Le Blogue des thés | Camellia Sinensis

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Portrait d’équipe : Vincent Moreau

4 septembre 2017

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Chez Camellia Sinensis, ce qui importe autant sinon plus que la qualité de nos thés et objets, c’est l’équipe derrière l’entreprise. Ce mois-ci, nous vous présentons Vincent Moreau.

Raconte-nous tes débuts dans l’entreprise…

J’ai commencé à travailler chez Camellia Sinensis en tant que stagiaire il y a de cela 6 ans, alors que je réalisais une étude sur le marché du thé. Le coup de coeur pour l’équipe a été immédiat : tous des réels passionnés de thé ! J’étais aux anges, et vu le plaisir que nous avons quotidiennement à boire du thé frais, je peux dire que j’y suis encore.

Quel est ton rôle au sein de l’équipe?

Au fil du temps, j’ai pu apprendre différentes tâches au sein de l’entreprise. De nature sociale et aimant partager autour du thé, je travaille en service-conseil au sein des deux boutiques de Montréal. De plus, je m’occupe du programme ESC – Espace thé au travail en distribuant notre gamme de thé spécialement conçue pour les entreprises. Finalement, je donne régulièrement des ateliers à l’école de thé et dégustations sur la route.

Ton thé coup de cœur, c’est…

J’ai toujours eu un coup de cœur pour le Gaba Cha, avec ses accents boisés et épicés (cannelle), ainsi que pour le Nadeshiko, un thé noir japonais aux notes vraiment atypiques. De façon générale, mes goûts se portent davantage sur les Darjeelings et sur les Pu Er. Cependant, je trouve qu’un des plaisirs du thé est de le choisir en fonction de son ressenti, du climat et de son humeur. En bref, en écoutant de quel thé nos cellules veulent s’abreuver.

Quelle a été ta plus récente découverte?

Généralement, j’aime découvrir et redécouvrir les thés de notre sélection, constater les nuances d’une récolte à l’autre, sentir l’évolution d’un thé au fil des mois… Par exemple, j’ai dernièrement constaté qu’un de nos très bon Pu Er avait acquis en bouche une finale rocheuse et minérale. Même si les Pu Er Shou évoluent moins au niveau gustatif que les Pu Er Sheng, on assiste à de belles choses.

Crédit photo : Tina Tran

Portrait d’équipe : Catherine-Emma Tremblay

6 août 2017

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(À droite sur la photo)

Chez Camellia Sinensis, ce qui importe autant sinon plus que la qualité de nos thés et objets, c’est l’équipe derrière l’entreprise. Ce mois-ci, nous vous présentons Catherine-Emma Tremblay.

Quel est ton rôle au sein de l’équipe?

C’est une histoire d’amour pour les objets du thé qui m’a menée chez Camellia Sinensis en 2007. J’ai d’abord été une cliente fidèle pour ensuite me retrouver derrière le comptoir du salon de thé aux infusions et ensuite du côté boutique en tant que conseillère. Depuis 2011, je travaille principalement dans les bureaux où se situe également notre école de thé. Mon rôle est celui d’assistante à la comptabilité pour les boutiques de Montréal, notre boutique web et l’entrepôt. J’ai la chance de travailler au quotidien avec une équipe incroyable et des produits d’une qualité exceptionnelle. C’est d’ailleurs toujours un plaisir de partager ma passion du thé et des objets du thé avec les clients et mes collègues.

En 2013 j’ai eu la chance d’accompagner Hugo à Taiwan et au Japon pour la visite annuelle de nos producteurs de thé et quelques artisans potiers. Ce fut une expérience mémorable qui m’a permis de mieux comprendre tout le travail qui se cache derrière une petite tasse de thé! On peut dire que chez Camellia Sinensis, c’est vraiment du jardin à la tasse.

Ton thé coup de coeur c’est …

Difficile de se prononcer sur un seul! Disons que ça dépend de la journée et des saisons, mais en général j’aime bien le rituel de débuter la journée avec un thé noir. Les Darjeeling 1st Flush tels que le Thurbo DJ-16 et le Jungpana DJ-3 sont mes classiques matinaux du moment avec leur liqueur texturée, fruitée et épicée.

