CHINE 2010 | provinces Anhui . Hunan . Henan . Jiangxi
La toute première station de mon voyage cette année fut dans la ville de Xin Yang, où l’on produit le Xin Yang Mao Jian. J’y rejoignais les producteurs rencontrés l’année dernière, M. Huang et Mme Li. Quelques minutes seulement après mon arrivée, je dégustais le thé du printemps. Je n’avais le choix qu’entre deux catégories qui, somme toute, étaient fort intéressantes. Je choisis alors la qualité qui s’approchait le plus de la sélection de 2009. Elle est toutefois un peu plus dispendieuse cette année, vu la perte de récolte causée par le froid s’étant abattu sur toute la Chine tôt ce printemps. Puis, je visitai les jardins encore et, surtout, rencontrai tous les amis de la productrice avec qui, le soir même, on fêta en grand « à la chinoise » (entendre ici avec beaucoup d’alcool fort pas super bon). Mon réveil du lendemain fut plutôt ardu. Le plan de la journée : prendre le train vers Lu An où viendra me chercher le producteur de Huo Shan Huang Ya. Sauf que plutôt qu’un trajet de 16h à 21h, l’horaire de cette année est de 21h30 à 00h30. Rien pour me reposer…
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Le lendemain, présent au rendez-vous que nous avions fixé, M. Cheng m’invite à une performance qui encense le Huo Shan Huang Ya dans laquelle il fait une apparition de 4 à 5 minutes. Un spectacle de 3 heures dans lequel se succèdent chanteurs pop chinois, danseurs et dignitaires en veston-cravate qui font des discours beaucoup trop longs… En chinois… sans traducteur pour moi. Je suis tout de même honoré sauf que le spectacle est dehors, qu’il pleut et qu’il fait un brin froid. Et là, je ne parle pas de mon arrivée sur la place publique, où était aggloméré probablement un millier de spectateurs chinois, tous avec le même imperméable bleu pâle qui, à mon arrivée, se sont TOUS retournés vers moi dans un murmure général où les «HELLO!» fusaient de toute part ! Je pense vraiment être le seul occidental à mettre les pieds à Huo Shan ! Finalement, après cet après-midi bien rempli, je sélectionne le thé, soupe avec mes amis et vais faire dodo. Après une bonne journée de repos à Hefei, capitale de Anhui, je me dirige vers le village de Jing Xian. J’y vais pour rencontrer un producteur que j’ai visité 3 ans plus tôt qui produit un thé qui se nomme le Yong Xi Huo Qing. Comme ce cru manquait à notre carte depuis deux ans, j’ai cru bon de revenir en faire l’achat. M. Li m’a également proposé un autre thé (sa spécialité, en fait), le Lan Xiang. Ces derniers proviennent des mêmes jardins, mais la transformation qu’il en fait donne deux thés excessivement différents. Suite à cette brève visite dans le village de Jing Xian, je me suis rendu dans ma région préférée: Huang Shan. J’ai goûté le Mao Feng, qui est similaire à celui de l’an dernier. Le lendemain, en compagnie de Jasmin et Alexis qui m’ont rejoint, nous avons fait la visite du splendide jardin du Taiping Hou Kui, qui n’est accessible que par bateau. C’est toujours aussi relaxant de se retrouver dans ce coin perdu pittoresque où le thé est si délicieux. Cette année, nous aurons droit au meilleur grade de Hou Kui, à un prix fort raisonnable. Notre route s’est ensuite poursuivie vers la petite ville de Wuyuan pour le thé Zi Mei puis, vers mon autre montagne favorite, Lushan. Suite à la sélection du Lushan Yun Wu, je me suis dirigé vers la capitale du Hunan, Changsha, pour explorer plus en profondeur cette région et pour visiter la fabrique du non moins mystérieux thé jaune Junshan Yin Zhen. Eh bien, croyez-le ou non, j’ai finalement vu des photos du procédé unique de transformation du thé jaune. Toujours dans la région de Changsha, j’ai visité la Hunan Tea Research Institute. Ils ont développé plusieurs thés dans la province, dont le Gao Qiao Yun Feng, un thé vert qui s’ajoute à notre carte cette année. J’ai pu visiter la fabrique où ils font plusieurs expérimentations. J’y ai observé les pépinières de jeunes théiers, des théiers japonais Yabukita, le célèbre théier Bai Ye (Anji Bai Cha) qui se répand à une vitesse fulgurante en Chine et des théiers hauts de 2 mètres sur lesquels on faisait des tests de greffe. Bref, une mine d’informations à quérir petit à petit… |
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