Les Dégustateurs

Hugo Américi

Taiwan 2016

Japon 2015

Taiwan et Vietnam 2014

Taiwan et Japon 2013

Vietnam - Taïwan 2012

Taiwan et Japon 2011

Japon 2010

Taiwan 2009

Taiwan 2016

Une autre belle tournée à Taiwan, une île formidable. Des échanges passionnants encore une fois avec nos producteurs de thé qui nous surprennent chaque année!

Japon 2015

Un voyage en Asie consacré uniquement au Japon cette année. Des rencontres avec de nouveaux producteurs de thé dans le sud près de Miyasaki, des rencontres à profusion dans le coin de Shizuoka et la découverte de merveilleuses théières à Tokoname!

Taiwan et Vietnam 2014

Un 12e voyage en Asie pour Hugo, comprenant une visite de nos producteurs au Vietnam et à Taiwan. 
Quelques images, en résumé! 

Taiwan et Japon 2013

C’est en compagnie de Catherine, notre experte « in the house » en poterie, que j’ai eu la chance d’entreprendre ce 11e voyage à la recherche de thés frais et originaux et d’explorer encore davantage l’univers de la poterie.

Avec minimum 2 ou 3 rencontres par jour à faire pendant ce type de voyage, il devient difficile, lors de l’écriture de nos notes, d’arriver à tout décrire ce que nous vivons… Ceci dit, voici un résumé des faits marquants!

 

Amis à Taipei
Au fils des ans, j’ai reçu énormément d’aide de la part de connaisseurs, de collectionneurs et de producteurs de thé de Taiwan. Notre voyage a donc débuté par une petite réunion avec plusieurs amis qui m’ont offert leur soutien. Avec l’aide de M. Lin, nous avons organisé cette réunion amicale où nous avons pu remettre une copie de notre dernier bouquin ainsi que déguster et discuter alentour de grands crus.

 

Une femme harmonieuse
Dans nos objectifs de cette année, nous avions l’intention de retourner investiguer les fameux Bai Hao. Il se trouve que ce thé fabuleux de Taiwan est désiré de tous! Aussi bien les Taiwanais que les Chinois en veulent, sans compter le reste des buveurs de thé répandus sur la planète!

Heureux de travailler avec M. Xu (Bai Hao M. Xu) depuis près de 8 ans, nous voulions aussi rencontrer Mme Lin, une productrice dont nous avions entendu parler. Mme Lin fait du Bai Hao depuis plus de 20 ans à partir de jardins qui n’utilisent aucun pesticide ou herbicide. Ses thés sont raffinés, les feuilles sont belles, traitées avec attention, tout comme son lieu de vie qui respire l’harmonie. À découvrir! (Bai Hao Mme Lin)

Après d’autres rencontres, notamment avec M. Fu, notre producteur de Pinglin Bao Zhong, nous avons fait quelques visites de fabricants de théières pour la création de la nouvelle édition à venir de notre théière Camellia et ensuite, nous avons pris l’avion en direction du Japon.

 

Des hommes et du thé
Je suis toujours ébahi par la passion de nos producteurs. Il suffit toujours de quelques petites questions pour recevoir un flot d’information et entreprendre ainsi une discussion à n’en plus finir sur les caractéristiques de tel ou tel théier. Pour eux, le niveau de questions que nous leur posons les surprend parfois. Après 10 ans de visite au Japon, nous avons augmenté la barre tranquillement!

Les coups de cœur de Catherine sont allés à M. Sakamoto, notre producteur de Sencha Koshun et Tuyuhikari (lien), pour sa force tranquille et à M. Sugiyama , notre producteur des Sencha Mobata, Yamabuki et Mine, pour sa folie contagieuse!


Terre
Ce n’est pas d’hier que le thé est associé à la terre. Au Japon, il est possible d’avoir encore un contact avec le cours de l’histoire. En visitant cette année Tokoname et ses artisans, nous avons eu la chance d’entrer en relation avec des potiers d’exception. Des artisans qui façonnent la terre depuis plus de 50 ans (!) et qui, malgré leur âge avancé, continuent de tourner et de transmettre leur savoir.

Nous recevrons, au courant des prochains mois de 2013 et en 2014, plusieurs de ces créations, provenant des ateliers de Gyokko, de Mizuno et de Murata (Lire le blogue sur ce sujet) . À découvrir : trois styles différents et des dizaines de modèles qui sont en confection, en route ou déjà en boutique!

