Le Blogue des thés | Camellia Sinensis

Blogue

Voyages 2018 : les plans de nos dégustateurs

20 mars 2018

10404482_10204527569046887_8788738036204053126_n
Dès la fin du mois de mars, les quatre experts dégustateurs du Camellia Sinensis partiront sillonner les terroirs d’Asie afin de rapporter les meilleurs crus de thés, rencontrer nos précieux producteurs et mettre en place de nouveaux projets.
Kevin Gascoyne
C’est du 28 mars au 14 mai que Kevin quittera pour l’Inde, le Népal et le Sri Lanka. Kevin débutera son voyage annuel à Calcutta, avant de se diriger vers les Himalayas, puis à Darjeeling, afin de dénicher les meilleurs lots First Flush l’année. Il visitera également l’un de ses jardins favoris, celui du Jun Chiyabari, au Népal, puis ira à la rencontre du producteur du thé de base pour notre populaire Earl Grey, Puttajhora, avant de se rendre dans le sud de l’Inde pour visiter notre nouveau projet, le Tea Studio (détails à venir!). Il terminera son voyage annuel au Sri Lanka pour visiter quelques producteurs. Cette année, Kevin sera accompagné de François-Napoléon, assistant-gérant de la boutique du Quartier Latin. Saura-t-il garder la vitesse de Kevin, qui entame son 25e voyage en Inde? C’est à suivre!
François Marchand
Du 8 au 26 avril, c’est accompagné d’une invitée bien spéciale que François partira sillonner la Chine cette année : Leika, sa fille de 11 ans. Si de son côté François se mérite sans aucun doute le titre de “père de l’année” (!), il en profitera pour aller remettre un certificat d’excellence à l’un de ses producteurs préférés, M. Ye, qui produit le Tai Ping Hou Kui. Il se rendra aussi chez Mme Zhang, l’une de nos potières chouchous depuis 4 ans, avec qui il discutera glaçures et nouveaux objets. François et Leika nous promettent plusieurs capsules et reportages, afin de nous partager plusieurs découvertes.
Jasmin Desharnais
Du 9 au 30 avril, dans le cadre de son 16e printemps sur la route du thé en Chine, Jasmin a choisi un itinéraire diversifié au niveau des régions visitées. Il débutera son périple annuel en explorant les accessoires dans le nord du pays, plus précisément pour les objets de verre. Son séjour se poursuivra dans l’est, à la recherche des meilleurs crus de thés verts, blancs et noirs. Il finira dans le centre ouest de la Chine dans la province du Guizhou où il donnera une conférence à l’université du thé du Guizhou.
Hugo Americi
Pour son 10e périple à Taiwan, Hugo a choisi d’emmener Manuel, gérant du salon de thé de Montréal du 3 au 19 mai. Il aura donc le plaisir de découvrir l’île pour la première fois, et d’accompagner Hugo lors des rencontres avec les divers producteurs. Ils se rendront par la suite en Corée du Sud pour la toute première fois. Si nous avons reçu plusieurs échantillons de thé au fil des ans, c’est un pays qui demeure un mystère pour nous. Est-ce que les thés en valent la peine? C’est ce qu’ils iront découvrir!

Inde Népal 2016, suite du voyage

28 avril 2016

IMG_0315

La qualité du thé d’un jardin dépend d’une foule de variables. Tout commence avec la pratique agricole : cycles de taillage des théiers, maintien de la qualité du sol et prévention des infestations de parasites et ou d’insectes. Viennent ensuite les facteurs naturels, la pluie étant le plus évident. Un léger stress est favorable jusqu’à un certain point où il peut s’avérer dommageable pour la plante. La grêle qui s’est abattue sur la région en mars dernier est un bon exemple de risque climatique pouvant survenir à tout moment et sans prévenir. Une semaine de plein soleil avant la récolte donnera au thé une saveur différente qu’une semaine de pluie, comme ce serait le cas pour des nuits froides plutôt que chaudes, et ainsi de suite. La composante humaine, aussi cruciale, se révèle à chaque étape de production. Le choix du moment de récolte et du type de feuilles sélectionnées, ainsi que la capacité d’adaptation lors des différentes phases de transformation seront autant d’occasions pour le gérant de mettre à l’épreuve ses compétences et sa sensibilité au processus artisanal en jeu.

