Le Blogue des thés | Camellia Sinensis

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Cuisiner le matcha : Beignes au four aux bananes et matcha

26 mars 2019

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Cuits au four, ces beignes sont aussi délicieux que leur version traditionnelle et sont beaucoup plus sains. Si vous ne succombez pas à la tentation de tous les dévorer à la sortie du four, ils pourront également être congelés et réchauffés.

Ingrédients

  • 1 tasse de farine
  • 1c. à thé de poudre à pâte
  • 1/2 c. à thé de bicarbonate de soude
  • 1/4c. à thé de sel
  • 1/3 tasse de cassonade
  • 1 oeuf
  • 35ml de beurre non salé fondu
  • 1/2 tasse de yogourt grec
  • 1c. à thé de vanille
  • 1 à 2 bananes mûres écrasées (au goût)
  • 90ml de chocolat blanc
  • 1c. à thé de Matcha Sora

Préparation

1. Dans un bol, mélanger la farine, la poudre à pâte, le bicarbonate de soude et le sel. Réserver.

2. Dans un autre bol, incorporez un oeuf à la cassonade. Blanchir le mélange. Ajouter le beurre fondu, la vanille et la banane.

3. Dans ce bol, incorporer le yogourt et le mélange de farine en deux temps. Mélanger doucement jusqu’à l’obtention d’une pâte.

4. Placer le mélange sur un moule à beigne beurré et enfourner pour 10 minutes à 350°F.

5. Dans un petit bol, mélanger le chocolat blanc fondu au Matcha Sora.

6. Avec une fourchette, glacer les beignes du mélange au matcha.

Téléchargez la fiche recette ou visionnez la vidéo.

Laissez-nous connaître vos impressions dans les commentaires ci-dessous!

La Belle Humeur : la petite nouvelle dans notre gamme de tisanes

20 mars 2019

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La tisane : une boisson en croissance

S’il y a quelques années seulement, on associait la tisane à une concoction plus ou moins insipide à partager un dimanche après-midi avec ses grands-parents, les temps ont réellement changés. En effet, il existe un univers vaste et rempli d’infinies possibilités en terme de goûts, de couleurs, d’odeurs et de bénéfices, au-delà de la traditionnelle camomille. Et le marché évolue en ce sens : «44 % des buveurs de thé consomment des tisanes entièrement naturelles, une augmentation de 17 % par rapport à 2015». (La Presse, ATTC) Chez Camellia Sinensis, ça se traduit par une augmentation de 90% des ventes de tisanes depuis les 4 dernières années!

Comme c’est le cas pour le café, le thé et le vin, les consommateurs privilégient de plus en plus la qualité et s’intéressent de manière croissante à la provenance des produits qu’ils consomment. La tisane suit la même tendance, avec une proportion grandissante d’adeptes qui demandent des produits locaux et haut de gamme.

Ça n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, alors que nous travaillons constamment notre créativité en vue de faire évoluer notre offre. C’est ainsi que la nouvelle tisane La Belle Humeur fait son entrée, développée de concert avec L’Herboristerie La Maria, située à St-Michel-de-Bellechasse.

Comment a-t-elle été créée?

Le processus de création de la tisane a été relativement simple : nous souhaitions diversifier notre palette de saveurs, avec un bouquet coloré qui serait disponible à l’année. Jasmin a donc rencontré nos partenaires, qui lui ont suggéré quelques plantes qui s’adaptaient bien aux conditions climatiques assez extrêmes du Québec. Une démarche dégustation a suivi dans le but de créer une tisane qui ferait partie de notre collection haut de gamme, avec une personnalité bien propre à elle.

Plaisante à l’oeil, délicieuse et remplie de propriétés

Son infusion chaleureuse est dominée par les notes citronnées et florales avec, en finale, des nuances sucrées et végétales. D’une texture soyeuse et d’un goût délicat, elle vous rappellera les plus belles journées d’été.

À base de marjolaine, de basilic citron, de framboisier, de calendule et de pétales de rose, La Belle Humeur est l’alliée des systèmes nerveux et digestif. C’est d’ailleurs une de nos conseillères en boutique et naturopathe, Élodie, qui l’a baptisée, en s’inspirant de ses propriétés.