 

Feu
Pour finir, je vous invite à jeter un coup d’œil à nos blogues sur le shino, ainsi que celui consacré à nos 11 ans sur le terrain que nous avons écrit lors de ce dernier voyage. 

Vietnam - Taïwan 2012

À chaque printemps, lorsque j'atterris en Asie, je prends le temps d'apprécier cette chance unique, celle de pouvoir rencontrer les artisans du thé et de sélectionner sur le terrain ces petits trésors de fraicheur. Pour ce 10e voyage, le Vietnam et « mon île », Taiwan figuraient au menu.

Cette année, j'étais accompagné de Sabrina, une collègue de travail qui nous offre aussi un autre beau point de vue sur ce voyage dans le blogue du dégustateur. Ensemble, nous avons débuté ce voyage au Vietnam.

Dans ce pays, l'un des objectifs était de chercher à savoir s'il y avait d'autres types de thé vert que celui classique, à feuilles frisées, surtout produit dans le nord du pays. Après plusieurs semaines de recherches pré-départ et sur place, nous n'avons pu trouver des artisans qui travaillent le thé différemment.

Nous avons tout de même réussi à mettre la main sur un thé original. D'après les gens que nous rencontrions, certains artisans d'une micro-localité du nord du pays produisent un « thé des neiges ». Nous nous y sommes rendus pour réaliser qu'en effet, des producteurs utilisent des pousses issues de théiers sauvages plus que centenaires (100 à 300 ans) pour faire un thé vert nommé Tuyet San, riche en bourgeons.

Nous avons rencontré M. et Mme. Hai qui nous ont charmés par leur approche de culture sans pesticide ni herbicide ainsi que par leur volonté de produire un thé authentique.

Le Tuyet San se déguste avec attention, car il est intéressant de découvrir ses arômes et sa structure. Provenant de vieux théiers, le matériel végétal de ce singulier thé vert offrirait surement une excellente base pour faire un thé Pu Er. Nous ne pouvons nous empêcher de penser comment il serait intéressant un jour de joindre nos contacts dans le Yunnan en Chine avec ces artisans vietnamiens pour la création d'une galette de Pu Er d'arbres centenaires et sauvages.

Au Vietnam, nous avons exploré également le traditionnel thé au lotus que nous n'avons pas retenu en raison de son goût un brin décevant et de son prix élevé qui se comprend malgré tout étant donné le travail nécessaire à sa production.

En fin de voyage, nous sommes allés retrouver Mme Hiep et les femmes de sa coopérative qui produisent l'excellent Tan Huong. Encore une fois, ces femmes nous ont sidérés par leur dynamisme, leur honnêteté et les efforts déployés dans leur quotidien pour arriver à produire d'excellents thés. Dans cette quête, elles ont comme nouveau projet de produire des Wulong. Et ce fut avec grand plaisir que nous avons rencontré M. Xu, un Taiwanais qui était sur place pour les aider à développer cette nouvelle production.
Pour une première année, les résultats sont fort encourageants et vous avez la chance de découvrir le fruit de cette collaboration dès cette année ici.

Il y a eu d'autres rencontres et aventures mais gardons quelques mots pour Taiwan. Nous avons fait le tour de l'île, comme pratiquement à chaque année. Cette fois-ci, nous avons pris le temps d'aller voir M. Fu afin de revoir ses jumeaux qui ont maintenant près de deux ans. Nous étions heureux de constater qu'il avait « survécu »! Cette année encore, il nous avait préparé un magnifique Pinglin Bao Zhong qu'il avait élaboré à l'aide de son père spécialement pour nous.

Nous avons repris notre chemin et nous avons eu la chance de parcourir la côte est, moins fréquentée et connue, mais qui possède de très beaux thés. Cela fait maintenant plus de 5 ans que nous travaillons avec Mme Nian et M. Peng avec qui nous avons une précieuse collaboration. À chaque visite, ces artisans nous laissent filer avec de magnifiques lots, tel le Mayuan chan, le Hualien Feng Mi ou l'inusité Wulong au pomelo.

À Alishan, nous sommes allés rencontrer l'un de nos artisans vénérés, M. Chen qui, année après année, nous propose un Wulong à la limite de la perfection. Aussi, nous avons passé quelques jours à Luku, un beau village sur l'île qui nous offre un réconfort « familial ». C'est l'un de nos endroits préférés où, entourés d'amis-producteurs tels M. Nen Yu, Chang Fu Chin et M. Lin, nous avons passé du temps à déguster, à visiter les jardins et à célébrer cette réunion particulière entre passionnés de thés.

