Blogue du dégustateur de thé  | Camellia Sinensis Le Blogue des thés | Camellia Sinensis

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Les wulong de compétition

15 août 2018

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À Taiwan, dans la plupart des régions productrices, il y a à chaque année des compétitions de thé. La plus célèbre est assurément celle qui se passe à Luku, terre des fameux Dong Ding (Tung ting). Tous les ans, depuis plus de 35 ans, des milliers de thé sont analysés par une équipe de dégustateurs chevronnés, tous des producteurs de thé.

Pour la compétition de ce printemps 2018, plus de 6000 thés ont été présentés. Le but de cette compétition est de préserver le style « Dong Ding », qui est un wulong oxydés entre 20 et 30% auquel on fait subir une cuisson finale (voir article Tung Ting cuit: signature traditionnelle d’appellation) qui devient, en quelque sorte,  la signature  du producteur.

Comment désigne-t-on les gagnants? Les étapes sont nombreuses, en voici quelques unes : Au départ le producteur dépose 22 kilos taiwanais, soit 22x600g. à la Farmers Association de Luku. Une partie est utilisée pour la compétition et 20 kilos sont mis de côté pour être emballés par l’association avec un sceau de protection pour garantir l’authenticité du produit.

J’ai pu assister et participer aux dégustations lors de ce concours à plusieurs reprises au fils des ans. À chaque fois, j’ai été émerveillé par le travail rigoureux effectué par les juges de  ce centre. L’évaluation est établie selon plusieurs critères. 5 groupes de 5 juges vont passer en revue les thés pour les classer progressivement et déterminer un gagnant. Ils analyseront aussi bien l’apparence (10% de la note), la couleur (10%), les arômes (30%), les saveurs (40%) et les feuilles infusées (10%).

Après plusieurs analyses par les juges, le gagnant sera choisi. Un seul lot recevra la mention Top grade dont le prix excèdera plusieurs milliers de dollars le kilo (toujours 600g!). On donnera aussi une mention spéciale pour les 10 autres lot qui suivent, soit de First Class 1 à First Class 10. Ensuite viennent les First Class (2% des lots seulement), les Second Class (5%) et les Third Class (9%). On attribuera aussi une mention 3 Plum blossom (fleur de prunier) à 20% des lots et 2 Plum blossom à certains lots (34%). Plus de 30% des thés seront également éliminés par les juges et retournés aux producteurs.

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Qui achète ces thés? Est-ce que la qualité vaut le prix demandé? Les premiers lots sont souvent achetés par des compagnies taÏwanaises qui veulent gâter ou épater leurs clients importants. Ils mettent sous vide en 5g. les thés précieux et les offrent en cadeau. Cette année, nous avons acheté un lot de first class, ce qui signifie que ce lot est dans le groupe restreint des 2% ainsi qu’un lot dans les mentions spéciales, soit la mention #5.  Ces feuilles de thé sont passées à travers plus de 5 analyses par les experts du centre !

Il s’agit ici d’une belle occasion pour les amateurs de wulong de cheminer dans leur maîtrise de la dégustation. Nous avons une quantité limitée de ces Dong Ding de compétition emballé sous-vide en 10g. Je vous invite en même temps à le comparer avec le Dong Ding cuit de M. Nen Yu, qui nous offre à chaque année, un très bon Dong Ding, cuit avec passion et savoir-faire.

Bonne dégustation !

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Nos suggestions pour contrer les blues de l’hiver

21 février 2018

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L’hiver est déjà bien installé, et malgré le côté féérique des paysages enneigés, le raccourcissement des jours, un ensoleillement moins important et le froid peuvent affecter notre organisme et notre humeur.

Voici des suggestions de notre équipe pour chasser la grisaille et ajouter un peu de réconfort durant les journées froides de l’hiver.