Une tisane bio aussi jolie que délicieuse, à découvrir dès maintenant!

Thés en fin de saison

18 mars 2019

Dégustation du Qimen Hong Gong Fu

Vous aurez peut-être remarqué depuis quelques semaines des thés en rabais sur nos menus. Ce sont nos thés « fin de saison », ceux qui, à l’approche du printemps, sont à veille d’être remplacés par les nouveaux arrivages. S’ils doivent incessamment laisser leur place, ce n’est pas parce qu’ils ne sont plus bons, c’est simplement parce qu’on leur préférera les nouvelles récoltes. Pour les amateurs les plus aguerris, la quête de fraîcheur représente un but ultime dans la dégustation. Mais malheureusement pour nous, l’objectif atteint ne représente jamais qu’une victoire éphémère. Chaque année nous renouvelons nos efforts pour vous présenter les meilleurs thés, les plus frais possibles, parce que nous savons tout le plaisir qu’on peut prendre à les déguster.

Qu’en est-il donc de ces thés « fin de saison »? Si on dit qu’après un an le thé perd de sa fraîcheur, cela veut-il dire qu’on ne devrait plus le boire? Heureusement, non. Contrairement à beaucoup de produits alimentaires, le thé ne rancit pas, même avec les années. Sa préservation est due à son très faible taux d’humidité. Lorsqu’on parle de fraîcheur, il s’agit surtout d’intensité dans les arômes et les parfums, d’impact au niveau gustatif plutôt que sur votre santé. Si vous sortez un jour un sachet traînant au fond de votre armoire depuis des lunes, ne vous gênez pas pour le boire. Il ne vous rendra pas malade. Simplement, il risque d’avoir peu de goût.

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Pourquoi alors mettre en rabais des thés qui sont encore bons? Parce qu’avec le temps, la composition des molécules aromatiques des feuilles change. Malgré une conservation optimale à l’abri de la lumière, dans un environnement frais et sec, certains parfums plus volatiles ne peuvent être retenus éternellement dans vos sacs. Le même phénomène se retrouve avec les épices ou les fleurs séchées. Avec le temps, elles tendent à perdre leurs odeurs. Et malgré leur faible taux d’humidité, les feuilles de thé subissent tout de même une oxydation lente au contact de l’air. Cette oxydation, peu notable au début, finit immanquablement par changer le goût et l’aspect de votre thé. Les feuilles perdent leurs couleurs vives et gagnent en rondeur ce qu’elles perdent en éclat et en vivacité aromatique. Si l’oxydation sied généralement moins bien aux thés riches en chlorophylle, certaines autres familles peuvent en bénéficier grandement. C’est le cas de plusieurs Darjeeling, par exemple, qui révèlent leur plein potentiel après une période d’assouplissement.

Si vous cherchez quelques thés à essayer en cette fin de saison, soit des thés qui ont étonnamment bien conservé leur fraîcheur ou d’autres auxquels l’oxydation et les transformations du temps ont particulièrement bien servi, voici quelques suggestions de notre équipe :

- Huo Shan Huang Ya : superbe thé vert chinois dont les longues feuilles en aiguilles révèlent une douceur peu commune, une caresse pour les après-midi de soleil.

- Pu Bu Long Zhu : Un autre thé vert de Chine qui, malgré les mois d’emballage sous vide, a su garder francs ses arômes de légumes verts et d’herbes fraîches.

- Darjeeling Thurbo 1st flush DJ-41 : une perle rare de Darjeeling, aussi bon aujourd’hui qu’à son arrivé. Avec les mois, nous avons suivi avec délice l’évolution de ses arômes depuis les notes pointues d’herbes sèches et de légumes jusqu’aux souplesses de ses parfums floraux magnifiquement équilibrés.

- Meghalaya Lakyrsiew Automnal bio : apprécié à l’origine pour ses arômes boisés de cuir et de tabac frais, une lente transformation vers un caractère chocolaté et épicé (cannelle, muscade, clou de girofle) en fait un de vos meilleurs alliés pour affronter les dernières neiges.

- Jingxian Jin Jun Mei : peut-être votre meilleure chance de faire l’expérience d’un grand cru du Jingxian à bon prix. Notes profondes de cacao et de malt délicieusement assouplies et équilibrées par le temps.