Aussi, comment ne pas souligner cette rencontre avec Mme. Lin qui enseigne le gong fu cha et qui a accepté de nous apprendre son art de la préparation. Ou encore, cette autre rencontre fabuleuse avec M. Jian Hong, potier de Luku, qui propose une production singulière et authentique de bols en céladon.

Encore une fois, une chance inouï de parcourir le monde, mais sans cette fascination et cette passion réciproque que nous partageons avec vous, nous n'aurions pas autant de plaisir. 
Merci!

Taiwan et Japon 2011

Encore une fois, ce fût un voyage bien chargé! Au fil des ans, en plus de développer nos relations avec nos producteurs de thé, nous explorons toujours davantage l’univers fascinant des poteries. Mon 9ième voyage à Taiwan a d’ailleurs débuté par la découverte de la quintessence des porcelaines blanches en visitant New Chi. Cette compagnie se spécialise dans les théières et les tasses haut de gamme, créées par M. Wang, un artiste multidisciplinaire, lequel rehausse tout simplement les normes en matière de forme et d’originalité. Disponibles en quelques exemplaires en magasin, je vous invite fortement à venir les admirer.

Dans une autre « gamme » plus abordable, j’ai aussi travaillé sur la finition du projet de notre théière 500ml! Cette théière élégante de porcelaine avec une glaçure blanche craquelée devrait arriver cet automne.

Côté thé à Taiwan, ce fût un excellent printemps. Le froid du printemps a ralenti la croissance, laissant plus de temps  aux feuilles pour se gorger  de « saveurs ». En vrac, voici quelques informations de terrain: M. Nen Yu possède un nouveau jardin à Shan Lin Xi (le plus bel endroit à Taiwan pour faire pousser du thé à mon avis) et notre thé cette année nous vient de ce nouveau jardin (arbre tout jeune de 5 ans…). Nous avons un nouveau Dong Ding cuit au charbon de Mme Lin (cuisson modérée), tout simplement délicieux. Avec Nicolas, l’un de mes collègues, nous avons aussi exploré la région de Lishan et Dayulin. Des régions d’exception  à surveiller, car nul doute que les amateurs de thé en Chine sont de plus en plus friands de ces thés à quantité limitée, ce qui devrait jouer sur le cours des prix dans le futur.

Par la suite, nous avons poursuivi notre voyage au Japon. Aucun doute que nous tenions à visiter nos producteurs pour prendre le pouls de la situation suite aux terribles évènements de mars dernier. Sur ce sujet,  je vous laisse lire deux articles que j’ai écris sur notre blogue: un sur le terrain et l'autre sur les analyse fait à notre entrepôt.

Cette année, les thés provenant du Japon sont très bons malgré que les quantités disponibles soient  à la baisse, à cause notamment d’un printemps plutôt froid, qui n’a pas aidé les producteurs comme à Taiwan. Parmi les moments mémorables de ce voyage, je retiens notamment la chance que nous avons eue de pouvoir faire du thé à la main (Temomi cha). Un travail exigeant mais très satisfaisant. Voir l’article de Nicolas à ce sujet.

Vers la fin de ce voyage, je suis allé à la rencontre de plusieurs artisans de poterie Raku. J’ai enfin pu voir tout le travail qui se cache derrière cette technique qui existe depuis plus de 450 ans. J’ai aussi établi des liens avec deux d’entre eux, M. Sasaki et M. Kawasaki, (respectivement 4ième et 8ième génération de maîtres potiers) et vous pouvez maintenant admirer plusieurs de leurs bols dans nos boutiques.

Japon 2010

L’an passé, avec mon voyage à Taiwan et au Vietnam, j’avais été dans l’obligation de laisser sur la touche le Japon. Donc, cette année pour 2010 l’appel du Japon était intense! J’avais grande envie de retrouver mes producteurs, d’en visiter de nouveaux et d’explorer davantage l’univers fascinant des poteries japonaises.

Pour ce qui est de Taiwan et du Vietnam, ma relation privilégiée acquisse au cours des 8 dernières années sur le terrain me garantissait un accès unique aux plus belles récoltes et ce, même à distance.