Occasionnellement, tout s’aligne, et une plantation produisant habituellement des thés médiocres vivra une période de qualité. De même, un jardin de bonne réputation pourra voir ses thés affectés par un climat ingrat, une main d’œuvre instable ou une gérance inadéquate.

IMG_0318 (1)Plusieurs jardins sont donc sortis du lot ces dernières années dont Oaks, petit, entièrement biologique et abritant principalement des plants classiques d’origine. Malgré une offre annuelle honnête, quelques-uns de leurs lots classiques présentaient des liqueurs équilibrées, vibrantes et aromatiques, dignes d’intérêt. Vous les retrouverez sous peu dans notre liste, et je garde l’œil ouvert sur leurs prochaines récoltes.

Un autre ayant capté mon attention l’an dernier, aussi entièrement biologique et peuplé de sections classiques et clonales, était Badamtam. Certains de leurs jeunes plants donnent des liqueurs douces, pleines et chargées d’une complexité aromatique qu’il faudra suivre ce printemps.

Kevin

Des nouvelles de Gabriel en Inde avec Kevin.

18 avril 2014

P1090574

Après 22 heures d’attente et de vol, Kevin et moi arrivons enfin à Calcutta. Dans l’immense chaos de cette ville légendaire, nous trouverons les premières petites perles qui s’assembleront dans notre carte cette année.

Kevin retrouve son cher ami qui nous conduira à son bureau pour goûter les quelques vingtaines de thés choisis pour nous. Un Jungpana et un Thurbo séduisent nos papilles. C’est parti!

Nous rencontrons un scientifique spécialisé en consultation à travers le monde et un grand acheteur de thés noirs de Darjeeling de Tokyo. Deux jours plus tard, nous laissons Calcutta derrière et volons jusqu’à Darjeeling où une journaliste de La Presse nous attend, Marie-Soleil Désautels. Elle nous suivra durant cinq jours d’un jardin à l’autre, sollicitant Kevin d’une myriade de questions sur son aventure traditionnelle du printemps.

Nous passons par Longview, Singell, Castelton, Goomtee, Steinthal, Glenburn, Jungpana, sillonnant la route cahoteuse des montagnes et vallées embrumées de Darjeeling. Les propriétaires des jardins nous accueillent tous chaleureusement, nous invitent à goûter plusieurs de leurs thés fraîchement cueillis.

Mes coups de cœur jusqu’à présent : la visite de Jungpana, où seul un sentier dans une vallée mène aux plantations, et le Moonlight de Castelton… Trié à la main, frais et composé de magnifiques bourgeons, ce thé coule comme un nectar sur le palet, laissant en bouche une sensation parfaite d’équilibre de saveurs boisées, fruitées et de muscat.

À l’heure où je vous écris, nous sommes à Goomtee, prêts à se lancer à l’attaque de deux autres jardins : Gopaldhara et Thurbo.

Gabriel

Lincang sur la route!

23 avril 2013

Village de Lushi, sur la route du thé et des chevaux

C’est en compagnie d’Olivier et de Peishan que nous avons sillonné la région de Lincang dans le Yunnan pendant une semaine ce printemps. Notre voyage dans cette région de la Chine, plus long qu’à l’habitude, avait entre autres comme mission de recueillir du matériel visuel pour notre prochain livre sur les Pu Er. C’est donc entre passionnés de thé que nous sommes allés explorer la vieille ville de Lushi, vestige vivant de l’époque de Chamagudao, la route du thé et des chevaux. Notre périple nous a aussi menés vers le plus vieux théier du monde, estimé à 3200 ans d’âge, une splendide force de la nature située au nord de Fengqing.

C’est d’ailleurs dans cette ville que nous avons visité la fabrique connue à l’époque des grandes entreprises d’État sous le nom de Fengqing, produisant maintenant ses thés sous l’image du groupe Dian Hong.  On y produit aujourd’hui essentiellement des thés noirs, dont certains « haut de gamme » sont vendus à plus de 150 $ les 50g! Cet immense centre de transformation reçoit ainsi ses thés sous forme de produit brut de ses 84 petites fabriques de la région afin d’être triés, assemblés et empaquetés. L’entreprise produit ainsi autour de 6000 tonnes de thé par an, la positionnant parmi les deux autres grands producteurs de la province, Menghai et Xiaguan.