En vigueur jusqu’à l’arrivée des nouveaux stocks, l’occasion est belle de profiter de la saison des rabais pour expérimenter à prix réduit de nouvelles choses en attendant l’arrivée des lots 2019.

Bonne dégustation!

Thé à l’érable : un accord tout en simplicité

17 mars 2019

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Un projet de longue haleine

Créer un thé à l’érable au goût 100% authentique et naturel ; un défi que nous avons décidé de relever avec enthousiasme! La prémisse de base était d’obtenir le goût d’un thé noir auquel on aurait tout simplement ajouté un peu de sirop d’érable. Un défi, en effet, comme nous caressions le fantasme d’un thé à l’érable depuis des années et que le projet n’avait jamais pu aboutir à un résultat satisfaisant. Nous tenions à proposer un produit 100% naturel (sans aromatisation) et nous ne trouvions malheureusement que des solutions «à saveur d’érable».

Trouver le parfait équilibre

Dès le départ, notre instinct nous dirigeait vers un thé noir. Par curiosité, nous avons tout de même tenté l’expérience avec du thé vert. Un mélange intéressant, mais pas tout à fait aussi réussi qu’avec le thé noir! Il suffisait ensuite de trouver le thé noir qui proposerait le meilleur accord avec les arômes riches de l’érable. Suite à de nombreuses expérimentations, le choix s’est arrêté sur le thé noir indien Nilgiri Coonoor, qui offre un goût au profil classique, malté et sucré. Vibrant et structuré, il soutient bien le goût de l’érable sans toutefois le dominer.

Le nouveau thé à l’érable est donc composé de 50% de thé noir Coonoor du Tea Studio, notre fabrique expérimentale en Inde, et de 50% de billes d’érable de Produit de l’érable St-Ferdinand B. Celles-ci se mélangent parfaitement avec le thé, lui conférant un goût d’érable naturel et délicieux. Un accord tout en simplicité, qui fait ressortir les notes de fruits séchés du thé et qui propose la juste dose sucrée. Le résultat : la véritable impression d’avoir ajouté un peu de sirop d’érable au thé!

Un thé unique et original

Le thé est fabriqué directement à notre entrepôt de Montréal et disons le : nous sommes assez fiers de proposer un thé à l’érable d’une telle richesse! Un produit qui sera disponible à l’année et que vous saurez certainement apprécier nature ou agrémenté d’un nuage de lait à l’érable. Pour préparer cette alternative, il suffit d’infuser votre thé comme à l’habitude et d’y ajouter un nuage d’un mélange de lait chaud moussé et de sirop d’érable. Pour une dose de fantaisie, y déposer quelques billes d’érables sur le dessus. Un pur délice!

Voyages 2019 : les plans des dégustateurs

14 mars 2019

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Le printemps est toujours un moment excitant pour nos équipes et notre clientèle, alors que nos experts quittent le Québec durant quelques semaines afin de faire de nouvelles découvertes et rapporter les thés au summum de leur fraîcheur. En effet, dès la fin du mois de mars, les quatre experts dégustateurs du Camellia Sinensis partiront sillonner les terroirs d’Asie comme à chaque printemps afin de rapporter les meilleurs crus de thés, rencontrer nos précieux producteurs et mettre en place de nouveaux projets.

Voici ce qui les attend au cours des semaines à venir…

Kevin Gascoyne

Cette année, Kevin débutera son voyage annuel au Tea Studio, notre fabrique de thé expérimentale en Inde. Il en profitera pour rencontrer les partenaires du projet, produire du thé et collaborer au développement de nouveaux produits. Ce sera également une belle occasion pour raffiner l’offre éducative et touristique, alors que le Tea Studio accueillera un groupe d’américains en visite pour deux jours. Un volet particulièrement excitant pour notre équipe, qui sera développé au fil du temps. Kevin participera également à quelques rencontres afin d’officialiser l’établissement d’un projet à vocation communautaire où 1% de chaque vente ira à améliorer les infrastructures du village.

