Le meilleur Long Jing de notre vie! – Thé de printemps 2011 (Chine)

3 mai 2011
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À chacun de mes voyages en Chine, je tente de percer encore un peu plus l’excellence des chinois dans le monde du thé.  Pour 2011, je cherchais à rencontrer des artisans spécialisés et reconnus dans la transformation du thé vert.  Après avoir fait le tour de mes contacts, M Liu du Tea Research Institute de Hangzhou m’a proposé d’aller visiter le premier prix du concours de transformation manuelle du thé Long Jing qui a lieu chaque année dans le village de Meijiawu. François étant à Hangzhou avec moi dans le cadre de l’encan de la Grande guignolé fut ravie par l’idée.  Nous avons donc, par un beau dimanche ensoleillé, bravé l’intense trafic de Hangzhou pour se rendre avec M. Liu chez M. Lu. (Distinguez bien les deux noms!)  Rien de mieux que de se faire présenter au gagnant par un des dégustateurs les plus expérimenté de Chine, car ne boit pas qui veut le thé ayant gagné ce concours!  Nous apprenons que M. Lu est la 6ième génération et que la transformation du Long Jing est une histoire de famille.  Pour faire un bon Long Jing, il faut être expert au niveau de la transformation mais aussi avoir une feuille de qualité.  La longue histoire de la famille de M. Lu lui permet d’avoir des jardins dans les meilleures parcelles de la région de Long Jing. Et bien, notre dégustation au verre à la chinoise n’a jamais été une expérience aussi agréable que cette journée là!  Un bon thé et non un beau thé, tout se passé en bouche.  Une complexité et une finesse enivrante qui nous permet de réaliser le superbe moment que nous sommes en train de vivre. Sur cet effet tout sourire M. Lu nous amène visiter ses jardins et on y découvre des parcelles avec des théiers de plus de 100ans.  La cueillette vient de terminer et des travailleurs s’affairent à tailler les théiers.  Prochaine récolte au printemps 2012.  Il n’y a bien sur pas d’autres cueillettes sur ces théiers que celle du printemps.

De retour chez M. Lu, nous sommes curieux de savoir si nous pourrons acheter de ce précieux nectar.  Je me lance et le demande.  M. Lu fait une grimace et je comprends que ma demande sera vaine jusqu’à ce que M. Liu prenne la parole.  À ma surprise, il défendra notre travail et notre démarche faisant comprendre à M. Lu que son thé sera entre bonne main!  Le discours de notre ami fonctionne et M. Lu accepte de nous vendre 100g!  Oui! Oui! 100g.  D’une production de seulement 12kg, le thé gagnant vaut près 2000$ le kg.  Nous vendrons donc quelques 10g.  Qui aura la chance de déguster ce thé?

Jasmin Desharnais