En direct de Nanhua pour goûter le maocha

Une partie du voyage consistait aussi à rencontrer les fermiers et producteurs de la région afin de s’imprégner de leurs terroirs et de mieux connaître leurs façons de transformer les feuilles en maocha. Olivier et Peishan, établis à proximité de Lincang depuis deux ans et connaissant bien les environs, nous ont fait découvrir certains lieux dont une magnifique vallée d’où proviennent deux thés choisis pour notre sélection 2013. C’est ainsi que notre carte se bonifiera cette année d’un thé blanc issu de théiers sauvages ainsi que d’une galette de Pu Er du village de Nanhua. Miam miam !

Ivres pour des thés hors de prix.

8 avril 2013

Une scène typique illustrant bien le marché du Pu Er à Jinghong dans le Xishuangbanna,Yunnan.

Notre aventure dans le Yunnan commence avec une journée de dégustation en compagnie de Mme. Wang dans sa boutique de Jinghong. C’est avec une efficacité et une passion évidente qu’elle nous fait goûter ses thés fraîchement sélectionnés des différentes montagnes de la région. Les gaiwans sont remplis de maocha qu’elle rince deux fois, et les infusions se succèdent sans laisser nos tasses vides plus de quelques minutes.

Tout en buvant, nous tâtons le pouls du marché du Pu Er et de l’évolution des prix. Elle nous raconte comment chaque année de plus en plus de riches viennent acheter de grandes quantités des crus recherchés faisant ainsi grimper leur prix en flèche. Des montagnes moins connues voient le prix de leur maocha se décupler rapidement sous l’effet d’achats compulsifs. Par exemple, cette année un homme à acheté pour trois millions de yuans de feuilles du village Banpen qui offrait ses feuilles à 2,5 yuans le kilo il y a quelques années pour voir son prix atteindre maintenant plus de 1000 yuans le kilo! La célèbre Banzhang vend cette année ses feuilles 25 % plus chères que l’an dernier, soit à 4000 yuans le kilo.

Dégustation comparative de Pu Er

Si quelques hommes plus fortunés sont prêts à payer le prix, nous sommes toujours en quête de thés de qualité à prix abordables à ramener au Québec. Nous regoûtons donc certains thés en les comparant côte à côte pour valider nos choix et tirer le meilleur parti de la situation actuelle. Le  corps ayant ses limites, nous rencontrons les nôtres cinq heures plus tard, complètement ivres et fébriles, après avoir dégusté plus de 30 thés et vider 18 litres d’eau !

Nous poursuivrons notre périple au cœur des montagnes du Xishuangbanna avant d’aller explorer la région de Lincang, moins réputée, offrant des trésors cachés.

Les grandes rencontres sont-elles des hasards ?…

16 juin 2011

anne-et-andre

François et Jasmin, « heureux partenaires de Camellia Sinensis », Anne et moi tenons à vous remercier pour cette magnifique aventure que vous nous avez permis de vivre en Chine ce printemps… Quelle belle idée vous avez eu de créer cette opportunité en offrant ce lot à la grande guignolée de Radio-Canada. Visiter la Chine c’est une chose, mais avoir la chance d’être reçu à déjeuner, à dîner et à souper chez des producteurs de thé, d’avoir le temps d’établir des contacts humains et de partager des fous rires tout en trinquant les yeux dans les yeux avec des êtres aussi charmants que vos amis, c’est tout à fait unique et psychédélique, pour reprendre une des expressions favorites de Jasmin…

L’amour de votre métier et la passion qui vous habite sont tout à fait remarquables. Voyez-vous chers amis, c’est ça qui a été extraordinaire, jamais Anne et moi n’avons ressenti le moindrement que votre travail était pour vous un irritant empreint d’une quelconque lourdeur, tout se passait dans l’amour et dans l’humour… Vous nous l’aviez dit, la Chine est faite de contrastes. Vous nous aviez avertis, en Chine il faut se laisser glisser et surtout ne pas tenter de tout contrôler, autrement dit, en Chine comme les Chinois… Anne et moi serions portés d’ajouter, en Chine comme François et Jasmin les deux grands complices de chez Camellia Sinensis, grands explorateurs et dignes représentants d’une nouvelle génération d’hommes d’affaires québécois…

Ha! J’oubliais, il y eut aussi des paysages, des villes, des campagnes, des autobus, des taxis, des restaurants, des petits bars, une gigantesque discothèque, une soirée karaoké, des hôtels, du soleil, un peu de pluie, de la bière, du vin et surtout, surtout de magnifiques plantations de théiers…

