Le Blogue des thés | Camellia Sinensis

Blogue

Hou Keng pour une poignée de chanceux !

21 juin 2017

tphk

Nouvellement arrivé en sol québécois, voici une petite quantité d’un des plus intriguant thés de Chine! Cette version haut de gamme du célèbre Taiping Hou Kui (voir article) m’émerveille déjà par l’aspect impeccable de ses immenses feuilles transformées avec le plus grand soin.

Nous proposons depuis plusieurs années le thé du village de Sanhe situé au bord la rivière menant à l’imposant réservoir Taiping et seulement accessible par bateau. Cette année nous vous présentons celui cultivé un peu en retrait, à l’intérieur des montagnes avoisinantes, plus précisément à Hou Keng, village d’origine de ce thé unique où on le façonne depuis la fin du 19iéme siècle. Ce terroir escarpé, rocheux et bien drainé abrite ainsi de modestes plantations, baignées d’un couvert forestier au micro climat particulier. Cette zone idéale à la culture du thé est d’ailleurs protégée, et comme à Long Jing, il y a interdiction d’agrandir les jardins en défichant d’avantage. Une rareté pour une poignée de chanceux…

Reste à choisir l’occasion parfaite pour le boire !

tphk-2

C’est la soif qui nous prend et se fait de plus en plus ardente, ou le désir, poussé à son comble, pour un thé savoureux, riche et profond qui attire le moment propice à la dégustation d’un thé comme celui-ci.

Pour préparer du Taiping Hou Kui, simplement mettre de 10 à 15 feuilles par tasse dans une théière ou dans une verre, en ajustant selon la taille des feuilles, puis arroser d’eau frémissante ! Il suffira ensuite, à chaque service ou gorgée, d’ajouter de l’eau à l’infusion en cours sans retirer les feuilles. La liqueur demeure ainsi équilibrée, et ne devenant pas trop corsée, elle conserve sa richesse aromatique jusqu’à la fin. C’est la méthode de l’infusion libre, qui permet astucieusement de doubler le plaisir, en même plus selon la qualité du thé. (voir article sur dégustation en verre à la chinoise.

tphk-3

Le Taiping Hou Kui offre une liqueur gouleyante, végétale et souple, bonifié d’accents de fruits exotiques acidulés et d’orchidée, des plus désaltérant. Son dynamisme est marqué par une évolution des sensations et des saveurs se couronnant par un profond effet de gorge. Un doux massage chaleureux et calmant!

Le Taiping Hou Kui Hou Keng partage les caractéristiques de sa lignée, avec une liqueur encore plus texturée, grasse et soyeuse. L’équilibre des saveurs est remarquable et nulles de trace ici de l’effet l’acidulé et légèrement tannique porté par son cousin. Les fines notes gourmandes de noisettes et de grains de café s’harmonisent à celles de légumes verts et de fleurs. Miam, encore…

Un véritable cadeau à offrir ou à se faire, qu’il faut déguster humblement sans attendre les feux d’artifices. C’est plutôt le type de thé, subtil et vitalisant, qui nous habite encore plusieurs heures après sa dégustation. À la vôtre…

La terminologie des noms de thés japonais

11 juin 2017

29662434745_d1a5b7c056_b

Au Japon, la notion de terroir est beaucoup moins importante qu’en Chine. Les noms que l’on donne aux thés se rapportent plutôt à la méthode de production et de transformation des feuilles. Découvrez les huit principaux types de thé japonais : le Sencha, le Bancha, le Hojicha, le Genmaicha, le Tamaryokucha, le Gyokuro, le Kabusecha et le Matcha.

LE SENCHA

Le Sencha, mot qui signifie « thé infusé », est le grade le plus courant des thés japonais ; il représente environ 80 % de la production totale du pays. On trouve des Sencha qui sont essentiellement de qualité moyenne et destinés à la consommation courante, mais aussi des Sencha haut de gamme, rares, complexes et subtils.

Voir nos Sencha

LE BANCHA

Le Bancha est généralement élaboré à partir de feuilles et de tiges issues des récoltes de fin d’été ou d’automne. Les meilleures qualités de Bancha sont néanmoins produites avec des feuilles récoltées en juin.

Voir nos Bancha

LE HOJICHA

Le Hojicha est un Bancha dont les feuilles ont été torréfiées pendant quelques minutes à une température d’environ 200 ºC. Si cette méthode de fabrication enlève aux feuilles beaucoup de leurs propriétés, elle leur confère cependant un goût mielleux rappelant la noisette.

Voir nos Hojicha

LE GENMAICHA

Faits avec une base de thé vert mélangée à des grains de riz brun grillés et à du riz soufflé, les Genmaicha sont idéaux pour une consommation quotidienne. Il existe également des Genmaicha de qualité supérieure, tout dépendant de la base de thé qui est utilisée. On retrouve aussi certaines variétés auxquelles du Matcha a été ajouté.

Voir nos Genmaicha

LE TAMARYOKUCHA

Il existe deux types de Tamaryokucha. Le premier, le Mushi Sei Tamaryokucha, ou Guricha, subit une dessiccation à la vapeur. Produit un peu partout au Japon, principalement à Shizuoka, ce thé tente de reproduire l’apparence et le goût de certains thés verts chinois à feuilles frisées. L’autre type de Tamaryokucha se nomme Kamairi Sei Tamaryokucha, ou simplement Kamairicha. Sa dessiccation est faite en cuve et sa production est concentrée sur l’île de Kyushu. Bien qu’aujourd’hui la plupart des lots soient transformés de façon mécanisée, il existe encore certaines fabriques qui offrent des lots transformés à la main.

Voir notre Tamaryokucha

LE GYOKURO

Le Gyokuro (qui signifie « rosée précieuse ») est le plus haut grade de thé au Japon. Sa production se limite à une seule récolte par année, vers la fin de mai ou le début de juin.

L’attention portée à la culture du Gyokuro a pour but de développer la riche finesse gustative de ce thé, qui est l’un des plus savoureux au monde.

Voir notre article sur le Gyokuro

Voir nos Gyokuro

LE KABUSECHA

Pour obtenir un Kabusecha, on procède également à une culture couverte, mais de moins longue durée. Certains producteurs suspendent une couverture synthétique au-dessus des théiers, tandis que d’autres la mettent directement sur les plants pour une durée moyenne de 12 jours.

Voir notre Kabusecha

LE MATCHA

Introduit par les moines bouddhistes à la fin du premier millénaire, le Matcha est le premier type de thé à avoir été consommé au Japon. À l’origine, on coupait les feuilles séchées en petits morceaux et on les broyait à l’aide d’une meule à pierre. Aujourd’hui, on utilise souvent les feuilles de théiers de culture couverte pour produire les meilleurs Matcha.

Lire nos trucs pour la conservation du matcha

Voir nos Matcha et accessoires

 
 

série collection

Bienvenue dans la Série Collection.
Vous y trouverez des objets et des thés créés par les plus grands artisans d’Asie.

Visiter