“Pour moi, c’est  le Bai Hao de M. Xu… Réconfortant, boisé et fruité… Un vrai délice!” – François Marchand

“Pour le contrer les blues, j’écoute du reggae ou de la musique tard en soirée, avec un bon Wulong des monts Wuyi !” – Sébastien Collin

“Le PuEr Lao Ban Zhang 2007 : réconfort et apaisement immédiats. Un thé chaleureux, qui sent les essences de bois noble, le camphre, le sapinage d’hiver et le sous-bois en général. Extrêmement généreux, à déguster lentement devant la tempête.” – Laurence Lambin-Gagnon

“En rentrant du ski, je me réconforte avec un Pu Er Sheng, par exemple le Pu ER 1992 Menghai Hou Gen” – Jasmin Desharnais

“Un Bai Rui Xiang dans un thermos pendant une soirée en ski de fond avec des amis, à la lueur du clair de lune!” – Kevin Gascoyne

“Je conseille souvent les thés wulongtaiwanais de haute montagne en disant qu’il s’agit de “thés d’hiver”. La liqueur jaune de ces thés au goût végétal est très texturée. Et, à ne pas négliger, c’est un thé qui se fait à l’eau bouillante (contrairement à 75-85 degré pour les thés verts)!” – Sabrina Catellier

«Après avoir patiné en amoureux sous les flocons, rien de mieux que de boire le mélange «Clark» de chez Bristol Chaï au son feutré de Suzie Arioli et Jordan Officer? Ne manque que le feu de foyer !” – Jean-François Di Pietro

Révélation thé glacé

13 juillet 2016

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Avec la saison chaude qui bat son plein et plusieurs journées caniculaires encore à venir, c’est le temps idéal pour redécouvrir vos thés favoris dans leur version glacée.

Que vous utilisiez un mélange déjà préparé ou bien que vous en profitiez pour vider vos fonds de sachets de vieux thé en y ajoutant des fruits et des épices, la procédure reste simple. Il suffit d’ajouter de l’eau froide à votre préparation en dosant comme pour un thé infusé à chaud (en moyenne 1 c. à thé par tasse), de le laisser de 6h à 12h au réfrigérateur, puis de filtrer le tout avant de déguster! Ainsi, préparé le soir, il sera prêt dès le lendemain matin pour satisfaire votre soif et celle de vos invités.

C’est aussi l’occasion d’expérimenter de nouvelles recettes ou simplement de préparer un thé glacé nature comme nous le faisons chaque jour dans nos boutiques afin de vous donner l’occasion de goûter nos dernières créations. Si certains de mes collègues osent mélanger un Darjeeling avec un thé vert, ou bien un Pu Er et un Wulong, je suis plutôt conservateur et préfère n’utiliser qu’un seul thé, afin de d’apprécier pleinement son potentiel. C’est ainsi que j’ai redécouvert une famille que j’oublie parfois de savourer, celle des thés blancs. Ma révélation fut immédiate et sublime lorsque j’ai goûté le doux nectar obtenu à partir du thé blanc d’un de mes producteurs préférés, le Jingning Yin Zhen! Pureté, légèreté, finesse et désaltérant furent mes mots. Mon émotion est encore bien vive tant bien que je souhaite partager ma découverte avec vous en espérant aussi vous inspirer à varier vos infusions.

Osez, et faites-moi part de vos découvertes ! Je suis preneur de vos meilleures recettes ou simplement de vos coups de cœur.

Bon été!

Sébastien

Coups de cœur d’Hugo 2015

25 septembre 2015

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Bon, vu que je couvre deux pays, je me permets une petite folie avec une double sélection de trois thés, l’une pour Taiwan et  l’autre pour le Japon!

TAIWAN

Jin Shuan

Un cultivar très apprécié des taiwanais. Un thé de tous les jours, qui est très généreux et qui saura plaire aux amateurs de thés aux accents floraux.

Bai Hao M. Xu – Édition limitée

On me demande à l’occasion, quel est mon thé préféré? Difficile d’en choisir un, mais le Bai Hao est assurément dans mon top 5! J’aime particulièrement son équilibre en bouche et son effet agréable, stimulant le corps mais sans l’énerver. Il est de plus en plus difficile de s’en procurer car les amateurs Chinois en raffolent également, mais notre relation de plus de 10 ans avec M.Xu, nous a permis d’avoir accès à ce petit lot d’exception.

Dong Ding de la compétition de Luku 

L’accès à ces thés est unique en Amérique du Nord. Il faut en profiter! Il est idéal d’avoir un peu de connaissance des wulong pour apprécier la profondeur du Dong Ding mention spéciale #9 et du Dong Ding 1ère Classe. Assurément, tous les deux offrent un bel exemple de rondeur, d’harmonie et bonifient le corps d’une chaleur enveloppante.