À la suite de ce séjour dans les Nilgiris, Kevin se dirigera ensuite à Darjeeling afin d’effectuer les achats de thés et de faire de la recherche. Il y rencontrera d’ailleurs deux petits joueurs de l’industrie, afin de les aider à mieux opérer parmi les grandes plantations de la région.

Finalement, son périple en Inde se terminera à Calcutta, où il ira visiter la manufacture de Earl Grey et rencontrera le Tea Board of India afin de discuter du Tea Studio. Avant de revenir au Québec, il s’arrêtera à Londres pour une conférence au UK Tea Academy. C’est à suivre!

Cette année, Kevin sera accompagné par le producteur africain Alexander Kay (Satemwa, Malawi) avec qui il a bien hâte d’échanger à propos de sa fabrique de thé.

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Jasmin Desharnais

Ce printemps, Jasmin sera d’abord accompagné de Laurence Lambin-Gagnon, conseiller à la boutique du quartier St-Roch à Québec, alors qu’il ira visiter le Yunnan. Grand amateur de Pu Er, Laurence sera le parfait compagnon pour ce voyage : ils iront faire de la recherche en vue de trouver de bons Pu Er à boire jeunes et des Pu Er de garde, de plus en plus rares dans le Yunnan.

Jasmin poursuivra ensuite sa route vers le Guizhou, le Jiangsu, le Zheijiang et le Fujian. Au programme : créer une nouvelle collection de céladon à Longquan, acquérir de nouvelles connaissances à propos de la transformation des thés verts à Jingning et Anji, et visiter la fabrique de verre compostable.

Cette année, Jasmin a particulièrement hâte de fabriquer du thé avec les producteurs, de mettre les mains dans les feuilles et de plonger dans le processus de transformation du thé.

Intrigués par la Chine? Lisez nos recommandations pour un voyage mémorable!

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Hugo Américi

C’est accompagné de son fils Léo et de François Marchand, qu’Hugo ira visiter le Japon entre le 6 et le 17 mai prochain. Ils iront visiter la région de Saitama en compagnie de M. Miyano, producteur de nos Temomicha, et se rendront entre autres au centre de recherche de la région. La majeure partie du voyage se déroulera ensuite à Shizuoka, où ils iront rencontrer nos amis du Sencha Nagashima (une coopérative de 40 fermiers) afin de leur remettre le Prix d’Excellence 2019. Plusieurs autres dégustations et visites auront lieu dans la région afin d’élaborer la carte 2019 de nos thés japonais.

Finalement, leur séjour prendra fin à Tokoname où ils iront rencontrer quelques uns de nos potiers afin de sélectionner les prochains trésors qui se retrouveront sur nos tablettes cette année.

Hugo a particulièrement hâte de faire découvrir la beauté du Japon à son fils!

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François Marchand

Ce sera un voyage différent cette année pour François, alors qu’il accompagnera Hugo sur les routes du pays du Soleil Levant. Son objectif : capter la beauté des jardins en photos et vidéos et interviewer des producteurs et artisans, afin de créer du contenu pour nos différentes plateformes. Muni d’un drone et d’une caméra, il s’amusera à saisir les plus belles images qui nous feront rêver tout au long de l’année. Il profitera également de son séjour au Japon pour réaliser un reportage sur la fabrication du matcha dans la région de Kyoto, avec notre producteur de Matcha Uji.

Intrigués par le Japon? Lisez nos recommandations pour un voyage mémorable!

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Avez-vous des questions ou demandes à faire à nos dégustateurs? N’hésitez pas à laisser un commentaire sous cet article!

Tea Masters Cup : une compétition entre passionnés du thé

13 mars 2019

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En octobre 2017, Kevin a eu la chance d’assister à la finale mondiale du Tea Masters Cup, alors qu’il était en Chine à l’occasion d’une conférence. Une compétition très excitante qui se déroule entre les jeunes enthousiastes du monde entier. Il s’agit d’un projet ouvert aux professionnels et passionnés du thé, aux entreprises et associations de thé et aux projets en lien avec le thé. Si la culture du thé moderne est divisée en trois segments (production, commerce et consommateurs), Tea Masters Cup est un projet entièrement centré sur la culture du thé de consommation, c’est-à-dire la préparation et le service du thé.