Quel a été ta plus récente découverte ?

En fait, lorsqu’on travaille dans les bureaux chez Camellia Sinensis, en général on partage la théière entre collègues! Ainsi, dernièrement en travaillant avec Josiane, j’ai gouté le Jingxian Jin Jun Mei, un thé noir de Chine qui m’a enchanté les papilles avec sa richesse et ses arômes florales, fruités son aspect cacao.

Sinon cette année je redécouvre le Anji Bai Cha, un thé vert de Chine soigneusement sélectionné par Jasmin, qui offre un bel équilibre entre ses notes sucrées, gourmandes et sa délicate astringence.

Portrait d’équipe : Josiane Monette

20 juillet 2017

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(Josiane est à gauche sur cette photo)

Chez Camellia Sinensis, ce qui importe autant sinon plus que la qualité de nos thés et objets, c’est l’équipe derrière l’entreprise. Ce mois-ci, nous vous présentons Josiane Monette.

Josiane, raconte-nous tes débuts dans l’entreprise..

Camellia Sinensis a fait son entrée dans ma vie il y a déjà presque 11 ans, en septembre 2006, après m’être lassée de vendre des meubles haut de gamme. Je n’avais jamais bu de thés en feuilles, mais j’ai tout de même tenté ma chance pour l’entrevue. Par chance, avec l’ouverture de la boutique du marché Jean-Talon, l’entreprise devait embaucher 7 personnes en même temps ; mes chances se sont vu accrues malgré mon peu de connaissances dans le domaine du thé. Après une seule entrevue, j’ai senti que je pouvais me fondre à merveille dans l’équipe et j’ai tout de suite su que j’aimerais y travailler. C’était pour moi un honneur de savoir que l’équipe m’avait choisie pour faire partie de cette belle expérience. Après 11 ans à faire partie de cette entreprise humaine, je peux dire que mon embauche au Camellia Sinensis a réellement été un point tournant dans ma vie à bien des niveaux.

Quel est ton rôle au sein de l’équipe?

Au cours des années j’ai porté plusieurs chapeaux et, encore aujourd’hui, mes tâches sont assez diversifiées. Je suis la personne en charge d’organiser les horaires pour les deux boutiques de Montréal et du salon de thé. Mon rôle englobe aussi celui d’adjointe à la comptabilité, de planificatrice d’ateliers de l’école de thé et de la logistique d’événements extérieurs. De plus, je suis aussi conférencière sur la route et à l’école de thé à l’occasion. Il m’arrive parfois de conseiller à la boutique du marché Jean-Talon,  pour ne pas perdre le contact si enrichissant avec la clientèle du marché et les magnifiques conversations qui peuvent s’y improviser. Le travail de bureau c’est bien, mais rien de tel qu’un vrai contact humain pour réchauffer le coeur autour d’un thé!

Ton thé coup de coeur, c’est…

Un thé que je ne me lasse jamais de boire c’est un thé Wulong noir de Taiwan nommé Gaba Cha. C’est un thé qui m’apporte réconfort en tout moment par ses notes épicées rappelant la cannelle et ses notes de fruits mûrs qui me font voyager. Comme j’ai tendance à faire plusieurs choses à la fois et que ma tête est parfois très stimulée par plein de projets, ce thé est parfait : même si je l’oublie et qu’il infuse au-delà de ce qui est proposé, le Gaba Cha ne crée jamais d’amertume. J’ajouterais même qu’il est encore meilleur après un bon gros 8 minutes d’infusion. Sinon, les Pu er aux notes de terre prononcées et mon Darjeeling Thurbo du matin font aussi partie de mes coups de coeur.

Quel a été ta plus récente découverte?

Avec tous les nouveaux arrivages du printemps, c’est difficile de faire un choix sur ma plus récente découverte. Un thé que j’ai redécouvert cette semaine c’est le Jingxian Jin Jun Mei, un excellent thé noir provenant de la Chine avec des arômes à la fois floraux et boisés et une texture veloutée qui rappelle le miel. Un thé d’une finesse inégalée, excellent avec des croissants et de la bonne confiture par un beau dimanche matin.