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JAPON

Sencha Koshun bio

Le cultivar Koshun est présentement très apprécié au Japon car son infusion offre une finale florale qui rappelle les fleurs de cerisiers. Celui-ci provient de nos amis de la coopérative d’Isagawa, qui nous offre pour la première fois depuis plusieurs années un sencha Koshun digne de mention!

Kukicha

Sans aucun doute une valeur sûre pour se rafraîchir le gosier. Un thé « étanche-soif »  qui,  dans sa version 2015, nous offre une liqueur généreuse. Souvent moins connu que le sencha, le kukicha n’est pas à sous-estimer!

Gyokuro Okabe

Habituellement, les gyokuro issus des plantations de Shizuoka ont un goût qui tend vers les sencha… Pour la simple raison qu’ils utilisent le cultivar Yabukita et que l’ombrage est souvent sommaire. Mais pas cette fois-ci! Un pur délice que ce gyokuro Okabe, 100% cultivar Saemidori, couvert et traité avec soin.

Hugo

Coup de cœur par temps froid : Feng Huang Gou Tou

5 février 2015

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Quoi de mieux qu’un thé provenant d’un seul arbre vénérable et majestueux, nommé Tête de Chien (Gou Tou) et âgé de plus de 200 ans, pour marquer le temps d’un souvenir heureux! Les délicates torsades de ce wulong du Guangdong ont donc trouvé refuge dans une de mes théières yixing avant d’être soigneusement rincées afin de les préparer à libérer leur plein potentiel.

Le parfum s’en dégageant est riche et enivrant, à la hauteur de la promesse d’un thé de cette qualité, et embaume l’air de puissantes notes de fleurs blanches et de fruits exotiques. En bouche, l’expérience est sublime, couronnée par les qualités recherchées lors de la dégustation d’un grand thé. L’attaque est vibrante, annonçant avec force le caractère unique de ce thé complexe et raffiné. La liqueur est dense et gorgée des différentes saveurs, harmonieusement équilibrées : ni trop amères ou acides, profondément minérales et savamment adoucies par les accents sucrés et mielleux provenant d’une oxydation et d’une torréfaction justes et soignées. Ses accents végétaux de légumes verts et d’écorce côtoient gracieusement ses nuances plus aériennes évoquant le muguet, la groseille et les agrumes.

Impressionné par l’évolution de toutes ses sensations, la finale, ample et généreuse, me rappelle qu’il faut aussi gouter avec le corps entier et vivre les effets du thé au-delà de ceux prévus pour le nez et la bouche. Je prends quelques instants de recueillement, hors du temps, et me laisse bercer par cette délicieuse caresse intérieure, mémorable et en résonance avec mon besoin de lumière et de chaleur!

Sébastien

Surenchère des Bai Hao

26 novembre 2014

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Si la plupart de nos thés sont choisis lors des voyages, certains le sont après coup, lors du retour au bercail des quatre dégustateurs. C’est le cas des Bai Hao qui sont généralement produits un peu plus tard dans la saison, privant Hugo de les gouter et de les sélectionner sur place.

Grâce à ses multiples visites dans le Hsinchu, région de production de ces beautés orientales, des liens ont été tissés avec quelques producteurs, permettant de diversifier notre offre et surtout de mieux connaitre leur réalité quotidienne, tant au niveau de la production, de la transformation que de la mise en vente de ces thés énormément réclamés. C’est qu’effectivement l’expansion constante des marchés chinois et internationaux fait une pression de plus en plus forte sur les produits de luxe, dont le thé, et à l’image des thés blancs, noirs ou Pu Er qui connaissent un surcroit de popularité, les Bai Hao, avec leur élégance, sont victimes de leur succès. Ainsi, les artisans des ces thés fins voient leurs récoltes s’envoler rapidement et parfois même vendues avant leur production!

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Si jadis nous avions toujours eu le loisir de prendre le temps de choisir nos thés en goûtant paisiblement les échantillons minutieusement emballés puis envoyés à notre attention, la sélection ressemble aujourd’hui davantage à une course contre la montre. Il arrive parfois que celui que nous avions sélectionné se soit déjà volatilisé. Par prévoyance, nous travaillons aujourd’hui avec plusieurs sources, nous pourvoyant d’une meilleure gamme de thés à comparer, toujours dans le but de dénicher celui qui saura plaire et, surtout, à un prix raisonnable. Les Bai Hao, généralement transformés par petits lots, offrent malgré tout de minimes quantités pour la demande du marché qui dévore année après année ces crus avec surenchère. La loi du marché s’affirme aisément et l’inflation des prix guette les ambitieux dans leur quête de ces feuilles précieuses.