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En mars prochain, Kevin se rendra à Moscou, en Russie, afin d’en apprendre davantage sur le processus de sélection des gagnants avec la Fédération de Russie. En effet, Kevin sera l’un des juges de la compétition au Canada, à l’automne 2019. C’est à suivre!

À savoir à propos de la compétition :

  • Le Tea Masters Cup comprend 23 pays, de la France à l’Australie, en passant par le Vietnam, la Chine, la Corée, la Lettonie… De plus en plus de pays rejoignent la compétition chaque année ;
  • Les participants peuvent s’inscrire à l’une des quatre catégories suivantes : Préparation, Accords, Dégustation et Mixologie ;
  • Le mouvement est entièrement dirigé par des bénévoles ;
  • La compétition illustre l’enthousiasme partagé pour notre produit, au-delà des rivalités entre entreprises ;
  • Les participants sont souvent de jeunes adultes, passionnés de thé et ayant le désir de faire évoluer la culture du thé ;
  • Les gagnants sont envoyés aux championnats du monde pour affronter les gagnants des autres pays.

Suivrez-vous la compétition?

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Producteur du mois : M. Gao

6 mars 2019

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Chaque mois, l’équipe du Camellia Sinensis vous fait découvrir un de ses producteurs vedette en vous partageant leur histoire et leur rencontre.

Ce mois-ci, il s’agit de M. Gao Shi He, producteur de thé wulong à Taiwan. Hugo a rencontré M. Gao dans ses jardins à Pinglin il y a déjà plus de dix ans. Leur histoire dure depuis et vous pouvez goûter aujourd’hui en boutique son excellent Gaba Cha.

Quand et comment avez-vous fait vos débuts dans le monde du thé?

Il y a longtemps que le thé est la principale source de revenu de notre famille. Plus jeune, c’était mon père qui s’occupait des jardins et de la production, mais lorsqu’il est tombé malade et que la famille risquait de perdre ses ressources économiques, c’est moi qui ai repris le flambeau. Cela fait plus de 30 ans maintenant que ma carrière a débuté. Depuis, j’ai développé un goût particulier pour les arômes naturellement floraux du thé.

Êtes-vous propriétaire de vos jardins?

Oui.

Quelle est leur superficie?

La superficie des plantations familiales est d’un peu plus d’un Jia, soit environ 0,97 hectare avec une production annuelle de 1 000 kilogrammes. Récemment, nous avons développé une autre plantation sur une superficie de plus de deux Jia, soit environ 1,94 hectare.

Quelle quantité de Gaba Cha produisez-vous annuellement?

Environ 200 sacs de 600 g.

Le thé Gaba est un thé saisonnier. La meilleure période de l’année pour le produire est une semaine avant et après Duan Wu (le festival des bateaux-dragons). C’est à ce moment que les insectes nommés Jacobiasca Formosana envahissent les jardins et piquent les théiers. Si on récolte au moment leur morsure est encore présente sur les feuilles, la qualité du thé est optimale.

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Combien de travailleurs employez-vous?

Trois travailleurs permanents assurent la gestion des plantations de thé. À cela s’ajoutent huit à dix cueilleurs saisonniers engagés pour la cueillette des feuilles.

Quels aspects de votre travail préférez-vous?

Ce que je préfère, c’est la gestion des jardins. J’aime assister au processus de croissance des arbres, observer les différents changements à chaque étape et voir pousser les feuilles. C’est d’ailleurs mon endroit préféré. Je me sens toujours détendu et heureux dans un paysage naturel sur une montagne.

Qui sont les principaux acheteurs de vos thés? Clients locaux ou internationaux?

Actuellement, les clients sont principalement des Taïwanais, mais il y a aussi un petit nombre de voyageurs qui viennent librement à Taïwan depuis la Chine, le Japon, l’Europe, l’Amérique, etc. Sinon, vous êtes assurément notre plus grand client hors Taïwan!

Percevez-vous des changements depuis vos débuts dans l’industrie?

Aujourd’hui, l’industrie du thé est grandement affectée par un environnement météorologique anormal. Les cycles de croissance des arbres et des feuilles sont de plus en plus bouleversés et imprévisibles, ce qui rend l’intervention de la technologie beaucoup plus importante dans le processus de fabrication.