Portrait d’équipe – Sébastien Collin

7 mai 2017

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Chez Camellia Sinensis, ce qui importe autant sinon plus que la qualité de nos thés et objets, c’est l’équipe derrière l’entreprise. Ce mois-ci, nous vous présentons Sébastien Collin.

Raconte-nous tes débuts dans l’entreprise…

C’est suite à la découverte du lieu inspirant qu’est le salon de thé et du lien d’amitié partagé avec ses ambassadeurs de la démocratisation du thé que s’est ouverte pour moi une porte sur cette entreprise dynamique et avant-gardiste. Mes débuts sont colorés de beaux souvenirs : organisation de notre mini espace de gestion des thés, service-conseil derrière le comptoir de la boutique sur Emery…  et confection de notre coulis maison à l’arrière boutique !

Quel est ton rôle au sein de l’équipe?

J’ai eu la chance à travers les années de participer au foisonnement d’idées et à la réalisation de projets multiples en lien avec la gestion des stock, du service-conseil en boutique, de la formation d’employés, de notre école du thé et des livres publiés, des développements en continu du site web et d’événements de dégustation de printemps et autres sur la route. Après avoir transmis ma passion du thé plusieurs années en boutique, je suis de retour derrière les chiffres de l’inventaires des produits en direct de notre entrepôt fourmillant!

Ton thé coup de coeur, c’est…

Malgré que ce ne soient pas mes thés de tous les jours, ma préférence va vers les Pu Er pour leurs qualités gustatives riches et pleines, ainsi que leurs effets puissants et vibrants qui me permettent parfois d’arrêter le temps. Parmi notre sélection, le Pu Er 1992 Menghai Hou Gen occupe une place très haute dans mon estime, de plus qu’un souvenir de voyage en Chine lui est associé!

Quel a été ta plus récente découverte?

Sans être la plus récente, celle qui me porte encore beaucoup, c’est la réalisation pratique et quotidienne de l’importance de la réponse globale corps-âme-esprit à ce que je bois! Un retour simple à la base, un thé qui me fait du bien… tant par ses arômes, goûts, effets de bouche et  après goûts, que par la sensation corporelle qu’il me procure : actions stimulantes, relaxantes et autres effets subtils…

Portrait d’équipe – Émilie Poissant

26 mars 2017

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Portrait d’équipe - Émilie Poissant

Chez Camellia Sinensis, ce qui importe autant sinon plus que la qualité de nos thés et objets, c’est l’équipe derrière l’entreprise. Ce mois-ci, nous vous présentons Émilie Poissant, gérante de la boutique du marché Jean-Talon à Montréal et spécialiste des accords gourmands.

Émilie, quel est ton rôle au sein de l’équipe?

Je travaille avec l’équipe de Camellia Sinensis depuis maintenant 6 ans. Pâtissière et chocolatière de métier, sommelière de formation, j’ai d’abord oeuvré dans le monde du fromage : c’est de là que vient mon intérêt pour les accords gourmands! Depuis septembre dernier, je suis gérante de la boutique au marché Jean-Talon. J’offre également quatre ateliers et plusieurs conférences, notamment autour des accords gourmands entre le thé et le chocolat, et le thé et le fromage. Finalement, je m’occupe également de l’élaboration de la table d’hôte du salon de thé.
 
Ton thé coup de coeur, c’est…
Choisir un thé favori, c’est très difficile! Au quotidien, je débute ma journée avec le Kamairicha, thé vert japonais. Toutefois, j’adore aussi les wulong chinois de la région de Wuyi, plus particulièrement le Qi Lan Wuyi, le Rou Gui Da Wang et le Bai Rui Xiang. Je suis aussi fidèle au Dong Ding de M. Nen Yu cuit de Taiwan, très intéressant en accords mets et thé. J’aime aussi les thé noirs ronds et gourmands comme les Darjeeling et Népalais automnaux, ou le Feng Huang Hong Cha chinois.
 