Le Japon a connu un printemps hâtif puis une période de froid qui a affecté plus ou moins certains fermiers. Certains ont dit que cette vague de froid « a juste bien stressé la plante pour la secouer un peu ». D’autres, comme M. Sugiyama (sencha Aji/Mobata), ont subi les pires pertes depuis 40 ans…

Mon voyage au Japon a débuté par une visite à la famille Isshinen dans le sud du Japon, sur l’île de Kyushu. Cette famille produit du thé de type Kamairicha depuis 3 générations. Toutefois, leurs ancêtres ont toujours cultivé la terre et ce, depuis 15 générations. Ils ont des jardins magnifiques à plusieurs endroits dans la région de Nobeoka. Ils cultivent selon les méthodes biologiques depuis 17 ans. Ils sont certifiés par le JAS. (Japanesse Agricultural Standard). Pour plus de détails je vous invite à lire l’article à leur sujet sur notre blogue dans le mois de Mai 2010.

Profitant du privilège d’être en terre nipponne cette année, j’ai décidé de pousser plus loin notre recherche sur les chawan et les bols à thé. J’ai donc visité plusieurs artisans de Hagi, ville potière célèbre pour ses objets du thé. Après une journée, la déception était au plus au point. J’avais vu beaucoup de pièces, mais la plupart étaient sans « âme ». Le lendemain, sur le point d’abandonner, j’entre chez M. Nakahara. Plus de 30 ans d’expérience. Une maîtrise des différents styles (Kairagi, Oni-hagi, Hime-Hagi, etc.), des bols à thé, des chawan pour la préparation du matcha et des prix plus que raisonnables pour la qualité de telles pièces.

M. Nakahara va chercher lui même la terre rouge nécessaire à sa production sur l’île de Mishima, au large de Hagi. Ses cuissons sont effectuées dans un four à bois ou au gaz. Lorsqu’on regarde ces pièces à l’allure « brutes », on les imagine lourdes. On demeure surpris de leur légèreté en les prenant dans nos mains.

Après 2 jours à Hagi, je suis partis dans la région de Kyoto-Uji- Nara pour aller rencontrer plusieurs de nos producteurs, soit de matcha, de sencha ou de gyokuro. J’ai aussi continué ma recherche de poterie en allant voir M. Kamada, un artisan célèbre de Tenmoku, un style unique de bols à thé aux superbes glaçures (voir article blogue du 15 juillet 2010).

Suite à mes nombreuses rencontres dans cette région, je suis partis à Shizuoka, « poumon » de l’industrie du thé nipponne. J’ai discuté avec plusieurs artisans et professionnels des thés de la saison 2010, de leur fabrication, de l’évolution du marché, etc. Quelle surprise de taille que de constater que M. Morishita et ses partenaires travaillent sur la fabrication de Pu Er! Dans une salle spécialement conçue à cet effet, ils tentent de créer des thés post-fermentés, en ajoutant des spores de champignon. Le goût n’est pas très semblable aux Pu Er chinois, mais il y aura certainement d’autres développements, ce qui me porte à croire que nous aurons peut-être un Pu Er japonais dans le futur!

Mes plus belles découvertes « thés » proviennent de ma dernière rencontre. Je suis allé à Saitama (nord-ouest de Tokyo) rencontrer la famille Miyano. La région est célèbre pour ses thés faits à la main (Temomi). Oui, toutes les étapes de la cueillette au triage sont faites à la main. Pour faire 350g, il faut 8 heures à une personne, sans pause de 15 minutes! Tout ce travail destine les thés à participer aux concours annuels (régional et national), afin d’attirer l’attention du public. Malgré tout, il y a une véritable démarche d’artisan derrière tout ça.

J’en avais souvent entendu parler et j’ai eu la chance d’en goûter. Les feuilles d’un vert profond ressemblent à de longues aiguilles de pin. L’infusion se fait à 40 degrés Celsius et seulement quelques gouttelettes ressortent de la théière. Le goût est dense, rappelant le bouillon de légumes verts. Après seulement 2 mini-tasses (environ 8-10 gouttelettes), je regarde Pierre, mon traducteur. Comme moi, il a le sourire tiré jusqu’aux oreilles! Pierre n’arrive plus à traduire et nous avons du mal à ne pas rire! Le fou rire nous surprend! Nous demandons finalement à notre hôte ce qui se passe. Il nous répond que plusieurs de ses clients achètent ce type de thé autant pour son effet que pour son goût! Nous comprenons…

Malheureusement, il n’avait plus aucune quantité à nous refiler et les prix peuvent être plutôt affolants (entre $2000 et $15000 le kilo!). Toutefois, j’ai pu déguster d’excellents sencha (cueillis à la main, puis transformés à la machine) que la famille présente aux concours. J’en ai sélectionné deux : le Sencha Hinpyokai Tokugo et le Sencha Hinpyokai Ichigo. Les deux offrent un délicat parfum de fleurs, mais le premier possède une persistance merveilleuse…À découvrir!

