heureux partenaires de Camellia Sinensis », Anne et moi tenons à vous remercier pour cette magnifique aventure que vous nous avez permis de vivre en Chine ce printemps… Quelle belle idée vous avez eu de créer cette opportunité en offrant ce lot à la grande guignolée de Radio-Canada. Visiter la Chine c’est une chose, mais avoir la chance d’être reçu à déjeuner, à dîner et à souper chez des producteurs de thé, d’avoir le temps d’établir des contacts humains et de partager des fous rires tout en trinquant les yeux dans les yeux avec des êtres aussi charmants que vos amis, c’est tout à fait unique et psychédélique, pour reprendre une des expressions favorites de Jasmin…

L’amour de votre métier et la passion qui vous habite sont tout à fait remarquables. Voyez-vous chers amis, c’est ça qui a été extraordinaire, jamais Anne et moi n’avons ressenti le moindrement que votre travail était pour vous un irritant empreint d’une quelconque lourdeur, tout se passait dans l’amour et dans l’humour… Vous nous l’aviez dit, la Chine est faite de contrastes. Vous nous aviez avertis, en Chine il faut se laisser glisser et surtout ne pas tenter de tout contrôler, autrement dit, en Chine comme les Chinois… Anne et moi serions portés d’ajouter, en Chine comme François et Jasmin les deux grands complices de chez Camellia Sinensis, grands explorateurs et dignes représentants d’une nouvelle génération d’hommes d’affaires québécois…

Ha! J’oubliais, il y eut aussi des paysages, des villes, des campagnes, des autobus, des taxis, des restaurants, des petits bars, une gigantesque discothèque, une soirée karaoké, des hôtels, du soleil, un peu de pluie, de la bière, du vin et surtout, surtout de magnifiques plantations de théiers…

Nous sommes revenus de ce voyage habités d’humanité, conquis par votre grande ouverture et bien sûr, fous de thé…

Merci pour votre très grande générosité,

André et Anne
Gagnants du lot pour un voyage en Chine accompagné des importateurs-dégustateurs de la Maison de thé Camellia Sinensis à la grande guignolée de Radio-Canada
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