Quelle a été ta plus récente découverte?
Ce serait le Rou Gui Da Wang. C’est un thé qui n’est pas complètement nouveau ; il est arrivé en boutique et en ligne il y a environ deux mois. J’aime ses notes torréfiées qui rappellent les noix grillées, sa finale sucrée, minérale et sa longue persistance!

Portrait d’équipe – Manuel Legault Roy

21 mars 2017

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Chez Camellia Sinensis, ce qui importe autant sinon plus que la qualité de nos thés et objets, c’est l’équipe derrière l’entreprise. Ce mois-ci, nous vous présentons Manuel Legault-Roy, qui travaille avec nous depuis près d’une dizaine d’année.

Manuel, raconte-nous tes débuts dans l’entreprise…

À la fin mars, je fêterai mes 7 ans dans l’entreprise! Une longue période qui m’a permise de porter plusieurs chapeaux, entre autres celui de rédacteur du blogue de l’entreprise et d’assistant-gérant au salon de thé.

Quel est ton rôle au sein de l’équipe?

Depuis décembre dernier, j’ai troqué ce rôle pour celui de responsable de la formation continue pour les employés. En bref, mon rôle est donc de m’assurer que l’information sur le thé circule bien à travers nos équipes, et que tous puissent cheminer aisément dans l’univers riche et complexe du thé. Je dois donc m’assurer que mes collègues peaufinent leurs connaissances grâce à la mise en place de plusieurs ressources (formations offertes par nos experts dégustateurs sur des sujets pointus, collecte et diffusion d’articles sur le thé, rencontres individuelles ou en petits groupes afin de répondre à des questions thématiques et spécifiques…).

Ton thé coup de coeur, c’est…

Je ne crois pas être en mesure de pouvoir sélectionner un thé et le nommer mon préféré de tous, de manière immuable! J’apprécie le thé par grande phase associée à une famille de thé. Par exemple, au moment de mon embauche au Camellia Sinensis, j’ai bu énormément de thé noir de Chine, en portant une affection particulière pour le Xiao Zhong et le Zhenghe Hong Gong Fu. Cette phase s’est terminée il y a environ deux ans, pour être remplacée par une soif dévorante pour les thés verts du Japon, où j’ai développé une affection particulière pour le Sencha Saitama et le Kabusecha Saemidori.

Quelle a été ta plus récente découverte?

Je dois par contre avouer que ma découverte de l’année 2016 est (encore!) un thé noir de Chine. Un thé assez particulier en fait, car bien que chinois, celui-ci a été transformé avec des paramètres habituellement réservés aux thés noirs de Darjeeling. Le Jingning Bai Hong Cha 1st flush de M. He représente un curieux hybride dont les saveurs et arômes m’étaient jusqu’alors inconnus. Après environ 10 ans de dégustation, c’est assez fantastique de pouvoir encore être complètement déstabilisé par un thé. C’est pourquoi pourquoi je donne cette mention d’honneur à cette heureuse expérimentation de M. He.

Portrait : M. Wang, bijoutier du thé

5 mars 2017

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Quelle joie de voir le paysage de nos pièces de Yixing enrichies par un artiste de renom tel que M. Wang! C’est grâce à M. Yen, artiste du céladon, que nous avons pu faire sa connaissance et découvrir une partie de l’univers du potier que nous vous partageons aujourd’hui.

Dès sa sortie de l’école de céramique de Jingdezhen en 1991, M. Wang se démarque au point où il se met lui-même à enseigner les formes des théières, ce qui devient rapidement une spécialité pour le nouveau diplômé. Dès lors, il cumule les prix et les distinctions. L’ouverture de son atelier, en 1997, et son succès, confirment sa notoriété.

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M. Wang travaille entre autre le Zisha, une variété de grès foncé qui mène à un certain style de poterie. Sa maîtrise des techniques traditionnelles lui donne l’aisance d’expérimenter et d’adapter les conventions de son milieu. Au fil du temps, il réussit même à modifier la couleur et la texture originale de cette argile, ce qui le distingue dans son art.

