Jasmin au pays des Pu Er

17 novembre 2011
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Je viens de compléter mon séjour à Hong Kong et après avoir rencontré plusieurs des grands acteurs dans le négoce du Pu Er à Hong Kong, tous arrivent à la même conclusion: la demande de la Chine continentale pour le vieux Pu Er entraîne autant les prix que la contrefaçon vers le haut. Les ventes n’ont jamais été aussi bonnes et le plus gros problème est la disponibilité des stocks. Principe d’économie de base, quand la demande dépasse l’offre, les prix augmentent.

Un exemple de cette folie: la fameuse galette 1988 Qing Bing Menghai 7542 de Vesper Chan, un des premiers à avoir privilégié la conservation sèche. En moins de deux ans, son prix est passé de 18 000HK$ à 35 000HK$. 35 000HK$ équivaut à plus ou moins 4500$ ! Malgré son prix élevé, M. Chan limite tout de même le nombre de galettes qu’un client peut acheter. Comment pensez-vous que les chinois réagissent à cette limitation ? Ils offrent de payer plus cher bien sûr !

Quand je pense que nous vendions il y a encore moins d’un an le 1974 Menghai 74342 en vrac à moins de 150$ le 50g et que tout le monde trouvait cela cher !

Je ne vous parle pas du prix de cette galette de 1900 !

Jasmin Desharnais