Cette année, nous vous invitons à découvrir deux lots de Bai Hao, un régulier et un gradé trois fleurs à la dernière compétition de Bai Hao, tous deux provenant de Mme Lin, une productrice qui produit de petites merveilles!

Un personnage inconnu

25 juin 2014

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12e voyage à Taiwan. 12e visite au stand à nouilles de Allan (les taiwanais adorent avoir un prénom en anglais) au centre du petit village de Luku. Mais qui est Allan?

En 2003, moi et Jasmin avions comme objectif de rencontrer des producteurs de Dong Ding, fameux wulong produit tout près du village de Luku. Après une journée infructueuse, nous avions décidé de jeter notre dévolu sur ce stand à nouilles, croisé durant la journée. Après quelques bières bien froides et un plat de nouilles aux crevettes, nous avions donné notre carte d’affaire au chef Allan qui nous interrogeait sur notre présence dans ce coin de Taiwan. Sur notre carte, en mandarin, on trouvait la mention: importateur de thé.

Au même moment, un homme s’arrête au stand pour attraper une part de nouilles. Allan s’exclame: “Hé! Ce monsieur est un bon producteur de thé”, lui refilant alors notre carte. Ainsi commença notre rencontre avec Chen Nen Yu, qui deviendra avec les années un grand ami et notre source sûre en Dong Ding et Shan Lin Xi.

Et pourquoi je vous raconte tout ça? C’est qu’après 12 ans, notre producteur favori de Taiwan, M. Nen Yu et son ami, M. Lin, responsable des compétitions de thé de Luku, seront nos invités à l’automne prochain lors de notre événement miXthé (détails cet été). Vous pourrez découvrir leur univers et poser des questions, en plus de déguster des thés exceptionnels.

Hugo et Allan

Tout ça à cause d’un plat de nouilles commandé il y a 12 ans !

Hugo

Des Wulong pour contrer l’hiver

9 janvier 2014

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Si la chaleur de l’été nous fait saliver à la vue des thés blancs et verts aux vertus rafraîchissantes, la froideur de l’hiver appelle naturellement le goût pour des thés offrant un certain réconfort. Des thés chauds et foncés aux arômes de bois, de noix grillées ou de fruits confits seront peut-être intuitivement ceux qui vous satisferont le plus. Wulong, thés noirs et Pu Er offrent alors un vaste choix de thés à découvrir! Voici donc quelques repères pour situer ces thés chaleureux parmi la famille peu connue des Wulong.

Tout comme la pomme coupée et laissée à l’air libre, l’oxydation que subissent les feuilles lors de leur transformation permet de développer leurs pigments plus foncés tout en modifiant leurs structures chimiques internes. Plusieurs centaines de molécules aromatiques différentes sont ainsi naturellement générées, créant une impressionnante gamme de parfums passant des notes florales et fruitées pour les thés moins oxydés aux nuances boisées et épicées pour les plus foncés.

Certains sont cuits ou torréfiés, accentuant ainsi leurs caractères sucrés de nuances mielleuses et pâtissières. Les cuissons permettent aussi de modifier les saveurs et textures des thés tout en prolongeant leur durée de vie. Voici l’occasion de risquer l’aventure d’un Wulong vieilli aux arômes de tabac à pipe, de céréales grillées ou de fruits secs, laissant de vieux souvenirs émerger!

Voici trois terroirs à découvrir illustrant la diversité de saveurs, de textures et d’arômes de cette belle famille de thés :

- Si l’Ile de Taiwan offre le raffinement des thés faiblement oxydés qui sont produits sur ses montagnes de renoms aux altitudes dépassant les 1000 mètres, les cuissons traditionnelles de Dong Ding ainsi que les Bai Hao et Gaba Cha, plus fortement oxydés, combleront vos papilles de riches saveurs sucrées de fruits exotiques et de fleurs opulentes. Les amateurs de thés vieillis y trouveront aussi leur compte avec une sélection originale de thés souples aux chaudes nuances d’écorce brulée, de terre noire ou de cacao.