Dans ce premier arrivage, vous découvrirez une série collection de théières haut de gamme, de véritables bijoux pour le thé. Puis, une série de tasses et de jarres plus rustiques et abordables conçues par M. Wang et son équipe :

Bonne découverte!

Portrait d’équipe : Alexis Bernard

9 février 2017


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Chez Camellia Sinensis, ce qui importe autant sinon plus que la qualité de nos thés et objets, c’est l’équipe derrière l’entreprise. Ce mois-ci, nous vous présentons Alexis Bernard, qui travaille avec nous depuis plus d’une dizaine d’année.
Alexis, raconte-nous tes débuts dans l’entreprise…
“Ça a fait douze ans en décembre dernier ; j’y crois à peine tellement ça a passé vite! J’ai commencé en plein rush des fêtes, deux semaines après l’ouverture de la boutique de Québec. On peut dire que ce fut une immersion intense et complètement folle dans le monde du thé, que je n’ai jamais regretté! Douze belles années de découvertes inspirées par un univers riche et fascinant, une gang de passionnés incroyable et des clients curieux et ouverts!”
Quel est ton rôle au sein de l’équipe?
“Je suis conseiller en boutique, animateur d’atelier à l’école de thé et conférencier sur la route. J’ai également quelques projets périphériques autour de la céramique québécoise et des accords gastronomiques. Le volet gastronomique me motive particulièrement ; c’est nouveau et passionnant! J’adore faire de nouvelles découvertes d’accords avec le thé et les partager avec la clientèle et les restaurateurs. Le thé fait tranquillement sa place dans le monde de la restauration et de la sommellerie et c’est vraiment une chance et un privilège pour moi d’en être témoin et de pouvoir y contribuer.
Ton thé coup de coeur, c’est…
“Je dois avouer que je fais partie des accros au Darjeeling. Je ne me suis encore jamais lassé des 1st flush très aromatiques que nous rapporte Kevin! Le Thurbo et le Singell sont en tête de liste!
Quelle a été ta plus récente découverte?
 ”J’ai eu un gros coup de coeur pour le nouveau thé noir Taiwanais, le Mi Xiang Hong Cha. Magnifiquement floral et rond, il a un style tout à fait unique. Côté accord, j’ai été vraiment impressionné par le Bai Rui Xiang, un wulong-noir de Chine, déjà délicieux au naturel. Il ne cesse de me surprendre par sa grande versatilité en accord avec chocolats, fromages, huîtres, fruits de mer. Il s’accorde avec tellement de mets différents, c’est impressionnant!”
Découvrez-en plus sur les multiples projets d’Alexis, dans cet article.

Fabienne Synnott, céramiste d’ici | Le chant du shino

11 novembre 2016

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Depuis sa première présence à l’exposition Céramiste d’ici il y a près de deux ans, beaucoup d’argile est passée entre les mains de la céramiste Fabienne Synnott. Son travail a bien évolué et elle s’est d’ailleurs mérité, cet été, le 1er prix du concours Terre et Thé, Camellia Sinensis pour la catégorie bol à thé lors de l’exposition Carac’Terre. Nous sommes donc très heureux de présenter à nouveau son travail à notre clientèle.

De ses propres dires, un des moments forts de son automne fût une « merveilleuse » cuisson au four à bois dirigée par le céramiste Daniel Gingras. Daniel aurait même laissé à Fabienne le meilleur endroit de son four ; un endroit qu’il considère parfait pour créer des effets spectaculaires sur les pièces qui y sont placées. À la vue des résultats, on aurait tendance à le croire !

Elle nous présente également ses plus récentes créations tout juste tirées de son four à gaz. Des grès, mais aussi des porcelaines faites à partir d’un type d’argile qu’elle a nouvellement adopté, soit la Grolleg, qui, dit-elle, « fait de la magie avec les glaçures ».

La céramiste est en constante exploration et elle développe en ce moment une nouvelle glaçure aux cendres qu’on a très hâte de découvrir. Elle nous promet d’ailleurs une première cuisson pour novembre.