Nous sommes revenus de ce voyage habités d’humanité, conquis par votre grande ouverture et bien sûr, fous de thé…

Merci pour votre très grande générosité,

André et Anne
Gagnants du lot pour un voyage en Chine accompagné des importateurs-dégustateurs de la Maison de thé Camellia Sinensis à la grande guignolée de Radio-Canada
spacer

Des nouvelles de Josiane, François et Jasmin – Thé de printemps 2011 (Chine)

27 avril 2011

table_ronde

Après environ 15 heures de vol, moi, François et Jasmin avons mis les pieds sur la terre chinoise. Première destination, Shanghai, où nous allions rencontrer les deux gagnants du lot de la grande guignolée, André et Anne.

Jeudi matin, on se dirige vers le marché du thé et on goûte enfin à notre premier thé, le Anxi Tie Guan Yin préparé par une commerçante du fond de son kiosque. On retrouvait de tout dans ce marché du thé. Du thé bien sûr, mais aussi beaucoup d’accessoires, de théières de toutes sortes passant de la chinoiserie aux objets d’une beauté hallucinante.

Plus tard, nous voici sur le chemin du Bi Luo Chun. En arrivant à Dong Shan, là où se trouve M.Liu notre producteur de Bi Luo Chun, quelle surprise de découvrir cette magnifique propriété où nous séjournerons pour une nuit. Des chambres gigantesques nous attendaient et nous avons partagé une bouffe incroyable avec la femme de M.Liu, sans trop pouvoir converser avec elle vu qu’aucun traducteur n’était parmi nous. Ensuite, quoi de mieux pour digérer qu’une petite soirée de karaoké! Malgré le répertoire qu’on connaissait à peine, nous avons quand même réussi à s’éclater en chantant du Céline Dion et Jingle Bells, il faut le faire!!!

Vendredi, c’était l’achat de notre premier thé chinois de l’année. Nous avons pu assister à l’importance du paraitre et du prestige en Chine. Les caméras de télévision nous attendaient dans le musée du thé de M.Liu et nous ont suivis un peu partout au courant de la journée pour répandre la nouvelle de notre arrivée. La vedette c’était Jasmin et il a pas mal bien joué son rôle. Nous, on était plus des figurants qui devions faire semblant d’écrire où qui accompagnaient Jasmin dans sa grande aventure. Enfin, après tout ce cirque, nous avons pu procéder à la dégustation du Bi Luo Chun. Après plusieurs dégustations et négociations, Jasmin a arrêté son choix sur ce qui sera notre Bi Luo Chun 2011.

La transaction terminée, nous voici déjà en route vers Hangzhou. Notre arrivée un peu tardive nous a permis de nous rendre compte à quel point les soupers tardifs ne sont pas à la mode par ici. À 8h30, aucun restaurant ne voulait nous accepter.

Samedi matin, destination Long Jing! Un producteur d’une simplicité et une famille sympathique nous attendaient. Nous avons pu assister à une transformation artisanale de Long Jing en direct. J’ai même eu droit de goûter à un thé fraîchement terminé. Par la suite, un dîner en compagnie de toute la famille où j’ai eu ma première tête de poulet complète dans mon bol (que je n’ai pas réussi à manger) (note de François: c’est pas parce qu’elle n’a pas essayé!). Ensuite, nous sommes allez visiter notre premier jardin de thé du voyage. Impressionnant et de toute beauté! Aujourd’hui, Jasmin prend son chemin et nous, nous nous dirigerons vers les montagnes sacrées des Huang Shan.

Josiane Monette
spacer

Récit de François sur son périple en Chine

7 mai 2010

taiping hou kuiLa transformation manuelle d’un haut grade de Tai Ping Hou Kui

“Arrivée à Wuhan, capitale du Hubei après plus de 16 heures d’avion étalées sur trois vols. Un 24h en motion, épuisement total à l’arrivée. Dès le lendemain, j’attaque la plaque en poursuivant mes déplacements en direction de Xin Yang où je dois rencontrer la productrice le lendemain. J’arrive le soir, fais dodo et au petit matin, appelle la productrice et… voilà c’est parti! Ni Hao Ni Hao! On déguste le thé du printemps. Je n’avais le choix qu’entre deux catégories qui, somme tout était fort intéressantes. Je choisi alors la qualité qui s’approche le plus de la sélection de 2009 qui sera toutefois un peu plus dispendieuse cette année vu la perte de récolte à cause du froid s’étant abattu sur toute la Chine plus tôt ce printemps. Je visite les jardins encore et surtout, rencontre tout les amis de la productrice avec qui, le soir même, on fête en grand «à la chinoise» (entendre ici avec beaucoup d’alcool fort pas super bon). Mon réveil du lendemain fût plutôt ardu. Le plan de la journée, prendre le train vers Lu An où viendra me chercher le producteur de Huo Shan Huang Ya. Sauf que plutôt que d’être le trajet de 16h à 21h, l’horaire de cet année est de 21h30 à 00h30. Rien pour me reposer.