- Les deux provinces du Guangdong et du Fujian rivalisent pour la qualité de leur Wulong torréfiés aux longues feuilles torsadées. Les monts Feng Huang (Guangdong), peuplés de vieux théiers et de cultivars variés aux noms de fleurs exotiques, présentent des thés vifs et aériens aux puissantes saveurs d’agrumes et de miel. Le Mi Lan Xiang est un incontournable à essayer au moins une fois dans sa vie! Les curieux pourront se laisser tenter par une de nos raretés issues de théiers uniques d’âge vénérable et offrant une profonde expérience gustative.

- Le Fujian quant à lui produit des thés généralement plus fortement torréfiés à partir de théiers juchés à flanc de montagne au cœur des célèbres monts Wuyi. Ces thés aux larges feuilles noircies développent des liqueurs amples, douces et minérales aux arômes maltés et boisés, nuancées d’accents de fruits mûrs et de noix. Osez essayer les thés de cette région en accords avec vos scotchs, fromages ou chocolats préférés afin d’agrémenter votre réconfort de plaisirs gastronomiques.

En vous souhaitant un chaleureux début d’année et une multitude d’occasions de partage de ce breuvage sublime qu’est le thé, à travers ses nombreuses facettes et pour notre plus grand plaisir!

Gaba Cha

21 novembre 2013

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Le Gaba Cha est un thé moderne. Créé initialement comme un produit de santé, son fascinant profil gustatif lui garantit une place de choix dans les catalogues de thés d’exception. Si les japonais, dont le Dr. Tsushima Tojiro et son équipe de la Station Expérimentale Nationale de Thé, sont à l’origine de sa technique de production développée vers la fin des années 1980, Taïwan est aujourd’hui devenu producteur et fournisseur mondial de Gaba Cha.

La fabrication se fait avec des feuilles fraîches de bonne qualité simplement mises sous vide dans des sacs hermétiques et laissées à une température d’au moins 40 ˚C pendant environ huit heures. Cette réaction sans oxygène peut aussi se faire en remplaçant le vide par de l’azote. Les feuilles sont ensuite retirées pour être exposées à l’air et être agitées pendant une période soigneusement mesurée de quelques minutes. Pour notre Gaba Cha, ce cycle est répété cinq fois avec de légères variations dans le temps d’exposition à l’air entre les passages sous vide. Cette réaction anaérobique développe le riche potentiel naturel d’acide gamma-aminobutyrique ou «GABA» à partir des composés chimiques contenus dans les feuilles.

GABAAcid gamma-aminobutyric ou ‘GABA’

Le GABA est un important acide aminé qui fonctionne en tant que neurotransmetteur dans le système nerveux central.

De façon populaire, boire le Gaba Cha a donc été associé à une longue liste de bienfaits pour la santé humaine et son bien-être allant, pour n’en citer que quelques uns, de la conservation de la mémoire à la perte de poids, de la détente et de la lutte contre la dépression à l’augmentation des performances sexuelles…

Comme dégustateur, le Gaba Cha est très étonnant. L’inhabituel procédé anaérobique utilisé crée un spectre unique de saveurs dévoilant certains aspects cachés de la chimie naturelle des feuilles de thé. L’infusion donne une profonde liqueur ambrée, corsée et adoucie par des nuances de pommes cuites et de grenadine. Les notes d’épices (cannelle, muscade) bonifient sa persistance fruitée et florale.

Des cuissons en attendant l’été !

13 mars 2013

Feuilles du Mucha Tie Guan Yin cuit 60 heures

L’hiver et sa froideur nous invitent parfois à choisir des thés qui auront un effet réconfortant. Les arômes boisés, grillés et épicés peuvent être recherchés pour combler notre manque de chaleur. C’est ainsi que nous cuisons régulièrement certains wulong en vue de leur donner un caractère légèrement caramélisé atténuant aussi leur aspect herbacé.

Cet en effet à l’aide d’un four électrique à convection que nous opérons ces changements, à l’image d’une tradition encore vivante en Chine et à Taiwan. En plus de modifier leur profil aromatique et de les adoucir, la cuisson des wulong peut aussi être effectuée en vue de les faire vieillir quelques années, voir même quelques décennies !

Pour tout amateur souhaitant varier sa sélection ou simplement pour déguster en accord avec un dessert, essayez notre nouveauté saisonnières, soit le Da Yu Lin cuit 16 heures. Certains peuvent même accompagner une dégustation de whisky, par exemple un scotch des iles avec le Ali Shan 1999 cuit au charbon.

 
 

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