Taiwan 2009

Je suis sur le point de quitter Hanoi pour Taipei. Et puis, le Vietnam? Eh bien, c’est surprenant! Ils ont leur propre style, ils ont vraiment leur propre approche du thé. Ils ne produisent pas des hyper grands crus, mais ils produisent de très bons thés verts pour tous les jours.

J’ai visité quatre « producteurs ou coopératives ». Ils produisent essentiellement du thé vert, dans le nord du pays. Il y a jusqu’à 7-8 récoltes par année. Une aux 30 jours à partir de février. Ceux que j’ai croisés cultivent bio. De ce que j’ai vu et d’après ce qu’ils m’ont dit. Ils travaillent très fort. Leur système est efficace. De nos jours, au lieu de travailler chacun dans son coin, ils se regroupent (une dizaine de personnes (membres) et s’occupent de faire la cueillette et de transformer le thé tous ensemble. Le lendemain, ils font le jardin d’un autre membre. En fait chaque famille a un petit jardin. Dans cette région (Thai Nyugen) , les fermiers cultivent presque tous des théiers. Ils ont un théier d’origine qu’ils appellent Trung du la nho (Trad : petite feuille de thé dans le milieu!) et ont aussi développé des hybrides.

Nous vous présentons deux thés cette année. L’un est le Chè Tôm Soi Vang (Trad : thé/petite pousse /village) issu d’une cueillette fine. L’autre sera Tân Huong Lt (Trad : Nom de la coopérative/Nom de l’hybride.) Cueillette classique. Leur goût est franc, rappelant parfois un croisement entre un Dong shan et le Kamairicha. Effet vivifiant!

Taiwan 2009

Je termine mon périple dans 24 heures à Taiwan. Toujours intense et intéressant de revoir nos producteurs et d’explorer plus en profondeur la matière. J ai eu la chance cette année de rencontrer 2 spécialistes de 2 Centres de recherche sur le thé et de poser toutes les questions qui me trottaient dans la tête. Après avoir exploré la transformation depuis plusieurs années, je désirais en savoir plus sur l’évolution des théiers à Taiwan, soit de 1700 à aujourd’hui. Grâce à leur générosité et leur connaissance approfondie, j’ai pu en refaire le parcours.

J’ai également travaillé à la finalisation de la 1ère théière signée Camellia Sinensis! D’une contenance de 700ml, elle verse à merveille et permet l’utilisation de plusieurs filtres à thé. Elle devrait être disponible en 2 couleurs, vers la fin août. Parlant théière, j’ai élargieégalement notre gamme, notamment en augmentant la sélection de théières gong fu cha, les bouilloires et les accessoires, ainsi que les articles de la série Purion.

Côté jardin, notre sélection 2009 des wulong, thés noirs et verts de Taiwan sera à la hauteur. J’ai particulièrement aimé ma rencontre avec M. Fu à Pinglin, chez lequel j’ai sélectionné un délicieux petit lot de Bao Zhong (10.2kg seulement!) Bien que située dans un recoin fort éloigné des autres régions productrices, j’ai adoré également la suite de mon exploration dans la province de Hualien. Définitivement, Mme Nian est talentueuse et audacieuse. Elle produit énormément de petits lots qui ont de la personnalité. J’ai arrêté mon choix sur un wulong de haute montagne (Mayuan) et un thé vert délicat, avec une finale sucrée (lot unique de 15kg). Je n’ai pas pu résister également à son « lao cha » (wulong vieillis) 1982…

M. Nen yu nous a confectionné comme toujours deux très bon thés, soit le Tung ting et le Shanlinshi. Même son de cloche pour M. Zheng, qui signe de petites merveilles encore cette année (Lishan, Shanlinshi et Si ji chun). La sélection est longue, je m’arrête ici, mais il est étonnant de voir une aussi belle constance et les efforts déployés par les producteurs pour nous offrir des thés de cette qualité. Maintenant que cela fait plus de 7ans que je leur rends visite, ils nous gardent ainsi toujours les plus beaux lots. Nous ne sommes sûrement pas leurs plus gros acheteurs, mais assurément nous sommes leurs plus fines bouches!


Avertissement

Prenez note que les cartes cadeaux ne peuvent être utilisées sur la boutique en ligne, elles ne sont acceptées qu'à nos boutiques de Montréal et de Québec.

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Cet article fait partie de la Série Collection où se trouve des objets et des thés créés par les plus grands artisans d’Asie.

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