Le lendemain, présent au rendez-vous que nous avions fixé, M. Cheng m’invite à une performance qui encense le Huo Shan Huang Ya dans laquelle il fait une apparition de 4-5 minutes, sur un show de 3 heures dans lequel défilent chanteurs pop chinois, danseurs et hommes importants en veston qui font des discours beaucoup trop longs. Je suis tout de même honoré sauf que le spectacle est dehors, il pleut et il fait un brin froid… Et là, je ne parle pas de mon arrivée sur la place publique où étaient agglomérés probablement un millier de spectateurs chinois, tous avec le même imperméable bleu pâle, qui, à mon arrivée, se sont TOUS retournés vers moi en murmurant, certains en criant, et les HELLO! qui fusaient de toute part. Je pense vraiment être le seul occidental à mettre les pieds à Huo Shan! Finalement, après cet après-midi bien rempli, je sélectionne le thé, soupe avec mes amis et vais faire dodo.

foule huo shan

La foule lors de la cérémonie célébrant le Huo Shan Huang Ya

Après une bonne journée de repos à Hefei, capitale de Anhui, le producteur du Yong Xi Huo Qing de qui j’avais acheté le thé 3 ans plus tôt, vient me chercher pour que je me rende dans son village afin d’y sélectionner le thé. Comme ce cru manquait à notre carte depuis deux ans, j’ai cru bon de revenir en faire l’achat. M. Li m’a également proposé un autre thé (sa spécialité en fait) le Lan Xiang. J’ai acheté ces deux thés donc qui viendont regarnir notre carte cette année. Le Lan Xiang est un thé assez délicat aux notes très florales.

Suite à cette brève visite dans le village de Jing Xian, je me suis rendu dans ma région préférée: Huang Shan. J’ai goûté le Mao Feng qui est similaire à celui de l’an dernier (peut-être un chuya moins bon car c’est une année difficile au niveau météo comme vous le savez déjà) mais c’est, pour le moment, un des seul thé qui risque de rester le même prix. Le lendemain, en compagnie de Jasmin et Alexis qui m’ont rejoint alors, nous avons fait la visite du splendide jardin du Taiping Hou Kui où l’on doit prendre le bateau pour s’y rendre. Ce fut toujours aussi relaxant de se retrouver dans ce coin perdu pittoresque et où le thé est si délicieux. Cette année, nous aurons droit au meilleur grade de Hou Kui à un prix fort raisonnable.

Notre route s’est ensuite poursuivie vers la petite ville de Wuyuan pour le thé Zi Mei puis, vers mon autre montagne favorite, Lushan. Suite à la sélection du Lushan Yun Wu, je me suis dirigé vers la capitale du Hunan, Changsha, pour explorer plus en profondeur cette région et pour visiter la fabrique du non moins mystérieux thé jaune Junshan Yin Zhen. Eh bien, croyez-le ou non, j’ai finalement vu une photo du procédé unique au thé jaune… et je vous ramène ça pour enfin mieux vous expliquer ce procédé qui, jusqu’à présent, relevait plutôt de la légende. Sinon, probablement deux autres thés verts du quotidiens feront leur entrée dans notre carte cette année: le Gao Qiao Yun Feng et le Wei Shan Mao Jian. À suivre sous peu…”

dame lushanUne dame buvant le thé à Lushan

Un amour de chung…

10 août 2009

 

Le dernier article vous proposait une méthode simpliste, voire archaïque, pour l’infusion en pleine nature… Aujourd’hui, je vous présente une version plus sophistiquée pour les beuveries de thé au grand-air: Le chung de pique-nique. Ce beau kit en porcelaine est fabriqué à Taiwan et est composé d’un chung (tasse à couvercle), d’un cha hai (pichet de service) et de six toutes petites tasses à déguster, le tout rassemblé dans un coffret protecteur pratique pour le transport.