Heureusement, parallèlement aux progrès scientifiques et technologiques, les machines employées deviennent plus performantes et perfectionnées. À Taïwan, elles sont devenues des alliées indispensables pour maintenir la qualité du thé. C’est grâce à elles d’ailleurs que l’industrie est encore viable.

En ce qui concerne la clientèle, la majorité des consommateurs sont des personnes d’âge moyen alors que seulement un petit nombre de jeunes boivent du thé.

Quel est votre thé préféré?

J’aime beaucoup de styles de thé : Baozhong, Laocha, thés lourdement fermentés, thés noirs, thé Mixiang… mais mon préféré reste le Gaba.

Apprenez-en plus sur les vertus du Gaba Cha dans cet article.

Vietnam : Le thé au féminin

5 mars 2019

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Dans l’univers du thé, si les femmes sont nombreuses à participer à la cueillette, elles se consacrent moins aux tâches liées à la production, la plupart du temps réservées aux hommes. Cela dit, ce n’est pas le cas partout : dans la région de Thai Nguyen, au Vietnam, une majorité de femmes se chargent de toutes les étapes de la production du thé, de la plantation à la vente.

Selon la très active et très inspirante Mme Hiep, 67 ans, la place prépondérante des femmes dans sa coopérative reflète la réalité du Vietnam, où les femmes occupent 80 % des postes dans le domaine du thé. Sur les 37 membres que compte cette petite entreprise, il n’y a que cinq hommes. Ensemble, en partageant les tâches et les équipements, hommes et femmes produisent principalement du thé vert aux grandes feuilles torsadées destiné à la population locale.

Malgré la qualité des thés produits à Thai Nguyen, région la plus renommée du Vietnam, le marché est plutôt saturé. Plusieurs producteurs doivent restreindre leur production pour éviter les surplus. En cherchant une façon de développer ce marché tourné essentiellement vers des thés du quotidien, certains artisans ont tenté de produire des thés aux petites feuilles, de meilleure qualité. Mais, comme ils trouvent rarement preneur, ils reviennent à leur production régulière.

Cette réalité du marché, qui est aussi celle de plusieurs autres régions productrices, force donc certains producteurs à explorer d’autres voies. À la coopérative Tan Huong, on cherche depuis quelques années à diversifier les produits en fabriquant du Wulong. Sur le marché international, le Wulong peut être vendu jusqu’à quatre fois plus cher que le thé ordinaire, et la demande est en croissance. Si la coopérative réussissait à introduire ce nouveau thé dans le marché international, les conséquences en seraient assurément positives.

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Dans cette optique, les femmes de Tan Huong ont planté, dès 1997, des cultivars servant à la production de cette famille de thé. Mais, sans expertise ni équipements pour transformer ces feuilles, elles n’ont pas encore réussi à en faire une production satisfaisante. Pour remédier à ce problème, la coopérative s’est associée dernièrement à M. Xu, un spécialiste taiwanais, afin de mieux connaître le processus de transformation des Wulong et les nombreux paramètres à respecter pour obtenir un thé de qualité.

D’après Mme Hiep, les récents progrès sont très encourageants, mais, avant de conquérir le marché extérieur, la coopérative devra relever de nombreux défis organisationnels quant au transport, aux transactions financières et au contrôle de la qualité. Quoi qu’il en soit, avec l’aide de M. Xu, la persévérance des membres et l’appui de nouvelles générations prêtes à prendre la relève, l’avenir de la coopérative Tan Huong semble prometteur.

Céramistes d’ici

4 mars 2019

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La Journée internationale de la Femme approche et nous avons pensé vous faire découvrir les nombreuses potières québécoises qui enjolivent les tablettes du Camellia Sinensis, et vos espaces thé à la maison. Des artistes au talent incroyable et qui ont chacune une signature artistique bien caractéristique.

Julie Lavoie

La passion de Julie Lavoie pour le monde de la céramique naît en 2005, alors qu’elle étudie au Centre de céramique Bonsecours à Montréal. Elle y développe alors un intérêt marqué pour la porcelaine et les cuissons de haut feu.