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À travers ses recherches, elle continue à explorer le style shino et nous présente de nouvelles pièces magnifiques. « Dans les cuissons en réduction, les shinos chantent parfois… Je pense que ça veut dire qu’on a su écouter ! Je prends des notes sur mes résultats depuis mon entrée dans le monde des shinos, soit il y a 12 ans, et je continue à apprendre à chaque cuisson ».

En plus des objets du thé, nous présentons également des pièces utilitaires qui agrémenterons le quotidien des amateurs de beaux objets. Venez voir quelles merveilles Fabienne a sorti du four pour nous cette fois-ci !

Apprenez-en plus sur Fabienne dans cet article.

CÉRAMISTE D’ICI – Faites la rencontre d’’artisans du Québec qui se passionnent pour les objets et l’art du thé. Tous les quatre mois, les pièces d’un créateur différent seront présentées dans cette vitrine unique, vous permettant d’apprécier la qualité et la formidable diversité di travail des céramistes d’ici.

LE VERT DU CÉLADON

11 mai 2016

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Située au sud-ouest de la province du Zhejiang, la ville de Longquan est l’un des plus importants centres chinois de la céramique, et c’est aussi le berceau du céladon. Son histoire remonterait au Ve siècle et les récentes recherches archéologiques ont permis d’y découvrir plus de 500 fours de cuisson. La technique qu’on y a développée permet d’obtenir des objets de la couleur du jade, cette pierre sacrée si prisée en Asie. Aujourd’hui reconnus pour leur glaçure douce et agréable, les bols en céladon sont très appréciés pour la dégustation du thé.

ENTRETIEN AVEC M. YEN WEI EN, POTIER À LONGQUAN

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Dans son atelier entouré d’un magnifique jardin orné d’œuvres d’art, nous avons rencontré M. Yen, potier et calligraphe. Cette rencontre nous a permis de découvrir le lieu qui lui apporte inspiration et tranquillité, et de connaître l’état d’esprit de cet artiste.

Monsieur Yen, comment êtes-vous devenu potier ?

Je suis issu d’une famille de potiers, j’ai donc vécu dans ce milieu depuis ma naissance. De 1988 à 1992, j’ai étudié au département des beaux-arts de l’Institut du céladon de Jingdezheng. Depuis lors, je travaille comme potier.

D’après vous, quelles sont les qualités d’un bon potier ?

Un bon potier doit posséder de bonnes compétences techniques. Il doit aussi connaître la philosophie, l’esthétique, l’histoire, la culture et la céramique traditionnelle. Les Chinois ont une grande considération pour les artisans qui possèdent science et vertu, parce que la bienveillance est l’âme de l’art. À mes yeux, la moralité et le savoir-vivre sont des qualités importantes pour un potier.

Faites-vous de la recherche, des expérimentations ?

Je fais toujours des recherches et des expérimentations, parce que je suis curieux et que j’aime apprendre de nouvelles techniques. J’ai l’ambition de créer des poteries qui conviennent au goût de notre époque, tout en y intégrant certains éléments de la culture traditionnelle. J’espère avoir un jour ma propre boutique et ma propre marque de poterie, pour que mes œuvres soient appréciées de par le monde.

D’après vous, y a-t-il des éléments ou des conditions qui échappent
au potier ?


Malgré toute l’expérience et le savoir-faire des potiers, plusieurs éléments influencent la finition d’une œuvre : les matériaux, la température, la qualité de l’eau, etc. Les facteurs incontrôlables font partie du plaisir de la création.

Comment percevez-vous l’art de la céramique dans la Chine d’aujourd’hui ?


En Chine, la compétence des potiers est inégale. Il n’y a pas beaucoup d’œuvres marquantes. Beaucoup trop de potiers pensent davantage au profit rapide. Depuis quelques années, j’ai beaucoup changé sur ce point. Je travaille maintenant mes œuvres avec un cœur d’artisan. 

 
 

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Vous y trouverez des objets et des thés créés par les plus grands artisans d’Asie.

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