 

Son usage est simple, la technique étant la même que celle vue dans cet article pour le chung “tout court”. L’infusion de la liqueur sera réalisée à même le chung avant d’être transvidée d’abord dans le pichet de service (afin de stopper l’infusion lorsque arrivée à terme) puis répartie dans les tasses pour le service. Généralement, plusieurs infusions se succéderont avec les mêmes feuilles.

 

Je trouve personnellement que la finesse et la beauté de son design est particulièrement séduisante, que cet instrument est particulièrement inspirant pour boire le thé en groupe… surtout dans des situations, comme en pique-nique, où l’on aurait bien voulu “amener de quoi faire le thé” mais que trop d’instruments, prenant beaucoup de place, nous aurait découragé de le faire. Seulement un thermos pour conserver l’eau chaude devrait être rajouté à ce petit kit pour une utilité parfaite… Cet instrument est disponible à toutes nos succursales… et n’hésitez surtout pas à poser toutes vos questions à son sujet à nos conseillers en boutique, il se feront un plaisir de vous répondre!

 

Le périple de Hugo à Taiwan

14 mai 2009

 

Après son exploration de jardins de thé au Viet-Nâm, Hugo nous fait maintenant part des découvertes et trouvailles qu’il vient de faire au cours des dernières semaines à Taiwan. Je suis ému à lire ses lignes car l’an dernier, à pareille date, j’étais moi-même avec lui à la rencontre des producteurs de wulong de cette île magnifique m’ayant totalement séduit. Je vous laisse lire le récit de son périple:

 

Toujours intense et intéressant de revoir nos producteurs et d’explorer plus en profondeur la matière. J ai eu la chance cette année de rencontrer deux spécialistes de deux centres de recherche sur le thé et de poser toutes les questions qui me trottaient dans la tête. Après avoir exploré la transformation depuis plusieurs années, je désirais en savoir plus sur l’évolution des théiers à Taiwan, soit de 1700 à aujourd’hui. Grâce à leur générosité et leur connaissance approfondie, j’ai pu en refaire le parcours. Je vous en parlerai plus abondamment à mon retour et lors des rencontres dans le cadre de « l’événement thés du printemps ».

 

J’ai également travaillé à la finalisation de la première théière signée Camellia Sinensis! D’une contenance de 700 ml, elle verse à merveille et permet l’utilisation de plusieurs filtres à thé. Elle devrait être disponible en deux couleurs, vers la fin août. Parlant, théière, j’ai élargie également notre gamme, notamment en augmentant la sélection de théière gong fu cha,  les bouilloires et les accessoires, ainsi que les article de la série Purion.

Madame Nian et son mari nous présentent fièrement leurs thés

 

Côté jardin, notre sélection 2009 des wulong, thé noir et vert de Taiwan sera à la hauteur. J’ai particulièrement aimé ma rencontre avec M. Fu à Pinglin, chez lequel j’ai sélectionné un délicieux petit lot de Bao Zhong. Bien que situé dans un recoin fort éloigné des autres régions productrices, j’ai adoré également la suite de mon exploration dans la province de Hualien. Définitivement Mme Nian (productrice à Hualien) est talentueuse et audacieuse.  Elle produit énormément de petits lots qui ont de la personnalité. J’ai arrêté mon choix sur un wulong de haute montagne (Mayuan) et un thé vert délicat, avec une finale sucrée (lot unique de 15kg). Je n’ai pas pu résister également à son « lao cha » 1982…

 

M. Nen yu nous a confectionné comme toujours deux très bon thé, soit le Tung ting et le Shanlinshi. Même son de cloche pour M. Zheng, qui signe de petites merveilles encore cette année (Lishan, Shanlinshi et Si ji chun). La sélection est longue, je m’arrête ici, mais il est étonnant de voir une aussi belle constance et les efforts déployés par les producteurs pour nous offrir des thés de cette trempe. Maintenant que ça fait plus de 7 ans que je leur rends visite, ils nous gardent ainsi toujours les plus beaux lots. Nous ne sommes sûrement pas leurs plus gros acheteurs, mais assurément nous sommes leurs plus fines bouches!

 
 

série collection

Bienvenue dans la Série Collection.
Vous y trouverez des objets et des thés créés par les plus grands artisans d’Asie.

Visiter