Quelques années plus tard, elle entreprend un voyage de six mois au Japon, dans le but d’en apprendre davantage sur les types de fours à bois et les techniques de cuisson s’y rapportant. Ce voyage lui permet d’apprécier les objets du thé de façon beaucoup plus approfondie. Elle découvre également que l’objet céramique, œuvre de l’artisan, est omniprésent dans la société japonaise et elle se laisse imprégner par leur façon d’aborder la matière et de la transformer. C’est dans cet esprit qu’elle élabore une série d’objets destinés à la dégustation du thé.

La forêt est pour elle une source d’inspiration infinie: les arbres et leur présence si particulière, mais aussi le ciel sur lequel ils se découpent jour et nuit ainsi que les cours d’eau dans lesquels ils se réfléchissent. Son désir de se rapprocher de la nature lui a récemment fait quitter Montréal pour installer son atelier dans un petit village de la région de l’Estrie.

Les pièces qu’elle propose sont cuites au four à gaz, à haute température. Elle utilise des émails qui lui sont propres, fruit d’une longue recherche qui lui permet de créer un univers unique et personnel. Comme support, elle privilégie la porcelaine pour sa délicatesse, sa résistance ainsi que sa blancheur, qualités qui offrent à l’émail tout l’espace nécessaire pour raconter son histoire.

À propos de son travail, Julie explique: ” Un bol qui se moule à la paume de la main et qui s’harmonise parfaitement au contact des lèvres, pour livrer ses promesses d’arômes. Voilà toute la simple poésie d’une pièce de céramique. Les objets des arts de la table et du thé sont ceux que j’affectionne le plus, car leur présence nourrit notre quotidien.”

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Makiko

Makiko Hicher-Nakamura est née à Hokkaido au Japon. Elle a habité plusieurs années en France avant de s’installer au Québec en 2011. Lorsqu’on lui demande comment elle est devenue céramiste, elle répond: “Par hasard, grâce à une petite annonce d’un atelier de céramique qui offrait des cours. J’y suis allée et j’ai adoré. Tout de suite j’ai pensé: c’est pour moi”.

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Une entrée en matière toute simple, à l’image de son travail délicat, laissant place à l’intuition et au moment présent: “je laisse travailler mes mains et je me vide la tête. Le tournage, ça me met en transe.”

Les tasses et les bols sont les objets qu’elle préfère fabriquer. Pour elle, les objets du thé sont plus exigeants que les autres céramiques de la table. Lorsqu’elle les fabrique, elle est davantage consciente que ce sont des outils dédiés à un usage spécifique: “J’apprends en buvant le thé, j’analyse pourquoi ces objets sont bien ou pas. Je pratique un peu la cérémonie du thé pour mieux comprendre leur utilisation.”

Makiko aime la simplicité, la joie du quotidien. Elle aime les tasses qui tiennent bien dans la main. Plus que tout, elle aime imaginer que les gens prennent du plaisir à déguster leur thé (ou leur café) dans celles qu’elle fabrique.

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Carmen Abdallah

La production de Carmen Abdallah se concentre principalement sur les objets de l’art du thé. Ce choix d’objet lui a été inspiré par son séjour de trois ans au sud du Japon (2002-2005). La fonction et l’esthétique qu’elle donne à ses objets est inspiré par les connaissances qu’elle a acquises pendant ses stages de céramique au Japon. Son travail sur la glaçure et la forme rend chaque pièce de Carmen Abdallah unique et, cependant, caractéristique du style de l’artiste.

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Carmen Abdallah travaille le grès rouge et blanc qu’elle tourne au tour électrique ou au tour à pied. Elle grave, déforme et modifie les formes symétriques pour les rendre plus spontanées et organiques. Ses glaçures sont inspirées de recettes ancestrales japonaises, elles contiennent une grande quantité de cendre de bois. Elle cuit ses pièces au four électrique ou au four à bois.

En 2010, Carmen Abdallah retourne au Japon et y apprend à construire un four à bois de type anagama. Depuis, elle cuit ses pièces dans le four qu’elle a construit au Québec. À propos de ce processus, Carmen explique: “Cette méthode me fascine et je suis profondément concentrée sur les effets de cendres et de flammes dans une telle cuisson. Il donne de beaux résultats de cendres de bois fondues sur les pièces qui ressemblent à du verre. Ce processus rend chaque pièce encore plus unique et même héroïque d’avoir affronté et survécu à une telle chaleur et atmosphère pendant 24 heures ou plus.”

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Nadine Desmarais

En s’intéressant davantage à son histoire, on s’aperçoit que la potière a un riche passé artistique : travail en présentation visuelle, en publicité, puis études en photographie. On saisit alors cette maturité dans une discipline toute récente. « J’ai cherché à m’exprimer de plusieurs façons au cours de ma vie (…) C’est toutefois à travers l’argile que je retrouve aujourd’hui une liberté intérieure depuis laquelle jaillit ma créativité ».

Grande amoureuse de la Gaspésie, ce n’est pas un hasard si les céramiques de Nadine Desmarais ont un fini nacré et une douceur inspirée des bords de mers.

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Catherine de Abreu

La céramiste lavalloise Catherine De Abreu préconise une approche contemporaine pour les objets qu’elle confectionne. Juste avant la troisième cuisson de ses céramiques, l’artiste appose des décalques au laser qui ajouteront la signature ultime de l’objet: la méduse.

Pourquoi cette créature? “Il n’y a pas de raison spécifique… je trouve cet animal marin fascinant, il nous séduit par sa beauté”.

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Stéphanie Blanchet

La céramiste québécoise Stéphanie Blanchet crée principalement des pièces utilitaires pour agrémenter et partager les rituels quotidiens de la vie. Son style vibrant exprime “ (…) la passion, la joie et la richesse que me procure mon travail.” Et c’est justement l’impression que nous avons. Une petite bombe d’énergie qui habite maintenant en Gaspésie!

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Thé et scotch : un duo enivrant

1 mars 2019

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Le thé et le scotch appartiennent à deux traditions ancestrales qui ne se sont pas souvent fréquentées. En les réunissant, certaines particularités appartenant à l’un ou à l’autre sont davantage mises en évidence, et rapidement on s’aperçoit du potentiel sublime d’un tel accord.

Ce phénomène heureux serait en partie dû au vieillissement en fût du scotch, qui amplifie le caractère de plusieurs thés oxydés, torréfiés, fumés ou vieillis. C’est particulièrement le cas pour les Wulong torréfiés, qui s’accordent naturellement aux scotchs des Highlands. Quant aux scotchs “des îles”, tourbés et fumés, ils sont parfaits pour accompagner un vieux Pu Er.

Comment déguster l’accord?

Nos experts recommandent de préparer le thé et de le laisser reposer plus ou moins 5 minutes afin que sa température atteigne environ 65 degrés Celcius. S’il est servi trop chaud, l’accord avec le scotch sera plus difficile. Prendre une petite gorgée de scotch (à température ambiante), saliver, avaler, expirer par le nez et attendre de 5 à 10 secondes pour que la puissance de l’alcool s’efface légèrement. Cette attente est importante : lorsqu’on l’omet, le thé ne parvient pas à s’imposer et l’accord en est appauvri. Prendre ensuite une gorgée de thé et concentrer son attention sur la persistance des arômes et de la chaleur du thé, qui vient se marier à la chaleur de l’alcool. Expirer plusieurs fois par le nez afin de favoriser la rétro-olfaction. Prendre une deuxième gorgée de thé pour profiter de la persistance de l’accord. Enivrant!

Voici quelques mariages heureux suggérés par notre équipe?

  • Scotch fruité + thé noir : Aberlour 16 ans (scotch des Highlands) avec le Népal Jun Chiyabari automnal
  • Scotch léger + thé blanc : Glenkinchie 12 ans (scotch des Lowlands) avec le Bai Hao Yin Zhen
  • Scotch fumé + thé Pu Er : Lagavulin 16 ans (scotch d’Islay) avec le Pu Er 1995 Hong He Zhou

Vous aimeriez en savoir plus sur le sujet? Inscrivez-vous à l’atelier “Scotch et thés“, offert à Montréal et à Québec.

Santé!

 
 

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Bienvenue dans la Série Collection.
Vous y trouverez des objets et des thés créés par les plus grands artisans d’Asie.

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